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mercredi 19 décembre 2012

Arbois Pupillin, Savagnin Domaine Pierre Overnoy 2000. Chinon Les Picasses 1985, Olga Raffault

Après avoir beaucoup entendu parler du domaine Pierre Overnoy, j'ai officiellement goûté un vin de ce domaine lors de mon passage au Grapiot à Pupillin. Ce restaurant est une vraie merveille. Les prix y sont aussi impeccables que le service et les plats sont bien travaillés... le tout à un prix relativement dérisoire (moins de 20€ le plat). Mais j'y vais surtout pour la carte des vins dont les coefficients sont ridiculement bas (Les Chalasses 2007 de Ganevat était à 30 euros). 

  • Le Chardonnay 2008 du domaine Pierre Overnoy (ouillé) bu cet été m'avait paru au premier abord totalement incompréhensible. C'était juste un jus acidulé, fluide, totalement fermé aussi bien au nez qu'en bouche. Déception. 1h30 de carafe et le vin commençait à s'exprimer.. Jamais je n'avais vu un vin évoluer autant à l'aération. C'était d'une géniale finesse et le tout s'ouvrait petit à petit sur de délicats arômes noisettés d'une grande précision... suivi d'un vrai feu d'artifice de saveurs. 17.5/20


Un petit mot sur ce domaine : Pierre Overnoy est une sorte de pape du vin naturel qui a désormais laissé sa place à Emmanuel Houillon. Le domaine n'ajoute pas de soufre, n'utilise pas de désherbant chimique, ne filtre pas ses vins...

Il y a quelques jours j'ai donc ouvert pour l'anniversaire de mon amie une bouteille de...

  • Pierre Overnoy, Savagnin 2000, Arbois Pupillin (ouillé)
Le vin a été carafé 8h. Il en avait besoin. La robe est trouble. Peu attrayante. À vrai dire, ce n'est pas le genre de vin que l'on pourrait servir à n'importe qui. Il faudrait bien préciser auparavant : "C'est un vin naturel... travaillé de façon un peu différente de ce que l'on boit tout les jours...".

Miam.. des lies en suspension ou une sorte de dépot?
Cire jaune = Savagnin!

Le nez est curieux. Il évoque le cognac, le caramel, le coing, la prune, la pêche et toutes sortes de fruits cuits. 
En bouche, le vin possède un gras hors normes, d'une texture presque huileuse... heureusement, cela précède une longue (très longue...) finale épicée. Servi à 18 , le vin a besoin de se rafraîchir un peu pour devenir plus digeste. 

C'est un excellent vin pour amateurs avertis, qui ne laissera personne indifférent. En ce qui me concerne, j'avais préféré la pureté du Chardonnay 2008. Prix caviste : 36 euros. 

16.5/20
on dirait du cidre!





Nous continuons ce dîner avec un vieux Chinon.

  • Chinon Les Picasses 1985, domaine Olga Raffault, Cabernet Franc


La robe est jeune pour un vin de cet âge (26 ans!).
Nez de feuilles mortes, de sous bois, légumes d'hiver en tout genre... soupe de légume si l'on veut! Un peu de champignons et un côté viandé. Il n'y a plus tellement de fruit au nez. Les arômes évolués dominent. 
Les tanins sont complètement fondus, c'est un régal, et la finale est longue et nette. Prix : 26 euros.

17/20. 


vendredi 7 décembre 2012

Florine 2009, Côtes du Jura, Jean-François Ganevat

Jean-François Ganevat fait partie de l'élite des vignerons du Jura. Pour avoir bu 4 cuvées différentes de ce domaine ces deux dernières années, je n'ai jamais été déçu. C'est toujours un superbe moment. Je regrette seulement que les vins de ce domaine soient désormais introuvables. Lorsque j'étais dans le jura cet été, les cavistes avaient été déjà dévalisé.

Ce Chardonnay Ouillé 2009, tout jeune donc, est l'une de ses entrées de gamme... mais ça vole déjà très haut.

  • Chardonnay Ouillé Côtes du Jura 2009 cuvée Florine




La robe est d'un or soutenu magnifique. Le nez est complexe et très élégant. Derrière un premier nez beurré nous retrouvons des arômes floraux, de crème citronnée, de noisette et de pomme chaude. En bouche, l'attaque est ample et généreuse, mais une fine acidité nous suit jusqu'en finale pour que le vin trouve son équilibre. C'est vraiment très bon. Prix : 19 euros chez un caviste.



Quelques indications techniques

mercredi 21 novembre 2012

Un vin du jura... Savagnin 2007 du domaine Montbourgeau!

Connaissez-vous les vins du Jura? Ce Savagnin 2007 L'étoile du domaine de Montbourgeau n'est clairement pas un savagnin ouillé! Avec ses arômes "jaune" soft, c'est à dire curry et noix (sans la puissance aromatique des vins jaunes), on sait que l'on a à faire à un vin de type oxydatif, et on en déduit rapidement le Jura!

La bouche est très élégante, beaucoup de finesse, rien de trop imposant. Un savagnin tout en subtilité. La finale est longue avec une acidité rafraîchissante. 16/20. Prix : 15 euros.


Ce vin a naturellement accompagné un filet de poulet sauce curry. La fraîcheur du vin contrebalançait le coté épicé du curry - tout en prolongeant ses arômes.

mardi 23 octobre 2012

Domaine de la Tournelle (Arbois)

Formule jurassienne originale, la dégustation au domaine se fait au café de la Tournelle! Dans une ambiance très conviviale, les guests de passage se voient servir les différents vins du domaine. Ce jour là c'est Pascal en personne qui est au commande. On ne compte plus le nombre de bouteilles ouvertes.

Je me suis limité aux blancs secs de ce superbe domaine en biodynamie. Prix TTC départ domaine.

1. Arbois Chardonnay Terres de Gryphées 2012- 9,20€
Sur un terroir assez lourd composé d'argiles et de marnes grises, ce vin offre une superbe tension avec de fines notes citronnées. Un vin qui se gardera bien et qui claque de pureté comme je les aime. Bien
2. Arbois Chardonnay Les Corvées sous Curon 2006 - 11,70€
Terroir magique composé de calcaires du lias. 1er nez sur une légère volatile dynamique qui s'affine à l'aération. La bouche est paradoxalement moins en place que pour le vin précédent et offre une étrange sensation de gras. A oublier en cave quelques années. Moyen +

3. Arbois Fleur de Savagnin 2008 - 12,60€
Vin ouillé qui à ce stade ce rapproche des Terres de Gryphées avec une bouche tout en tension minérale à la finale salinissime. Bien +


4. Arbois Fleur de Savagnin 2001
La comparaison n'est pas flatteuse pour le 2001. Réduction au nez et bouche fatiguée. Je n'y retrouve plus la tension du 2008. Bof
5. Arbois Savagnin de Voile 2006 - 14,50€
Non ouillé. Un 1er nez sur la pomme verte et le jus de citron qui nous fait saliver. Evolution sur la minéralité (cailloux). Bouche en contraste avec le nez avec les notes classiques d'oxydation (noix) et une acidité en retrait. Belle équilibre global et fera merveille sur un comté 24 mois. Bien

6. Arbois Vin Jaune 2003 - 35€
Nez de "jaune". Bouche offrant une belle longueur mêlant noix, notes salines et épicées (poivre). Finale sur les épices, voire un peu chaude (millésime). Bien-

7. Crémant du Jura Brut de Brut - 7,50€
Dommage que ce crémant soit légèrement dosé. Je l'aurai préféré en sec de chez sec. Mais bon rapport qualité/prix. Moyen+

Conclusion: un domaine à découvrir d'urgence pour ceux qui ne le connaissent pas encore. Le travail des sols et la persévérance dans les pratiques biodynamistes le fera sans aucun doute progresser toujours plus loin.

Domaine de la Tournelle
Evelyne et Pascal Clairet
5, Petite Place
39600 ARBOIS
Tél. 03 84 66 25 76
Fax 03 84 66 27 15
www.domainedelatournelle.com

jeudi 11 octobre 2012

Articles et vins populaires du trimestre

L’automne a commencé à s’installer et nous regrettons déjà le superbe été que nous avons connu au Québec. Réchauffons-nous le cœur en relisant nos articles les plus appréciés durant cette belle période.

Jura : Le magicien du Savagnin – Vous avez adoré le compte-rendu du voyage dans le Jura de notre merveilleuse sommelière, Hélène Dion.

Decantus Allegro : nouvel aérateur de vin au format bec verseur – Le lancement du dernier né de nos aérateurs de vin a généré beaucoup d’intérêt.

Plongée dans le viognier – La découverte de ce cépage particulièrement aromatique en a intrigué plusieurs.

Argentine, terre de vins d’altitude – Les vins argentins sont encore peu connus au Québec, pourtant il y en a d’excellents.

Vins blancs pour fin d’été – Ces suggestions de vins blancs d’apéro ont eu tout un succès !

Été, vins frais et cubes de glace inox : tout va très bien ! – Nos cubes de glace inox sont super pour refroidir rapidement une coupe de vin.

Nous vous avons proposé de nombreux vins durant la même période, voici ceux pour lesquels vous avez le plus cliqué, avec entre parenthèses le lien vers l’article qui le mentionnait.

Jean Bourdy Côtes du Jura 2007 (Jura : Le magicien du Savagnin)


Sauvignon blanc Dom. Tariquet vin de pays Côtes de Gascogne 2011 (Vins blancs pour fin d’été)

Malbec Catena Mendoza 2010 (Argentine, terre de vins d’altitude)

Zenato San Benedetto Lugana 2010 (Vins blancs pour fin d’été)

Château Vieux Coutelin Saint-Estèphe 2009 (Fêter les vins de Bordeaux chez soi, pourquoi pas?)

À votre santé !


Club Vinearius

mardi 9 octobre 2012

Emotions minérales

Jean-Luc Lanoix a réuni 8 grands blancs pour nous aider à toucher du bout du palais la notion de minéralité. Malgré un rhume carabiné, je suis allé à la rencontre de ces grandes dames encore toute jeunes qui inspirent respect et méditation en cette soirée automnale...

  1. Bourgogne (blanc) 2008 - Domaine Michel Bouzereau (16€)
    A l'aveugle ce vin me fait penser à un savagnin ouillé. Certes, le boisé n'est pas encore fondu mais la bouche offre de beaux amers, du gras et une finale avec une belle tension et un zest d'agrumes. Dommage que la minéralité soit cachée sous le boisé de l'élevage. Moyen+

  2. Jura "Sursis" 2008 - Domaine Stéphane Tissot (22€)
    Une nouvelle cuvée du domaine car ces vignes de Chardonnay sont entourées de savagnin ultra majoritaire. 1er nez légèrement lacté voire crémeux mais des notes de cailloux prennent vite le dessus. En bouche on gagne en longueur, en volume. Des notes de pommes et poires blettes qui glissent sur une finale saline à souhait. Un vin austère comme je les aimes. Bien

  3. Riesling Grand Cru Kastelberg 2007 - Domaine Rémy Gresser (23€)
    Le nez qui commence à "pétroler" nous dévoile d'emblée la région et le cépage. En bouche, je suis gêné par les sucres résiduels (au moins 10 g/l?) qui confère à ce vin un surplus de richesse qui n'est pas soutenue par une trame acide suffisante. La finale est tannique et l'impression d'un vin ramassé, recroquevilé demeure. A garder. Moyen+

  4. Riesling Grand Cru Muenchberg 2008 - Domaine André Ostertag (26€)
    J'avoue que j'ai assez mal goûté ce vin ce soir. Le rhume n'aide pas à percevoir toute la classe du couple terroir-vigneron. Après une première bouteille légèrement liégieuse, un 2ème flacon est ouverte et servie à température ambiante (18 degrés). Le (ou mon) nez est globalement fermé à double tour, mais la bouche me titille par sa structure en paliers qui voudrait se dévoiler tout en longueur mais qui à ce stade est assez serrée. La finale sur des amers classes et des notes réglissées est de bonne augure. Ce vin est à garder absolument quelques années. Bien


  5. Meursault 1er Cru Perrières 2008 - Domaine Michel Bouzereau (65€)
    Le nez est encore marqué par le passage dans le bois mais offre une belle complexité. La bouche est un modèle des grands bourgognes: rectitude, ping-pong de gras et de salinité purissime. Finale mentholée. Là encore, le vin est un peu compact, resserré sur lui même mais on sent que tout est là pour en faire un grand vin "à frisson" dans quelques années. La grande classe. Très Bien.

  6. Pinot Gris A360P 2008 - Domaine André Ostertag (40€)
    Parcelle mythique située sur GC Muenchberg et longtemps recalé aux dégustations d'agréments pour manque de typicité du cépage (sans commentaires). Un nez lacté et caramel qui se complexifie à l'aération. La bouche est riche (25 g/l de S.R.?) mais sphérique à en donner le tournis. Quelle allonge dans ce vin. A garder et à boire avec un ris de veau truffé, tout simplement! Très Bien

  7. Pessac-Léognan (blanc) 2004 - Domaine Chevalier (60€)
    Quelle complexité aromatique: fruits exotiques (ananas), notes racées, sous-bois. La bouche marque une petite marque d'évolution à mon sens, mais le relais salin nous emporte si loin que l'on en oublie le reste. Je le vois bien sur un poisson noble à chair ferme (turbot, bar) cuit tout simplement sur sa peau croustillante. Ou pourquoi pas avec un homard! Bien+

  8. Bienvenues Batard Montrachet 2004 - Domaine Anne-Claude Leflaive (200€)
    Ze star de la soirée (je suis choqué par son prix). Nez empyreumatique envoûtant et pure. Un bouquet de végétal noble s'ajoute à l'ensemble. Toucher de bouche très classe avec un subtil mélange d'austérité et de mystère avec quelques tannins. Quelle longueur tout en salinité minérale. C'est très beau mais à ce prix... Très Bien

Conclusion: Un monde infini que celui des grands blancs. Plus on en boit, plus on a envie d'y regoûter. Comme si ces vibrations minérales étaient "addictives". Et cocorico, l'Alsace peut vraiment être au top et toujours à des prix raisonnables.

(c) Daniel L. pour les photos

mercredi 26 septembre 2012

Jura : Le magicien du Savagnin

J’écris ces lignes en France, dans le train qui me ramène d’un séjour au Domaine de la Pinte, dans le Jura. J’ai eu la chance d’y cueillir les raisins pour le Crémant, de participer à quelques soutirages, débourbages, lavages de cuves et bien sûr à des dégustations inoubliables. J’apporte avec moi une boîte pleine de souvenirs associés à Bruno Ciofi, propriétaire du domaine et magicien du Savagnin.

Le cépage Savagnin, anciennement appelé Naturé, est un véritable vecteur d’arômes : curry, noix, plus une intrigante molécule aromatique, le sotolon. Incomparable, il tire sa puissance du terroir de marnes qui caractérise la région. Il produit des vins si fins, si complexes, si puissants, que l’on se demande pourquoi les vins du Jura ne sont pas reconnus parmi les plus grands.

Le Savagnin
Le vin de Savagnin peut être assemblé avec le Chardonnay, on l’appelle ainsi « Tradition », ou seul, on le nomme alors « Floral ». Il peut être « ouillé » (le fût est rempli au fur et à mesure que le vin s’évapore naturellement, pour éviter tout contact avec l’air et empêcher l’oxydation) ou encore « oxydatif », une méthode qui amplifie son caractère sotolon.

La Pinte
À La Pinte, Bruno Ciofi élabore ses différents Savagnins avec une attention particulière. Minutieux, attentif, il goûte, sélectionne, élève ses vins pour en tirer le meilleur de chaque millésime. Magnifiques, puissants et fins à la fois, ses vins font voyager. C’est du solide, croyez-moi ! Le Savagnin 2005 nous a fait plaisir trois jours durant, se complexifiant toujours plus sans la moindre envie de s’éteindre.

Proposition indécente
Joignez le plaisir d’un Savagnin du Domaine de La Pinte à un fromage Comté, écoutez la musique de Jean Ferrat et voyagez dans le Jura les yeux fermés.

Hélène Dion, sommelière conseil


Vins à découvrir :

En importation privée
Domaine de La Pinte : disponible par l’Agence Raisonnance.

En succursale SAQ

Domaine de la Renardière - Jurassique - Arbois-Pupillin 2011
Code SAQ : 11472628

Prix : 21,35$

Jean Bourdy Côtes du Jura 2007
Code SAQ : 11195747

Prix : 21,85 $

dimanche 13 mai 2012

Dix vins... "divins"

Le programme a tenu toutes ses promesses. Jean-Luc Lanoix de Vins & Terroirs à Haguenau s'est proposé de partager avec ses clients ses dix coups de coeur du moment. Photo à un instant "t" de ce qui compte pour lui dans le vin.

Des vins qui ont tous une personnalité forte. Des vins à l'émotion minérale et l'énergie vibratoire authentiques. Pas facile de se mettre ainsi à nu et de dévoiler la part intime de sa manière de déguster.

5 blancs, 5 rouges: le bal peut commencer...

  1. Montlouis-sur-Loire "Les Bournais" 2008 François Chidaine - 19.50€
    100% chenin. Le nez met un peu de temps à s'ouvrir. Les agrumes et fruits blancs apparaissent peu à peu. L'attaque en bouche est large et puissante mais elle laisse vite place à une trame rectiligne d'acidité mûre. On retrouve les notes citronnées du nez et une pointe de salinité. Tout ceci nous fait saliver longtemps en fin de bouche. Quelle longueur. Très Bien

  2. Arbois "Les Graviers" 2008 Stéphane Tissot - 21.50€
    100% Chardonnay. Ah le Jura, moi j'aime! Nez envoûtant sur des notes empyreumatiques très marquées et un cocktail grillé+beurré des plus fins. La minéralité du nez se retrouve "big time" en bouche avec une finale sur de superbes amers. Pour amateur de sensation minérale jurassique. Très Bien

  3. Riesling Grand Cru Muenchberg 2008 André Ostertag - 34€
    (sol marno-gréseux)
    Très beau nez qui pétrole tout en finesse. Le vin se complexifie à l'aération avec des notes de menthol. En bouche superbes notes d'agrumes qui étirent le vin. Finale légèrement tannique. Un vin qui se goûte déjà à merveille mais qu'il faudra garder une dizaine d'année pour qu'il se développe toutes ses facettes. L'Alsace au top. Très Bien

  4. Riesling Grand Cru Hengst "Samain" 2008 Josmeyer - 42.50€
    (sol marno-calcaire)
    1er nez assez fermé. Il faut lui laisser du temps dans le verre pour qu'il s'ouvre sur des agrumes et fruits exotiques. La bouche offre un toucher "calcaire" d'anthologie tout en finesse. Un modèle de rectitude. Les marnes offrent puissance et des tanins des plus envoûtants. Une longueur phénoménale. Les 6 g/l de sucres résiduels sont parfaitement intégrés. Un monument, une fierté pour le rayonnement international des grands blancs d'Alsace. Très Bien+

  5. Puligny-Montrachet 1er cru Les Folatières 2007 Anne-Claude Leflaive - 100€
    C'est le genre de nez qui me fait frissonner d'entrée de jeu. Pas le temps de réfléchir, l'émotion vous envahit. Un nez envoûtant sur des notes beurrées et grillées de la plus belle facture. La bouche est à l'opposé du vin précédent: elle est sphérique et construite toute en largeur. Finale anisée originale. A ce stade, le vin ne dévoile cependant pas toute sa longueur et semble moins élancé que le précédent. A l'aveugle, je pensais être sur un millésime plus ancien (comme 2004 avec une légère pointe d'oxydation). A garder. Très Bien

  6. Coteaux du Languedoc "Les Cocalières" 2008 Domaine d'Aupilhac - 16.50€
    (30% grenache, 30% mourvèdre, 40% syrah)
    Après cette série de 5 blancs mythiques, la transition vers les rouges est difficile. Et ce vin en fera les frais. Le nez me semble monolithique sur des notes de cassis avec une pointe de matériel végétal et des épices. La bouche offre un cocktail acide / tanins pas des plus fondus. Les notes poivrées ont du mal à donner une cohérence à ce vin. A regoûter dans un autre contexte. Moyen+

  7. Coteaux du Languedoc 2008 Montcalmès - 27€
    Beau nez sudiste complexe et éclatant de fruits noirs, cassis, violette. La bouche est puissante et l'alcool est marqué. Les tanins sont d'une très belle facture, la finale fumée mais globalement les "Watt" et un certain manque de fraîcheur me gênent un peu à ce stade. Décidément les rouges ont la vie dure ce soir... Bien-

  8. Grand Cru Clos de la Roche 2008 Domaine Arlaud - 75€
    Voilà enfin un rouge qui me cause. Un nez qui pinote à souhait avec des notes animales et quelques épices. La bouche est d'une très grande classe avec un élevage "super maîtrisé", un modèle de finesse, diamétralement opposé au vin précédent. Émotion saline en finale qui me porte très loin. Le pinot noir dans toute sa magie. Très Bien+

  9. Coteaux du Languedoc 2001 Mas Jullien
    (assemblage de syrah, mourvèdre et cinsault)
    Quel nez! Ici point de notes d'alcool mais au contraire une fraîcheur tout en basilic, voire une certaine "brise" et le tout enrobé dans le graphite. En bouche, je me croyais sur la rive gauche à Bordeaux. Tanins veloutés, boisé magistralement intégré. Évolution sur les épices. Le Sud tout en fraîcheur, "I like". Très Bien

  10. Côte Rotie "Les Grandes Places" Jean-Michel Gérin 2001 - 100€
    Nez sur des notes fumées / graphite, épices (clou de girofle) et pointe animale. La bouche est d'une immense buvabilité avec une trame acide qui offre une longue salivation jouissive. Sur une côte de boeuf grillé à souhait au BBQ et au coeur fondant... Très Bien
Conclusion: la profusion de notes "Très Bien" ou des "envoûtant" parlent d'elles mêmes. Rarement autant d'émotions en enfilade. Un concentré de jus de bonheur que l'on n'oubliera pas de si tôt. Merci Jean-Luc et on remet ça dans "t" + minimum...

mercredi 9 mai 2012

Pour la Fête des Mères, on apporte…

Des fleurs, bien entendu. Si vous ne le saviez pas, le plus grand fleuriste / jardinier / producteur au Québec est Rose Drummond à Drummondville. Si vous utilisez l’autoroute 20, faites un petit arrêt, vous pourrez acheter des roses et aussi plein d’autres produits régionaux à leur boutique cadeaux.

Du vin pétillant, c’est une fête après tout ! Un avantage des vins mousseux est qu’ils peuvent être servis dans plusieurs contextes. Ils accompagnent un menu brunch, un apéritif, un dessert et même certains plats, par exemple des mets jouant sur les duos de saveurs sucrées / salées. On y pense aussi avec des fruits de mer apprêtés en style cuisine fusion, comme des huîtres pochées rehaussées de citronnelle. Surprenez votre famille en choisissant un mousseux original, le Crémant du Jura Rolet. C’est un très beau vin qui va au-delà de l’effet bulles pour nous offrir des arômes et des saveurs fruités, en toute délicatesse. C’est un mousseux brut, donc peu sucré, mais sa rondeur en bouche le rend agréable et polyvalent.

Un cadeau, votre Maman le mérite bien ! Nous vous suggérons les glaçons inox de la Collection Vinearius. Ils permettent de rafraîchir rapidement un verre de vin ou de toute autre boisson, sans en altérer les arômes ou la saveur. Votre crémant du Jura n’est pas assez frais, un ou deux glaçons par verre peuvent l’amener à la température idéale. Vous pouvez les trouver chez de très nombreux détaillants au Québec, dans les Maritimes et maintenant en Ontario.

Bonne Fête à toutes les Mamans et à votre santé !


Club Vinearius


Rolet Brut Crémant du Jura mousseux 2008
Code SAQ : 10653380

Prix : 21,45 $

mardi 17 avril 2012

Dégustation en duo

Jean-Luc Lanoix de la cave Vins & Terroirs à Haguenau nous avait concocté une dégustation originale et très instructive.

Dégustation à l'aveugle de 10 vins dégustés en 5 duos. Tous les vins ont été carafés à l'avance (sauf un). A nous de trouver le point commun entre les deux vins côte à côte.

État des lieux de joutes surprenantes...

Duo #1:
  1. Riesling Grand Cru Kastelberg 2005 - Domaine Rémy Gresser (22.50€)
    D'une robe assez clair. Nez frais et élégant (floral) même si discret. La bouche se révèle à l'aération avec une acidité mûre et fine pour un vin encore sur la retenue mais déjà doté d'une grande classe. Pour les amateurs de vins non ostentatoires. A garder. Bien

  2. Riesling Grand Cru Kastelberg 1998 - Domaine Rémy Gresser
    Rien à voir avec son voisin. Ici la robe est soutenue, signe d'un certain age. Nez beaucoup plus ouvert avec de puissantes notes minérales. Évolution sur des notes de cire. En bouche, plus de corps, bonne longueur sur des notes réglissées. Par contre, ce même vin regoûté en fin de dégustation (une bonne heure après) présentait une bouche dissociée avec une acidité peu mûre qui dénotait fortement et une finale amère peu plaisante. A se demander si ce vin a été acidifié à l'époque. A boire avec peu de carafage. Moyen+

Duo #2:
  1. Arbois Les Bruyères 2006 - Domaine Stéphane Tissot (17.50€)
    Vin sur argile. 100% Chardonnay. 1er nez avec une pointe florale et une fausse note de banane (amylique). La bouche est un modèle de vin oxydatif délicat: notes anisées, élancée avec du gras et une belle finale sur de beaux amers. Les notes oxydatives sont subtiles et ajoutent une complexité supplémentaire à ce beau vin. Bien

  2. Arbois Les Graviers 2006 - Domaine Stéphane Tissot (17.50€)
    Vin de calcaire. 100% Chardonnay. Je dois avouer que j'ai eu du mal avec le nez de ce vin qui a très peu changé de registre au long de la dégustation. Un nez monolithique sur de fortes notes de fumée mouillée, grillées voire d'hydrocarbure. La bouche quant à elle est impeccable avec toujours ces notes anisées, un surcroît d'acidité noble et une finale fumée. Un vin original à marier avec un vieux comté et à carafer longuement pour assagir ce nez un peu violent. Moyen+



Duo #3:
  1. Haut Médoc Château Charmail 2004 (8.90€)
    1er nez sur des notes sanguines, animales. La bouche présente des tanins encore asséchants (jeunesse) mais serrés. Notes de réglisse. Finale un peu courte. A garder deux ans. Très beau rapport qualité/prix. Bien

  2. Haut Médoc Château Charmail 2005 (8.90€)
    1er nez légèrement lacté qui met du temps à s'ouvrir. Évolution sur de jolies notes de bruyère. La bouche n'est clairement pas encore en place. Les tannins à ce stade sont super asséchants voire rustiques. Les fruits noirs ont du mal à percer derrière cette masse tannique et l'amertume. Un vin au corps imposant sans pour autant être chargé en alcool. Tout est là pour une longue garde. A garder minimum 5 ans. Bien
Duo #4:
  1. Cahors Château Lamartine Cuvée Particulière 2005 carafé depuis 8h (10.90€)
    Le coup de bluff/génie de Jean-Luc. Nous faire goûté le même vin avec ou sans carafage. Ce vin carafé depuis 8h offre un nez relativement plus discret avec des notes étonnantes de grillées et de cacahuète. La bouche est un modèle d'harmonie et de velours. Le miracle de l'oxygène sur la masse tannique à son apothéose. Les 14% d'alcool passe très bien. De nouveau, un superbe rapport qualité/prix. Très Bien

  2. Cahors Château Lamartine Cuvée Particulière 2005 non carafé (10.90€)
    Nez plus expressif sur un registre de peaux de raisins noirs, mais qui évolue à court terme sur un peu de dureté. La bouche est à l'opposé de la version carafée: tannins imposants et asséchants à souhait, acidité plus importante qui amène une note réglissée salvatrice. Un vin qui a tout pour pouvoir vieillir sereinement mais qui se goûte mal aujourd'hui. Bien-
Duo #5:
  1. Vin de Pays d'Oc Cuvée Vins Rares 2007 - J.L. Denois (11.90€)
    Seul point commun entre ces deux vins: le grenache noir. Le 1er vin a une robe plus jeune (reflets violets) avec un beau nez sanguin, fumé et de cuir. L'attaque en bouche tout en sucrosité est un peu déroutante et à la longue limite écoeurante. Par contre le tout est harmonieux et offre beaucoup de plaisir. Un beau vin de copains même si j'aurai du mal à finir la bouteille. Bien-

  2. Châteauneuf du Pape "La Crau" 2006 - Domaine du Vieux Télégraphe (42€)
    Robe plus évoluée avec plus de complexité et de mystère: bouquet floral, herbes aromatiques, le tout soutenu par un niveau d'alcool élevé. Un toucher de bouche d'une grande classe avec une masse tannique noble plus importante. Certes, tout n'est pas encore en place à ce stade mais l'émotion est déjà là. Un nectar à garder au moins 5 ans et à réserver pour une belle pièce de boeuf au coeur de l'hiver. Bien+
Conclusion:

Merci Jean-Luc pour avoir lancé cette idée de dégustation en duo. Je me rappellerai pour longtemps la transformation / métamorphose d'un même vin suite à son passage prolongé en carafe. Expérience à renouveler impérativement.

lundi 16 avril 2012

Domaine Ganevat, Cuvée de Garde, 2005


  • Domaine Ganevat, Cuvée de Garde, 2005
Nez assez élégant, malgré l'oxydation présente on y trouve un peu de pomme (pas blette!). La bouche est cohérente, toujours un  côté très fin et pur qui mène à une longue finale toute en fraîcheur. Il manquait un peu de fruit en bouche et de gras. Globalement les vins ouillés du domaines, à ma toute petite expérience, m'ont fait davantage frissonner. J'aurais du respecter l'intitulé de la bouteille pour qu'il gagne peut être en volume... Acheté 13,5 euros.

14/20

vendredi 16 mars 2012

Jacques Puffeney, Arbois Savagnin, 2006

  • Jacques Puffeney, Arbois Savagnin, 2006
Nez oxydatif, épicé, sur la noix fraîche mais également sur le citron confit et la pomme. La bouche n'est pas d'un grand volume et une acidité tient le vin tout au long de la dégustation. Il ne semble avoir ni le volume ni le fruit du 2005, mais possède davantage de fraîcheur.



15/20



jeudi 23 février 2012

Michel Gahier, Arbois, Trousseau, Les Grands Vergers 2008

Un vin qui m'a été chaudement recommandé par un caviste d'Arbois qui m'a confié être ami avec le vigneron... Je n'ai pas été déçu.

  • Michel Gahier, Arbois, Trousseau, Les Grands Vergers 2008
La couleur rappelle le pinot noir de bourgogne… Le nez pinote également un peu, on y trouve des arômes de petits fruits rouges, des épices et de la menthe et une pointe animale. En bouche le vin possède une bonne acidité, des tanins fins.. et des saveurs déroutantes : toujours ce côté animal mais prononcé avec aussi beaucoup de tabac. En fait, ces saveurs (pas la texture) me rappelle quelques Pinotage sud africains… Texture délicate mais rusticité dans les saveurs. Au moins il a du caractère et j'aime bien cette élégance apparente avec les petits fruits rouges et les tanins fins qui cache un caractère plus rustique. Une vrai vin de caractère. Acheté une quinzaine d'euros prix caviste.

16/20

mercredi 15 février 2012

Domaine Pierre Overnoy, Arbois Pupillin, Chardonnay 2008

Voici un vin que j'avais adoré lors de mon passage à Pupillin cet été. Je l'avais alors trouvé très pur, intense, discret... c'était un vrai coup de coeur...

Déception en le re-dégustant 8 mois après. Plusieurs raisons possibles : 1) mes goûts évoluent vite, 2) variation de bouteille à bouteille (le domaine fait plusieurs mises il me semble), 3) les conditions de dégustation au Grapiot étaient parfaites... nous étions heureux d'être pour la première fois dans le Jura... et puis après 5 heures de route j'avais soiiiif!

  • Domaine Pierre Overnoy, Arbois Pupillin, Chardonnay 2008
À l’ouverture le nez est sur la noisette fraîche, le citron, une pointe beurrée avec un peu de croûte de fromage…  bouche avec un bon gras mais à l’acidité plus que marquée dans un registre de pomme verte.  Le vin ne semble pas très équilibré. Je l'ai suivi pendant plusieurs jours pour voir et je n'ai pas constaté d'améliorations. Acheté 18 euros chez un caviste.

13/20

samedi 11 février 2012

La vie en... rouge

12 mecs, 8 rouges et 1 kebab! Voici en trois chiffres le programme de la soirée chez Vins & Terroirs à Haguenau. Dégustation à l'aveugle (of course), les vins ayant été carafé
une heure en moyenne.
  1. Arbois Trousseau "Singulier" 2009 - Stéphane Tissot (18.90€)
    Comme toute mise en bouche, elle est souvent difficile. Nez assez discret, peu causant. Attaque sur la sucrosité. Bouche dissociée: alcool, astringence, finale amère chaude. Effet millésime se fait sentir. Peu de buvabilité. Moyen -

  2. Coteaux du Languedoc St Georges d'Orques "della Francesca" 2007 - Dom. Lamarfée (18.90€)
    Nez tout en contraste avec le précédent avec une explosion acidulée de cassis, (macération carbonique?) d'herbes aromatiques avec une très belle évolution sur le basilic. Re-contraste en bouche avec une superbe digestibilité, peu d'alcool, des tanins mûrs et une finale allongée et saline. Bien+

  3. Givry 1er Cru Clos Jus 2008 - François Lumpp (24€)
    Ze vin classe de la soirée. Nez qui pinote à souhait avec ce mélange subtil de notes animales et minérales. Une vraie invitation au plaisir. La bouche construite sur une superbe trame acide est d'une finesse remarquable, de la dentelle, très aérienne. Très belle longueur pour ce vin pas du tout démonstratif. La bourgogne classe comme je l'aime. Fera pâlir bien des grands crus de la Cote de Nuits. Très Bien +

  4. Chinon Coteaux de Noiré 2007 - Philippe Alliet (29.50€)
    Nez qui mérite encore un peu d'aération: notes de boisé, de poivron. Même constat en bouche même si la belle fraîcheur globale est salvatrice. Il faudra attendre quelques années que l'alcool se fonde, les tanins se veloutent. Bien -

  5. Clos de la Roche Grand Cru 2006 - Armand Rousseau (90€)
    ça re-pinote. Quelle classe! Avec une complexité en plus par rapport au Givry: notes de tabac... Bouche plus puissante que chez Lumpp avec une vraie identité construite autour de notes épicées, marqueur du terroir? Par contre le prix me laisse rêveur. Très Bien -

  6. Hermitage Marquise de la Tourette 2007 - Domaine Delas (55€)
    Syrah, yes, yes, yes. Quel nez de violette et de poivre. Un régal. La bouche est tout en minéralité enrobée de notes épicées. La finale est la plus saline de la dégustation. La salivation finale n'en finit pas. Très Bien

  7. Châteauneuf du Pape 2008 - Beaucastel (58€)
    Un vin trop jeune à l'évidence. Nez fermé avec une pointe d rafle (vinification en vendanges entières?) Apparemment pas, mais vinification "flash détente" tout de même. A ce stade, tout ça me paraît un peu extrait, violenté mais sans doute parce que nous sommes en présence d'un vin très jeune. Même constat avec une bouche qui n'est pas en place: réglisse, alcool, vanille, pointe de verdeur. Tout défile sans une harmonie d'ensemble. Alors il faudra être patient de longues années. Tout comme le 2007 dégusté précédemment (lire ici). A regoûter

  8. Châteauneuf du Pape "Cacrau" 1998 - Vieux Télégraphe (90€)
    Le temps a métamorphosé ce vin. Un monde le sépare du millésime 2007 (lire ici). Ici le nez fait frissoner avec ses notes de tabac, de cuir et animales. La bouche est tout en velours et délicatesse. L'alcool et l'élevage se sont parfaitement intégrés. Un grand vin sudiste dans toute sa splendeur. Comme quoi, il faut savoir attendre les vins "plus plus". Très Bien
Conclusion: Il n'y a pas de grands vins qui ne se s'inscrivent pas dans le temps.

mercredi 1 février 2012

Château l'Étoile, Vin jaune, L'étoile AOC 1999

Le premier vin jaune de ce carnet de dégustation en ligne :


  • Château l'Étoile, Vin jaune, L'étoile AOC, 1999
Nez classique de jaune avec la noix qui domine, sans une grande variété d'arômes. Fluide en bouche, beaucoup de finesse. On s'attend à plus de longueur et de puissance quand on ouvre un vin jaune. J'ai connu des vins qui avaient passé 3/4 ans sous voile et qui se révélaient plus longs, plus gras et plus complexes. Acheté à 25 euros.


14/20

dimanche 15 janvier 2012

Domaine Jacques Puffeney, Arbois Savagnin 2005

Jacques Puffeney est un vigneron d'Arbois emblématique de ce beau vignoble jurassien grâce à la qualité de ses cuvées d'un classicisme sans failles.

  • Jacques Puffeney, Arbois Savagnin 2005
Puissant nez oxydatif donc sur la noix, la morille et le curry, avec d’appétissants arômes de beurre, de caramel et d’épices douces (muscade)… on arrête pas d’y replonger tellement c’est gourmand. Le vin possède un bon équilibre avec du volume en attaque et en milieu de bouche puis se reserre sur la longue finale qui donne lieu a une explosion de saveurs. Vraiment bon. 

photographie empruntée
16/20

Domaine des Granges Bernard, Marie et Denis Chevassu, Côtes du Jura, Chardonnay 2007

J'avais acheté cette bouteille lors de mon voyage dans le Jura chez un caviste renommé d'Arbois : les jardins de Saint-Vincent. 

  • Domaines des Granges Bernard, Côtes du Jura, Chardonnay 2007
Un vin pas très oxydatif (pas du tout?) qui joue plutôt sur la finesse du Chardonnay (par rapport à la puissance du Savagnin)... pas trop d'épices. Un côté plutôt citronné, oxydation légère, et des arômes gênants de fromage (peut être de la réduction?) et quelque chose de métallique d'assez déplaisant.
La bouche est plutôt bien construite mais les arômes gênants que l'on percevait reviennent. Un vin curieux qui demanderait peut être à vieillir?  Prix domaine : Environ 6,5 euros.

Il y a peut être tout simplement un manque de netteté mais c'est sans doute une phase ingrate de la vie de ce vin qui demande à être re-goûté. 



jeudi 12 janvier 2012

Muscadet 2008, Moulin de la Gustais, Haute Févrie. Domaine de la Borde, Arbois Pupillin, Ploussard de Feule 2010

J'avais déjà écrit sur la Haute Févrie dont j'ai goûté plusieurs vins, notamment lors du Salon des Vignerons Indépendants. J'avais surtout été séduit par la cuvée Les Gras Moutons, mais j'ai tout de même décidé de prendre une bouteille du Moulin de la Gustais pour mieux la goûter à la maison. 


Données issues du site internet du domaine :

"Le "Moulin de la Gustais" est une cuvée issue de vieilles vignes plantées sur les hauteurs du Sèvre et Maine à environ 60 m d’altitude. Le sol est peu profond et riche en grave sur une roche mère constitué de Gneiss et d’Orthogneiss (roches métamorphiques riches en minéraux).

Superficie : 4 Ha 25
Age moyen des vignes : 50 ans
Encépagement : Melon de Bourgogne
Vendanges : Manuelles
Vinification et élevage : élevage sur lie pendant 14 mois."


Voilà un vin simple dans le bon sens du terme. Un vin que l'on a envie d'accompagner d'un plateau de fruits de mers tant son nez salin, iodé sur des arômes de citron vert et sa bouche légèrement perlante est rafraichissante. C'est un muscadet typique et bien fait, moins gras que les Gras Moutons du même domaine! En même temps, ce n'est pas le même millésime puisque les Gras Moutons que j'ai sont de 2009. À noter également que c'est une cuvée parcellaire un peu plus ambitieuse que les entrées de gamme du domaine. On peut tenter un poisson... mais j'aimerais un peu plus de densité pour cela! Prix : Environ 6 euros.

14.5/20



On continue sur un vin dans le même registre. Cette fois-ci en rouge.

J'ai rencontré ce jeune (enfin... plus vieux que moi) vigneron lors d'un voyage dans le Jura. J'ai acheté plusieurs de ses cuvées pour les goûter tranquillement à la maison.

Ce Ploussard (et non Poulsard! C'est le même cépage mais le nom change à Pupillin) est joli a regarder avec sa robe translucide qui évoquerait presque un rosé... ou plutôt un bourgogne très léger. Le nez est séduisant avec ses arômes de petits fruits rouges. Il y a quelque chose de "vert" (en lisant sur le site : "éraflage partiel à 70%) qui rajoute de la complexité ainsi qu'un petit côté animal. Les tanins sont quasiment imperceptibles... c'est volontaire. Du coup ça glisse! Ça appelle à saucissonner ... avec une saucisse de Morteau par exemple. Le côté frais du vin contrebalancera parfaitement le gras et le fumé de la saucisse! À servir à 12 . 8 euros au domaine.



14,5/20