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mercredi 21 novembre 2012

Silver Oak Alexander Valley Cabernet Sauvignon 2003

Nom du vin : Silver Oak Alexander Valley Cabernet Sauvignon 2003
Cépage: Cabernet Sauvignon
Producteur: Silver Oak
Millésime: 2003
Région: Californie
Pays: États-Unis
Catégorie: Rouge
Alcool %: 14.0
Date de dégustation: 2008/11
Prix: 74.79$ CAN
Ce vin est disponible au Nouveau Brunswick.
Cup : 785214190753

La note d’appréciation Le Tire Bouchon : 94

Notes de dégustation: Ce printemps j'ai visité le vignoble de Silver Oak situé à Geyserville au nord de Sonoma County. Un endroit où l'on voudrait que le temps s'arrête tellement cet endroit est magnifique et magique. Le cabernet sauvignon y est roi et lorsque j'ai eu l'occasion de déguster à nouveau le millésime 2003 au festival de Moncton, j'étais au 7e ciel. Les gens avec qui j'ai discuté et qui avait pris la peine de goûter ce vin et celui des installations de Napa étaient aussi du même avis, c'est un coup de cœur.

Le 2003 est élégant avec sa robe rubis foncée et ses reflets violets. Un vin riche et expressif à souhait avec ses arômes de cerises noires et chocolat, de thé noir et gingembre.

En bouche une attaque séduisante avec une belle rondeur au palais ou la cerise et le sucre brun et des saveurs de caramel s'exhibent. Une longue finale qui restera gravée dans vos souvenirs de dégustation.

Selon certains avis, il pourrait se conserver jusqu'en 2025. Pour ma part j'ai un 2004 au cellier et je n'ai pas l'intention de me faire languir aussi longuement.

Accord mets et vins: Viandes rouges rôties ou grillées

lundi 1 octobre 2012

Pontet Canet : des vins dans le respect du terroir et de l'environnement


Classé cinquième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855, le Château Pontet Canet est situé dans l’appellation Pauillac. La propriété n'a connu que trois différentes familles de propriétaires durant toute son histoire soit les Pontet, les Cruze et les Tesseron.

C’est d’abord  Jean-François de Pontet, grand écuyer du roi devenu gouverneur du Médoc, qui rassemblera au début du 18e siècle, plusieurs parcelles de terres situées à Pauillac. Ses descendants y ajouteront par lasuite les vignobles mitoyens du lieu dit Canet.  La famille de Pontet est restée propriétaire jusqu'en 1865 et c’est elle qui va donc donner naissance à un des plus vastes domaines viticoles du Médoc.
Des bouteilles d'un 5e cru qui valent leur pesant d'or

Herman Cruse acquiert Pontet Canet donc 10 ans après que le fameux classement de 1855 intègre le vin à l’élite de la viticulture médocaine.  La famille Cruse était une riche famille de négociants bordelais. Ils possédaient plusieurs propriétés prestigieuses comme le château Rauzan-Ségla ou le château Giscours.  À la fin du 19e siècle, la famille Cruse modernise les installations et le processus de vinification et restera propriétaire du domaine jusqu'en 1975.   

Après 110 ans de règne sur la propriété, la famille Cruse vendra Pontet Canet à un autre négociant venu de Cognac, soit Guy Tesseron.  Ce sont d’ailleurs ses descendants, son fils Alfred et ses nièces Mélanie et Philippine, filles de Gérard Tesseron, qui possèdent le domaine.  Après plus de 37 ans de présence en Pauillac, la famille Tesseron a entièrement restructuré le vignoble au fils des années, de même que rénové l’outil technique et les bâtiments d’exploitation.  Nous avons eu la chance de partager un moment unique de dégustation avec Monsieur Alfred Tesseron qui s’est même prêté à une entrevue que je vous invite à visionner en suivant ce lien.

Au cœur de Pauillac l’expression du Cabernet sauvignon

Notre accueil à Pontet Canet diffère de la majorité des endroits que nous avons visités depuis le début de notre périple dans le Médoc.   Nous sommes conviés à monter à bord d’une voiturette de golf électrique qui nous permet de parcourir le vignoble et prendre connaissance des différentes caractéristiques de son relief, ses sols et ses différentes parcelles.  Cette gentille demoiselle va donc nous guider sous ce magnifique soleil du mois d’août à travers ces rangs de vignes qui s’alignent comme des soldats qui attendent la revue militaire par un supérieur.  Les terres du Château Pontet-Canet se situent au cœur de l’appellation Pauillac, au sud des vignobles de prestigieux voisins soit Mouton Rothschild et d’Armailhac. Le vignoble de Pontet-Canet fait plus de 80 hectares avec une forte présence de cabernet sauvignon (62%), un cépage signature des grands vins de Pauillac. Il est assemblé avec du merlot et du cabernet franc, et parfois du petit verdot en fonction des millésimes.

Quand le terroir est une passion

C’est Alfred Tesseron qui a insisté fortement pour y établir une sévère politique de gestion parcellaire. Grâce à cette vigilance exercée depuis des années, Pontet Canet s’est développé avec une philosophie affichée qui consiste d’intervenir le moins possible, mais le plus naturellement possible dans le vignoble en adoptant une approche biodynamique.  C’est ainsi que l’on en est venu à bannir tout désherbant chimique et favoriser la protection de l’environnement et l’intégrité de la vigne,  en pratiquant une gestion extrêmement rigoureuse.   Depuis quelques années, on a assisté à un retour du travail assisté par des chevaux dans le but de cultiver la vigne et éviter le compactage du sol.  C’est maintenant plus de 24 hectares du vignoble qui sont cultivés au cheval sans intervention de tracteur. Aux dires de son propriétaire qui caresse l’objectif d’étendre cette pratique à 100% du vignoble n’est pas pour le folklore pour favoriser un rapprochement à la nature et permettant aussi d’être encore plus conséquent envers le respect des ceps de vigne et du terroir.  D’ailleurs, il faut voir cet homme aux yeux bleus comme le ciel qui s’exprime avec un amour inconditionnel lorsqu’il parle de ce vignoble.  


La gravité : une ancienne tradition vinicole

Construit au XIXe siècle, un cuvier à étage permet de descendre la vendange dans les cuves de chêne, par gravité naturelle, sans pression ni pompage. Les extractions se font lentement, ce qui permet d’extraire seulement les meilleurs tanins. En s’inspirant de ce modèle exemplaire, Alfred Tesseron a fait construire sa version moderne en 2005.  On a donc mis en place un nouveau cuvier sur ce principe, dont chacune des 32 cuves tronconiques en béton pèsent 9 tonnes, et possède une capacité de 80 hectolitres chacune.  Phénomène assez visible dans le Médoc, il  y a de plus en plus de châteaux qui reviennent à cette pratique traditionnelle de l’utilisation de la gravité, afin de respecter le raisin et ses qualités optimales.  Les travaux de plus de 30 millions d’euros au Château Cos d’Estournel dans St-Estèphe constituent l’exemple le plus évident.
Les nouvelles cuves en béton depuis 2005

C’est n’est d’ailleurs pas un geste à l’aveuglette chez Pontet Canet, car ce projet a été  piloté par Alfred Tesseron de concert avec l’œnologue Michel Rolland, l’architecte Christophe Massie, et le régisseur du Château, Jean-Michel Comme qui ont contribué à cette réflexion et sa mise en œuvre.  

Bien que notre visite se soit déroulée en présence de notre guide, nous avons été rejoint par Monsieur Tesseron pour la dégustation au deuxième étage.   Avec une vue imprenable sur le vignoble nous avons dégusté le millésime 2011.  Monsieur Tesseron visiblement fier de ce vin, qui sera commercialisé seulement qu’à la fin de l’été 2013, décrivait ce millésime en rendant hommage à ceux qui ont rigoureusement besogné pour  obtenir ce résultat.  Tel un père fier de ses enfants, il avait des étincelles dans les yeux à chaque gorgé qu’il prenait. C’est ni plus ni moins une manifestation de l’amour du métier.  D’ailleurs ce succès est d’autant plus significatif car depuis 2010,  le château Pontet-Canet est le seul domaine parmi les grands crus classés du Médoc à être certifié agriculture bio, et par surcroit en agriculture biodynamique.

Après une telle fin de journée et une rencontre inoubliable avec un homme de terroir, nous quittons la région de Pauillac en préparation d’une journée plus tranquille avec deux châteaux au programme pour finir notre première semaine dans la région de Bordeaux.  Avis aux intéressés, je vous parle de Montrose et Beychevelle dans mes prochains reportages.

lundi 17 septembre 2012

Château Lascombes : au pays des vins les plus féminins du Médoc

Après avoir visité une centaine de vignobles au Canada et une cinquantaine en Californie, l’année 2012 était destinée à réaliser un grand rêve, soit de parcourir le vignoble bordelais en France.  Du 21 août au 4 septembre, moi et ma conjointe avons donc fait le tour de plus d’une vingtaine de châteaux dont plusieurs crus du Médoc et de Saint-Émilion.


Profitant de la présence de famille dans la région de Castelnau-de-Médoc et de la location d’une voiture, nous avons été en mesure de parcourir ce magnifique terroir en débutant nos visites par le
Château Lascombes au cœur de l’appellation Margaux.  

Situé sur les communes d’Arsac, Cantenac, Labarde, Margaux et Soussans, cette appellation prestigieuse est constituée de vingt-et-un châteaux, soit le plus grand nombre de crus classés du Médoc, en vertu du classement de 1855.  Nous aurons d’ailleurs visité six de ces châteaux durant notre séjour.  Château Lascombes figure à titre de second cru classé au sein de la commune de Margaux, qui abrite à elle seule neuf crus.  


La visite débute 
Dès 10 heures le matin la responsable des visites, Anaïs Lafourcade nous dirige vers le vignoble afin de nous faire prendre connaissance des particularités de ce sol qui permet aux vins de Margaux de recevoir cette signature qui caractérise les vins de l’appellation, comme étant les plus féminins du Médoc au niveau gustatif.

La propriété de Lascombes figure parmi les plus vastes de l’appellation avec 118 hectares en Margaux, ce qui représente 12% de l’appellation, soit la plus vaste de celle-ci   Ce château ayant conservé le nom de son premier propriétaire, Antoine de Lascombes né en 1625, celui-ci est passé entre plusieurs mains au fil des siècles. En 2001 le groupe américain Colony Capital rachète le domaine des mains du brasseur anglais Bass-Charrington qui l’avait acheté d’Alexis Lichine en 1971.



À partir de ce moment, un vaste programme d’améliorations est entamé.  De plus l’œnologue Michel Rolland va agir à titre de consultant dans ce renouveau visé par l’arrivée des nouveaux propriétaires.  D’ailleurs encore aujourd’hui, il visite le domaine de 6 à 7 fois par année, notamment pour l’assemblage et le dévoilement des primeurs.


En 2001 également, Dominique Befve obtient alors le poste de Directeur général, afin de permettre au château de retrouver ses lettres de noblesse et retrouver l’âme et le prestige de son rang de second cru classé.  Une étude pédologique va conduire à quelques modifications du vignoble, alors que 12 hectares de cabernet sauvignon seront arrachées et du merlot y sera planté à sa place.  L’encépagement de Lascombes est constitué de 50% de Merlot, 45% de Cabernet sauvignon et 5% de Petit verdot. Cette  domination peu commune du Merlot est d’ailleurs plutôt rare dans le Médoc. On a également fait l’expérience d’y cultiver un peu de Cabernet franc depuis 2011, et que l’on pourra récolter dans 5 ans.  


2012 un millésime pas facile
Sous ce soleil radieux de ce mercredi, notre guide porte notre attention sur les raisins. D’après notre guide, le millésime 2012 n’est pas encore joué,  mais les rendements devraient être moindres avec la présence de coulure (ce qui empêche la fécondation des fleurs et donc la mise à fruits) due principalement à un mois de juin 2012 maussade et froid durant la floraison.  Il faudra donc une fois de plus mettre à profit l’expertise des artisans du château, pour tirer le meilleur de la récolte dont les vendanges se feront un peu plus tard en saison soit vers la fin septembre, début octobre.


Les installations techniques
Nous nous dirigeons ensuite vers le cuvier et la réception des raisins.  Il faut préciser que les vendanges sont effectuées manuellement et récoltées en cagettes de 10 kg avec double tri.  Après macération à froid, la vinification est effectuée en cuves inox et en bois, le tout thermorégulé pendant 30 à 40 jours.  Après une fermentation malolactique, le vin est ensuite élevé sur lies pendant 4 mois.  Pour alléger cette tâche et enrayer les risques d’oxydation, les barriques sont disposées sur des supports (des tins) OXOline qui permettent leur rotation régulière pour garder les lies en suspension. Ce permet d’obtenir plus de matière et une texture plus grasse dans le vin. Après l’étape de l’élevage sur lies, on procède à l’assemblage par gravité.

Le grand vin de Château Lascombes ainsi que le second vin, le Chevalier de Lascombes, sont élevés en barriques française pendant dix-huit à vingt mois. Le domaine s’assure de la qualité de ses fûts de chêne en s’assurant les services de près de 8 tonneliers différents avec un niveau de chauffe moyenne.
Dès notre entrée dans le chai, l’éclairage de cette lumière bleuté digne d’une boîte de nuit, apporte d’ailleurs un regard quasiment ésotérique sur ces belles barriques qui servent présentement au vieillissement des cuvées du 2011.  La mise en bouteille aura lieu seulement en 2013.


2011 : millésime sous-estimé
Après avoir vu toutes les facettes techniques menant à l’élevage du vin de ce château, nous sommes invité ensuite à nous diriger vers la salle de dégustation pour une dégustation des produits de Lascombes.  Une première pour moi et ma conjointe alors que nous avons l’opportunité de goûter individuellement les cépages du 2011 en provenance des barriques.    Le Merlot, le Cabernet sauvignon et le Petit Verdot se retrouvent un à un dans des verres distinct avant d’avoir droit au produit assemblé.  Avec étonnement, nous nous retrouvons en présence d’un 2011 bien mieux qu’en avait dépeint la presse spécialisée.  Moins de rendement que les exceptionnels 2009 et 2010, mais un beau potentiel d’un millésime technique.  Durant nos différentes visites dans le Médoc nous aurons la chance de goûter à plusieurs de ces 2011 et le même constat viendra se confirmer sur nos papilles.

Vin féminin mais pas moumoune 
Les vins de l’appellation Margaux se distinguent par la typicité de leur finesse ce qui lui confère le titre des vins les plus féminins du Médoc.  Attention cependant,  on ne parle pas d’un vin moumoune, car on est en présence d’un produit de longue garde, puissant, tannique, mais aussi appuyé par l’élégance et la finesse de ce terroir exceptionnel.   La production annuelle moyenne du Château Lascombes est de 300 000 bouteilles.

Voilà nous avons brisé la glace pour cette série de textes et de reportages traitant de nos visites dans Bordeaux.Notre prochain rendez-vous nous amènera à 25 kilomètres plus au nord de Margaux, alors que nous vous présenterons le Château Cos d’Estournel.


Pour acheter du Château Lascombes au Canada:

À la SAQ:  cliquez sur ce lien 
À la LCBO: cliquez sur ce lien


 

mardi 26 juin 2012

Dégustation: Sébastiani Cabernet sauvignon Sonoma County 2004

Nom du vin : Sébastiani Cabernet sauvignon Sonoma County 2004

Cépage: Cabernet Sauvignon
Producteur: Sebastiani winery
Millésime: 2004
Région: Sonoma, Californie
Pays: États-Unis
Catégorie: Rouge
Alcool %: 13.5
Date de dégustation: 2008/06 Prix: 30.54$ CAN
Ce vin est disponible au Canada - Nouveau Brunswick.

La note du Tire Bouchon : 91

Notes de dégustation: Un cab sauvignon plaisir avec une fabrication soignée qui mélange le fût de chêne hongrois, américain et français. On utilise en faible quantité de la Petite Syrah, Merlot, Cabernet Franc et Syrah. Les tannins sont veloutés et son goût devient encore plus complexe en vieillissant avec ses touches de chocolat et même de cuir.
Le coconut et les mures caractérisent ce beau rouge ainsi que des notes un peu animal avec le cuir au second nez.

Famille d'arômes : balsamique, épicé, fruitées, vanille, fruits noirs

Accord mets et vins: Viandes rouge, rôti de bœuf.

mercredi 25 avril 2012

Deux nouveaux vins de Bodegas Torres au Nouveau-Brunswick


La maison Torres jouit d’une très bonne réputation au niveau mondial.  Le  domaine familial de Bodegas Torres a été fondée en 1870 en Espagne par Jaime Torres.  Situé  à Pacs del Penedès, à proximité de Vilafranca del Penedès, le siège social est localisé près des vignobles les plus vastes de l'appellation du Penedés.  Toutefois les Bodegas Torres possèdent des vignobles dans d’autres appellation dont Conca de Barberà, Toro , Jumilla, Ribera del Duero, Priorat et plus récemment en Rioja.  Torres est le premier producteur espagnol de vins de dénomination d’origine et la maison exporte dans plus de 140 pays. Plus encore des installations sont aussi présentes dans la vallée centrale du Chili et en Californie où, en 1986, Marimar Torres a fondé Marimar Estate.

Quelques vins de cette maison sont très bien connus par les consommateurs du Nouveau-Brunswick avec notamment Le Celeste, le Torres Coronas et le Sangre de Toro qui ont été commenté dans l’un ou l’autre de mes guides (Griffin 2010 ou Griffin 2012).  Cependant il y a eu d’autres additions dans le répertoire d’Alcool Nouveau-Brunswick alors que nous avons vu apparaître le Torres Ibericos à 18.99$ à la fin 2011.

Deux autres produits viennent également de s’ajouter dans la gamme Torres d’Espagne alors que le Torres Gran Coronas dominé par le cabernet sauvignon auquel on a associé un peu de tempranillo est vendu à 23.29$.  Ce vin déjà connu par les consommateurs québécois (vendu pour près de 3 dollars de moins chez eux)  a fait bonne impression auprès d’experts au profit du magazine Cellier, lors d’une dégustation à l’aveugle de plusieurs vins dominés par du Cabernet Sauvignon.  Ce vin d’appellation Penedès dans la région de la Catalogne est costaud avec ses 14% d’alcool mais son fruit généreux compense avec charme.  Il exhibe une robe d’un rubis intense avec des parfums de prune, tabac et même de thé qui s’expriment au nez avec une touche de vanille et légèrement empyreumatique.  La bouche soutenue par des tanins charnus laisse également envouter le palais des flaveurs décelées à l’olfaction.  Un agréable rouge propice à un vieillissement de 6 à 7 ans suivant le millésime et dont la finale est particulièrement persistante.    Pour l’amateur de viandes rouges, c’est un compagnon de table qui fera belle figure auprès d’une belle pièce de bœuf grillé ou avec de l’agneau rôti.

Finalement un autre produit est à mentionné suite à son arrivée dans la province soit le Infinite Catalunya  Torres, un vin élaboré de  85% de tempranillo et 15% cabernet sauvignon. Le millésime  2010 est d’ailleurs pourvu d’une belle structure avec son intensité moyenne caractérisée par des fruits noirs et des tanins plutôt soyeux.  Un vin sec d’une couleur rubis profonde aux reflets violacés.   Les cerises, les prunes et les notes épicées marquée par un parfum de cèdre viennent fignoler sa trame aromatique.  Un autre candidat pour les repas de viandes grillées.  Ce vin catalan est aussi très abordable avec un prix sous la barre des 15 dollars soit 14.29$.

Voilà donc deux belles bouteilles à savourer en attendant le soleil de l’été!

lundi 27 février 2012

Ne pleure pas pour moi Argentine!

Vous avez probablement vu le film Evita joué par Madonna dans cette réalisation cinématographique en 1996 qui a popularisé la chanson Dont cry for me Argentina. Evita Peron, cette femme qui est devenue une figure dominante de la scène politique par le soutien qu’elle a apportée à son mari le colonel Juan Peron a surtout été reconnue pour avoir favorisé la solidarité avec les classes les plus défavorisées. Les sans-chemises (descamisados) auront été le fondement de son appui envers son mari qu’elle aida à porter au pouvoir en 1946. Evita prit un rôle considérable dans le gouvernement de l’Argentine. Elle crée la Fondation Eva Perón dont le rôle est d'assister les pauvres. Elle est décédée à l’âge de 33 ans à cause d’un cancer de l’utérus.


Bref une histoire à pleurer....


Aujourd’hui moi je vous apporte des nouvelles réjouissantes en présentant un vin humble à l’image de ces argentins peu fortunés de l’époque. L’une des plus vieilles maisons d’Argentine est à l’origine de ce petit vin aux belles caractéristiques et à un prix près du peuple! Bodega Etchart fût fondée en 1850 par des immigrants d’origine basque en 1850. Aujourd’hui ses vignobles dans la région de Salta du Nord de l’Argentine sont situés sur un haut plateau à plus de 1700 mètres d’altitude.


En passant par le Québec le week end dernier j’ai sauté sur l’occasion à la succursale de la SAQ à Pointe-à-la-Croix pour essayer en dégustation un cabernet-sauvignon 2005 de cette maison réputée de l’Argentine, et qui a bonne réputation auprès du chroniqueur québecois Michel Phaneuf.


Ce vin à la robe rubis avec de légers reflets violacés est à découvrir avec son goût qui est puissant et charnu en bouche. Le nez se révèle avec des notes de poivron vert et de fruits

compotés. Il a un potentiel de garde de 5 à 6 ans. Ce micro climat particulier pour l’altitude permet à Etchart de produire des vins envoûtants avec des arômes intenses et un bel équilibre. Ce rouge a été élaboré avec des raisins cabernet sauvignon, un peu de malbec et vinifié de façon traditionnelle.


Les winemakers de cette maison Mariano Bustos et Victor Antonio Marcantoni ont la touche pour produire des vins de grande qualité à petit prix. On retrouve au Nouveau-Brunswick un merlot Rio de Plata à moins de 10 dollars et un chardonnay à 10.31$. Néanmoins si vous avez la chance essayez son cab, c’est l’une de mes découvertes de l’heure en rouge.

Pour ce qui est de l’accord des mets avec ce vin, les viandes grillés avec sauces épicées pourront accompagner ce vin. Les pâtes avec sauces à la viande et les vieux fromages feront aussi bon ménage.