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mardi 18 décembre 2012

Des bulles pour le nouvel an 2009

La nouvelle année arrive à grands pas! Pour célébrer dignement le Nouvel An, je vous suggère cinq délicieux vins de Champagne à moins de 100 dollars, et que vous retrouverez sur les tablettes de certains magasins d’Alcool NB. Comme je l’ai aussi fait également à la fin de l’année 2007, je vous suggère aussi cinq vins mousseux qui représentent un bon rapport qualité prix. 2009 sera certainement une année fertile en célébrations de toutes sortes en Acadie, notamment avec le Congrès mondial Acadien en août prochain. C’est peut être donc le bon moment de faire vos provisions de vins avec des bulles.

Les vins sont classés en ordre de préférence (les miennes, on s’entend) et les chiffres entre parenthèses représentent le Code CUP dans les magasins d’Alcool Nouveau-Brunswick.

À votre santé!

Mes recommandations pour les Champagne :

1-Duval Leroy Brut Champagne Duval Leroy $56.79 (3259451001013)
2-Champagne Henriot Brut Millesimé 1998 - $92,79 (3284890398103)
3-Champagne Henriot Brut Rosé – $80.98 (3284890460107)
4-Champagne Bollinger, Special Cuvée - $74.79 (3052853075909)
5-Piper Heidsieck Brut Champagne - $53,29$ (3018334100003)

Mention honorable : Veuve Clicquot Ponsardin Brut - $74.79 (3049610004104)

Les mousseux à découvrir :

1-Roederer Estate Brut – Vin des États-Unis - $33.29 (097546102008)
2-Breganze Prosecco Spumante Extra Dry– Vin d’Italie - $21.29 (839131000616)
3-Greg Norman Chardonnay Pinot Noir – Vin d’Australie - $27.49 (023859001127)
4- Lavit Rosado Brut (Rosé) - Vin d’Espagne - $15.99 (033293653004)
5-Jacobs Creek Chardonnay/Pinot Noir Brut – Vin d’Australie- $13.99 (9300727839244)

Mention honorable : Yellow Tail Bubbles – Vin d’Australie – $14.29 (839743000462)

lundi 17 décembre 2012

5 idées-cadeaux pour l’amateur de vin



Avec la période des Fêtes, les amateurs de vins aiment toujours recevoir quelques cadeaux pour agrémenter leurs soirées festives et gourmandes. Dans le but de vous aider à faire plaisir à ces amateurs des plaisirs de la vie, Le Tire-bouchon vous présente 5 suggestions.

Des verres à vin : 
Choisir le bon verre avec votre vin est aussi un élément important de la dégustation et de l’appréciation des vins.  Vous allez découvrir l’incidence de la forme de votre verre sur la perception que vous aurez de votre verre. Les fameux verres Riedel sont une référence dans le monde de la dégustation.  Une boîte de 4 verres de la série Ouverture de Riedel étant reconnu comme étant un verre "universel" pour le service des vins blancs et des vins rouges est un bon départ à une quarantaine de dollars.  Vous pourrez aussi prévoir de 25 à 35 dollars pour un seul verre de la gamme Eisch.

Les Eisch subissent un traitement d'oxygénisation exclusif à la fabrication ce qui donne au verre respirant ses propriétés uniques.  C’est pourquoi on lui a attribué le titre de verre respirant car un vin qui est versé dans un verre respirant affichera des signes d'aération, après 2 à 4 minutes, similaires à ceux qu'il aurait acquis s'il avait été aéré dans une carafe pendant 1 à 2 heures.  Évidemment certains n’y verront peu ou pas de différence.

Une carafe :
L’art de servir le vin est un élément important.  Un bon décanteur permet non-seulement de mettre en valeur votre table mais aussi de servir le vin à son avantage.  Il y a plusieurs modèles originaux mais il est important d’être à l’aise pour verser le vin.  Il faut au moins une poignée pour prendre la carafe et une ouverture dotée d’un bec verseur facilite GRANDEMENT le service du vin.  Comme les verres on devra s’attendre à débourser de bons montants d’argent soit entre 50 à près de 500 dollars en fonction de la marque. (Riedel, Eisch, Spiegelau, etc)

Un guide sur les vins :
Il y a une panoplie de bons livres sur le sujet.  Je vais en profiter pour prêcher pour ma paroisse en vous recommandant le premier Guide des vins réalisé pour les consommateurs du Nouveau-Brunswick soit Le Tire-bouchon Griffin 2010.  208 vins du monde y sont commentés avec plus de 600 harmonies Mets et vins.  Un guide d’achat mais aussi un outil de référence pour trouver plus de 250 bonnes adresses Internet sur les vins.

Une bonne bouteille :
Offrir une bonne bouteille de vin est souvent un casse-tête pour plusieurs.  Offrez une bouteille de Champagne si vous ne connaissez pas les goûts de la personne à qui vous voulez offrir un cadeau liquide.   Plusieurs personnes n’osent pas s’offrir une bouteille de plus de 50 dollars et un Champagne représente un vin festif que les gens pourront partager autour d’une bonne occasion.

Un bon Tire-bouchon :
Je demeure toujours un peu estomaqué lorsque je constate à quel point certains amateurs de vin se font avoir avec des gadgets de toute sorte pour ouvrir leurs bouteilles de vin. Du bidule électrique au super tire-bouchon plus gros que la bouteille elle-même,  on en voit de toutes les sortes.  Pour ma part, je recommande un tire-bouchon utilisé par les sommeliers soit le fameux limonadier.  Pour la gamme de prix, disons qu’il y a différents niveaux de qualité et ce sont les matériaux utilisés qui font la différence.  Les différentes marques les plus populaires sont Laguiole, Pulltap’s, Screwpull, Leverpull, Trudeau, Rabbit, Powerpull, Monopole et bien d’autres.  Pour un Laguiole vont pouvez mettre entre 150 et 350 dollars!   Pour l’amateur avancé, disons que c’est un cadeau unique!

Bon magasinage à tous et de Joyeuses Fêtes!

lundi 3 décembre 2012

Le livre le Tire-bouchon en quelques chiffres...


208 vins au total
37 vins coup de cœur rapport qualité/prix
30 vins qui s’harmonisent parfaitement avec des fruits de mer

1 porto
3 vins de Champagne
5 mousseux
6 rosés

Par prix et catégorie :

44 vins sous 15$
97 vins de 15$ à 25$
52 vins de plus de 25$

24 vins blancs sous 15$
20 vins rouges sous 15$

37 vins blancs de 15 à 25$
60 vins rouges de 15 à 25$

15 vins blancs de plus de 25$
37 vins rouges de plus de 25$

Nombre de vins par pays :

53 de la France
35 de l’Italie
28 de l’Australie
27 des États-Unis
18 de l’Argentine
13 du Chili
9 de l’Espagne
9 de la Nouvelle-Zélande
8 du Canada
4 de l’Afrique du Sud
3 du Portugal
1 de la Roumanie

vendredi 30 novembre 2012

Le top 100 du Wine Spectator et le 3e anniversaire du blogue



Lorsque j’ai lancé mon livre le 19 novembre dernier, il y a deux événements qui sont passés inaperçu sur mon blogue.  D’abord le blogue Le Tire-bouchon a célébré son 3e anniversaire le 18 novembre et je suis vraiment fier, car c’est aussi ce nom qui a inspiré le titre du premier guide des vins au Nouveau-Brunswick.   Je serais d’ailleurs présent ce samedi 5 décembre de 17 heures à 19 heures au magasin d’Alcool NB de Caraquet pour faire une dégustation de trois vins qui se retrouvent dans mon livre.

L’autre événement que je n’ai pas abordé encore est le dévoilement du Top 100 des meilleurs vins du magazine Wine Spectator pour l’année 2009.  Le magazine sort encore des sentiers battus cette année en nommant en tête de liste un vin de la Vallée de Columbia dans l’état de Washington soit le Columbia Crest 2005 Reserve Cabernet.   Comme tous le savent lorsque ce prestigieux palmarès sort, il y a habituellement une ruée vers les  produits au classement.  En parcourant la liste je me suis rendu compte qu’au moins deux vins se retrouvent sur les tablettes d’Alcool NB soit le Brancott sauvignon blanc Reserve 2008 de Nouvelle-Zélande, un pur délice au 28e rang du classement avec 92 points.  Il ne reste qu’une cinquantaine de bouteilles dans 5 succursales et ils devraient s’envoler rapidement à 23.99$ l’unité.

Puis il y a un vin rouge soit le Monte Antico Rosso 2006 d’Italie qui s’est hissé au 61e rang du top 100 avec un score de 90 points.  Il y a encore pas mal de quantité avec 17 points de vente pour près de 770 bouteilles.  Le prix est très abordable, car on parle d’un vin sous la barre des 20 dollars à 17.79$.  


Voilà encore de bonnes bouteilles pour célébrer le 3e anniversaire de votre source d'information viticole la plus lue en Acadie, Le Tire-bouchon!

samedi 3 novembre 2012

Dégustation en barrique au Clos Jordanne

Lors de mon séjour en Ontario l'été dernier, j'ai eu l'occasion de faire un arrêt mémorable dans la région voisine de Hamilton. À quelques kilomètres de cette ville de la Péninsule du Niagara se trouve les installations du Clos Jordanne. L'endroit n'est pas ouvert au public mais à titre de blogueur du Tire-bouchon et d'auteur d'un livre à venir, j'ai eu l'opportunité de faire une dégustation à même les barriques en compagnie de notre charmante hôtesse Candis Walsh-Scammell. Cette dégustation a aussi été agrémentée par une visite des différentes parcelles ou sont cultivés les vignes du Clos Jordanne. J'ai aussi eu la chance de m'entretenir quelques minutes avec Sébastien Jacquet.




vendredi 5 octobre 2012

L'apothéose au Château Montrose


Après presque une semaine dans la région du Médoc, nous avons déjà visité quelques grands châteaux ayant la mention de grand cru du classement de 1855.  Après Lascombes, Parker, Giscours, du Tertre, Cos d’Estournel, Pontet Canet et Mouton Rothschild, nous mettons le cap en matinée vers l’appellation Saint-Estèphe pour la visite du Château Montrose, un second cru classé.

C’est une journée nuageuse mais il y a beaucoup de soleil dans nos têtes à l’idée de pouvoir visiter les installations de cette sublime propriété viticole qui a vu sur la Gironde.
Très bien exposé, sur les bords de ce cours d’eau,  le vignoble surplombe l’estuaire
et s'étend sur 94 hectares d'un seul tenant, ce qui est une rareté dans le Médoc.  Cette proximité de l’eau est aussi probablement à l’origine de son nom Montrose, (ne pas prononcer le t) car les marins faisant route en bateau vers Pauillac et Bordeaux, reconnaissaient bien les landes de bruyères sauvages qui couvraient alors ce coteau, avec sa jolie teinte à floraison rose.
Rencontre avec le directeur général Hervé Berland

Accompagné de ma conjointe Barbara et de notre photographe de la journée, Gilbert Martin-Guillou, nous nous sommes donc présentés à notre rendez-vous.  C’est nul autre que le directeur du château, Monsieur Hervé Berland, qui nous accompagne pour cette visite.  D’une tenue vestimentaire tirée à quatre épingles, notre hôte occupe ces nouvelles fonctions seulement depuis quelques mois.  En fait, Monsieur Berland devait se retirer après une carrière de 30 ans au Château Mouton Rothschild.   Cependant, il n’aura pas eu le temps de profiter de cette retraite, car une offre des frères Bouygues viendra stimuler son désir à relever de nouveaux défis à Montrose.

En terroir connu

Je dois avouer que j’étais moi-même déjà un peu excité à l’idée de visiter Montrose car j’avais déjà été séduit par quelques dégustations de ce grand cru du Bordelais avec notamment un millésime 1970 qui figure d’ailleurs dans le top 20 de mes vins émotions dans le Guide Griffin 2012.   Quant au second vin de la propriété, soit La Dame de Montrose, j’ai eu aussi la chance de déguster ce vin à quelques reprises dans différents millésimes, dont le 1998.   Je connaissais donc le terroir de Saint-Estèphe d’un point de vue gustatif et spécialement celui du Château Montrose.

Un coup d'oeil au vignoble de Montrose
Nous avons donc entamé la visite en parcourant les bâtiments techniques, là où le vin prendra naissance en quelque sorte.  Nous allons donc visiter le cuvier.  C’est dans de vastes  cuves d’acier inoxydable que l’on procède aux fermentations alcooliques et qui durent une vingtaine de jours.  On va aussi effectuer plusieurs remontages par jour, dans le but de favoriser l’échange pellicules-pépins/jus. Ensuite, des pré-assemblages entre lots de même cépage, de qualité identique, seront effectués dès les écoulages, avant de procéder aux fermentations malo-lactiques.  C’est habituellement au mois de novembre que les dégustations d’assemblage débutent. Les vins sont assemblés dès le mois de décembre et descendus en barriques au mois de janvier.  Pour le grand vin du château, l’élevage en fût de chêne français consiste à environ 60% de barriques neuves, issues de plusieurs tonneliers rigoureusement sélectionnés,  et 40% en barriques d’un vin. L’élevage dure 16 à 18 mois selon les millésimes.  Pour La Dame de Montrose, cette proportion de barriques neuves est environ 15 à 20%, et la durée moyenne d’élevage est de 12 mois.  Lorsque nous avons visité Montrose, il y avait aussi d’importants travaux notamment  avec la construction d’un deuxième chai ultramoderne qui sera surplombé par une salle de réception et de dégustation.   Nous avons visité l’ancien chai qui abrite le millésime 2011 et des employés s’activaient à l'exécution du soutirage des barriques à l’aide d’une chandelle, une opération qui sera effectuée à tous les trois mois durant cette phase de vieillissement.   Les deux chais vont donc être utilisés en alternance dans le futur, lorsque les travaux seront terminés.


Plus vert que jamais

Montrose en harmonie avec son environnement
Je ne m’étendrais pas sur la riche histoire du Château Montrose, je préfère vous convier à visiter la section à cet effet sur le site officiel du Château.  Je préfère plutôt vous parler des années plus récentes avec les nouveaux propriétaires du domaine depuis environs 6 ans. C’est d’ailleurs avec le rachat de Montrose en 2006 par les Bouygues, qu’un vaste programme de rénovation du site avec des objectifs environnementaux a été déployé. Les deux frères Olivier et Martin désirent faire de la propriété un modèle et une vitrine des nouvelles technologies en matière de développement durable.  Montrose est donc devenu un site qui opère en énergie positive. En effet, on a développé un programme de production énergétique permettant l’équilibre annuel des consommations totales d’énergie finale et la production d’énergie locale à partir d’énergies renouvelables.  Ce qui n’est pas facilement visible sur le site, c’est aussi la présence de plus e 3000m² de panneaux photovoltaïques, sur les différents toits des bâtiments, ce qui permet de produire l’équivalent de près de 400kw sur l’ensemble du site.  Montrose utilise aussi la production thermo-frigorifique géothermique à partir de l’eau de la nappe phréatique et de la pompe à chaleur eau/eau.   On limite aussi le recours à l’eau de ville en pratiquant la récupération des eaux de pluie, recyclage des eaux usées, etc.


On passe aux choses sérieuses…

Après avoir visité les lieux, Monsieur Berland va nous accueillir dans une petite salle de dégustation où quelques bouteilles sont étalées.  Monsieur Berland nous propose de faire d’abord la dégustation de quelques vins d’une autre propriété des frères Bouygues acquise aussi en 2006, soit le Château Tronquoy-Lalande.  Nous avons l’opportunité de déguster le millésime 2011 de ce vin promu au rang de Cru Bourgeois Supérieur au classement de 2003. Nous goûtons aussi au second vin de ce domaine soit le Tronquoy de Sainte-Anne avec le millésime 2011.  Cette propriété viticole de 30 hectares,  dont 18 hectares de vignes sur des croupes graveleuses situées face à l’estuaire de la Gironde,  figure parmi les plus anciens domaines de la région Saint-Estèphe. Le château existait déjà au 18e siècle parmi les premiers vins rouges qui surent se distinguer grâce aux vertus de leurs terroirs.  Nous avons été sérieusement gâtés par la suite en ayant l’opportunité de déguster le Château Tronquoy-Lalande avec le millésime de tous les superlatifs, soit le 2009.  Malgré une stature solide et une trame tannique puissante, la finesse et l’élégance était au rendez-vous dans le verre. Il était quand même 10 h 45 am, ce qui n’est pas dans les habitudes de tous de prendre du vin en guise de petit déjeuner.
Le soutirage, une opération délicate.

Nous n’avions pas encore goûté aux produits du Château Montrose et le plaisir ne faisait que débuter.  Nous avons eu la chance de savourer le millésime 2011 de Montrose et de son second,  La Dame de Montrose.  Nous prenons plaisir à faire tourner ces beaux vins dans leur verre d’autant plus que ce privilège ne sera pas possible aux consommateurs en général avant la commercialisation de ce millésime vers la fin de l’été 2013.  Puis comme toute bonne chose n’arrive pas seule, nous voyons devant nous une bouteille du Château Montrose que va nous servir Monsieur Berland afin que l’on puisse goûter à l’apothéose signée Robert Parker.  En effet, lors de la révision du millésime 2009 le printemps dernier, le célèbre critique a consacré le millésime 2009 du Château Montrose, par la note la plus élevée soit un 100 sur 100!  Inutile de vous dire que je n’ai pas recraché ce vin, dont nous avions l’honneur de découvrir directement à son lieu de naissance.  Le Château Montrose 2009 que j’ai aperçu chez un caviste à 320 euros la bouteille figure au sein de 19 crus du bordelais qui ont obtenu la note de 100. La liste de ces 19 vins est disponible par le biais de cet article.  Pour Montrose,  il ne s’agit pas d’une première pour une note parfaite de Parker, car le 1990 avait aussi obtenu ce résultat.  Avec ses 13,7% d’alcool dans le 2009, il s’agit du taux d’alcool le plus élevé pour un millésime de ce grand vin.  Avec ses 65% de Cabernet sauvignon, de 29% de Merlot et petites quantités de Cabernet franc et Petit Verdot, il est voué à un potentiel de garde qui pourrait dépasser l’année 2050.

Voilà pour notre début de journée en ce vendredi d’août. Nous allons prendre ensuite notre lunch du midi dans un sympathique restaurant de Pauillac, à La Salamandre. Cela va permettre à nos papilles gustatives de redescendre du nirvana,  en attendant notre prochain rendez-vous au Château Beychevelle, dans l’appellation Saint-Julien que j’adore. 

Attention: les photos dans ce texte sont la propriété protégée du photographe Gilbert Martin-Guillou.

lundi 16 juillet 2012

Flat Rock Cellar : une fierté du Twenty Mile Bench

Circuler sur les petites routes de campagne de la péninsule du Niagara est certainement la vrai façon de découvrir le rythme quotidien des habitants de cette belle région du vin. Loin de l’autoroute Queen Elizabeth Way (QEW), le décor bucolique de l’escarpement du Niagara envoute les sens. Il y a ces plants de vignes mais aussi la présence des arbres fruitiers comme les cerisiers qui bordent le parcours de certains secteurs près de Jordan.

En remontant vers les plus haut sommets de l’escarpement du Niagara sur la 7th avenue, on a obtient vue imprenable sur la région avec le Lac Ontario à l’horizon ainsi que Toronto de l’autre côté de l’eau. C’est au 2727 de cette même montée que trône le vignoble de
Flat Rock Cellars sur ce qui est appelé le Jordan Bench. Le bâtiment est à lui seul une attraction dans ce décor avec son style moderne qui émane dans cette ruralité mais tout en donnant du charme à l’ensemble. Flat Rock Cellars possède à mon sens l’un des environnements des plus attrayants de la péninsule du Niagara. Avec sa forme hexagonale et ses fenêtres en abondance, de même que son positionnement surélevé, on a droit à un panorama unique sur les vignes dans la salle de dégustation, ce qui inspire à la découverte des produits de cette maison.

Lors de mon passage le responsable au bar de dégustation est un jeune homme de belle allure qui nous mentionne qu’il arrive tout droit d’un autre vignoble soit
Hillebrand. Malgré qu’il a une semaine de travail seulement au service de son nouvel employeur, on distingue déjà qu’il est animé par une passion indéniable envers les produits de la vigne et qu’il possède déjà de bonnes connaissances sur les vins du nouveau domaine qu’il représente.

Flat Rock Cellars a été fondé en 1999 et ce sont des installations modernes qui sont utilisé pour la conception des vins depuis son ouverture en 2005 tout en exploitant le relief des lieux afin de diminuer les impacts environnementaux. C’est d’ailleurs par le biais du principe d’écoulement par gravité que l’on traite le fruit de la vigne dans son processus de transformation en vin. Un grand soin est apporté dans toutes les phases ayant trait à l’élaboration des vins et des soins de la vigne. Que ce soit les vendanges à la main, la transformation en petites quantités, l’utilisation de fûts de chêne français pour le vieillissement, de l’emploi d’un système géothermique de chauffage et de réfrigération, rien n’est laissé au hasard.

Ed Madronich est le président de l’entreprise, il est d’ailleurs à l’origine de ce beau projet avec son père Ed Madronich senior. Ed Madronich prêche en faveur du terroir des vins de l’Ontario, et il y croit si fortement qu’il a été récemment élu président du Wine Council of Ontario (Conseil des vins de l'Ontario). Madronich junior a débuté sa carrière comme responsable de la marque chez Vincor Canada avant de devenir directeur du marketing chez Inniskillin. Le Conseil des vins de l’Ontario basé à St Catharines représente 82 viticulteurs des régions de Niagara, de la côte nord du Lac Érié, Pelee Island, Prince Edward County et du Grand Toronto.

Flat Rock Cellars se démarque d’ailleurs par le sérieux et la volonté de vouloir produire des vins dont la signature met en évidence le terroir du
Twenty Mile Bench. C’est Marlize Beyers qui agît à titre de winemaker de l’entreprise. Originaire de l’Afrique du sud, elle a œuvré dans plusieurs régions prestigieuses en Afrique du sud, en Allemagne et aussi à Bordeaux en France. Flat Rock Cellars est la première entreprise viticole en Ontario à utiliser à 100 pourcent les capsules-à-vis Stelvin. Lors de mon passage j’ai fait l’essai de plusieurs des vins de Flat Rock Cellars et j’ai été charmé par le populaire Twisted en blanc. Il s’agit d’un mélange à 60% de Riesling, de 20% de Gewurztraminer et de 20% de chardonnay. La fermentation a été effectué à froid dans des cuves en inox.

En rouge, j’ai également été impressionné par le 2007 Estate pinot noir en rouge. Mon coup de cœur est cependant réservé au Nadja’s Vineyard Reserve Riesling. Il s’agit d’une petite parcelle situé à la gauche en entrant vers le stationnement du domaine. Un peu plus froid de quelques degrés, cette parcelle du vignoble est exposée aux vents de l’escarpement. Il en résulte un vin dont la vigne est moins sujette aux maladies et dont les grappes demeurent plus longuement sur le plant de vigne. Les saveurs sont aussi développées plus lentement, permettant ainsi aux grappes de conserver un plus haut niveau d’acidité.

Flat Rock Cellars figure à mon sens dans les 5 vignobles ouvert au public qui m’ont le plus impressionné lors de ma visite dans la région du Niagara en juin 2009. Tawse Winery, Konzelmann, Reif Estate et Cave Spring sont les autres qui ont retenu mon attention. Flat Rock Cellars est plein de promesse, un peu à l’image de cette industrie du vin de l’Ontario qui est à mon sens un secret trop bien gardé en dehors des frontières de cette province.

dimanche 15 juillet 2012

L’Ontario dans la tendance du Riesling

Le riesling est-il devenu la nouvelle coqueluche en blanc? Lors de mon séjour en Ontario dans la région du Niagara, je m’en suis convaincu tellement ce dernier semblait tirer son épingle du jeu avec brio vu la qualité de ses vins issus de ce cépage et la popularité du produit auprès des consommateurs chez plusieurs bons producteurs.

Chaque époque apporte une mode auprès des consommateurs de vins. L’influence provient parfois de changements dans les habitudes et l’évolution des goûts grandement influencé par le marketing semble aussi dicter la tendance. On a qu’à penser à la célèbre production cinématographique Sideways qui a fait avancer la cause du pinot noir tout en reléguant le merlot dans le siège-arrière, grâce à cette citation croustillante du personnage de Paul Giamatti dans la peau de Miles Raymond.
“No, if anyone orders Merlot, I'm leaving. I am NOT drinking any fu??ing Merlot!” Le chardonnay qui a longuement été le préféré des amateurs de vins blancs a aussi connu une baisse de popularité. Les gens découvrent de nouvelles choses et la diversité semble aussi s’implanter dans les habitudes.

On constate un engouement de plus en plus prononcé envers le Riesling. Originaire de la vallée du Rhin et de la Moselle, ce cépage s’illustre comme un vin idéal pour accompagner les plats gastronomiques. Les vins issus de ce cépage sont habituellement sec, racé, légèrement fruité, au nez fin, floral et avec un penchant sur la minéralité. La répartition du cépage est forte en Allemagne et en France surtout avec l’Alsace qui se démarque, mais plusieurs régions des États-Unis s’illustrent comme en Californie, l’état de New York et l’État de Washington.

Mon passage dans la région de la petite appelation de Beamsville Bench a été concluant. Le Canada est capable de produire de très bons rieslings. Si plusieurs personnes évitent d’acheter des rieslings allemands c’est à cause de la réputation de vins fruités et sucrés qu’ont ces vins chez nous. Il faut dire que les meilleurs rieslings d’Allemagne sont habituellement écoulés en Europe avant d’atteindre l’Amérique sauf exception de quelques bons produits. Que cela ne tienne, j’ai découvert quelques bonnes maisons de chez nous dont
Cave Spring cellars qui fêtera son 25 anniversaire en 2010. Fondé en par le cultivateur de raisin Leonard Pennachetti et le vinificateur Angelo Pavan, le domaine de Cave Spring a planté ses premières vignes en 1978. La commercialisation sous le nom de Cave Spring cellars s’est fait beaucoup plus tard dans les années 80. Le sol de cette région de l’escarpement du Niagara offre une gamme de vins qui sont davantage racées et complexe que ceux des reliefs plus plats. On trouve aussi de bons exemples de Riesling chez Flat Rock cellars, Thirty Bench et Tawse winery dans le même ordre d’idée. Avec une gamme de 7 vins chez Cave Springs cellars incluant le fameux vin Indian Summer Riesling, il a certainement une expertise qui émerge dans cette région. Est-il possible que la région puisse se trouver une niche autre que celle du Icewine. En faisant le parallèle entre l’Allemagne et cette région du Canada, on peut se permettre d’y croire. Chose certaine pour le consommateur ordinaire le Riesling est beaucoup plus abordable et accessible que le Icewine. De plus pour contribuer à faire connaître davantage ce cépage, le monde de la restauration représente un beau soutien. Le riesling s’accorde avec une multitude de mets comme les fruits de mer, le poulet, des fromages et même certaines cuisines exotiques de type asiatique.

Parmi les autres belles découvertes sur mon passage, j’ai goûté de très agréables riesling chez Konzelmann, Pillitteri, Henry of Pelham et Reif Estate. Je suis persuadé qu’il y en a une multitude d’autres à découvrir, il s’agit de se promener dans l’un des nombreux établissements viticoles de cette région. Est-ce que je vous ai mentionné en passant que le vin blanc de l’année en Ontario est un Riesling.
L’honneur revient au
Thirty Bench 2007 Riesling.

jeudi 12 juillet 2012

Henry of Pelham : l’héritage des racines de famille

Henry of Pelham Family Estate est un vignoble de la région de St Catharines en Ontario. Étant donné que l’on retrouve une certaine quantité des produits de ce domaine chez nous au Nouveau-Brunswick, ma curiosité m’a amenée à faire un arrêt à cet endroit lors de ma visite dans la région de la péninsule du Niagara. Situé sur ce que l’on nomme le Short Hills Bench à la base de l’escarpement du Niagara, le domaine est appartenu et opéré par la famille Speck depuis 1988. L’acte de propriété a été concédé la première fois à Nicholas Smith en 1794, soit l’arrière, arrière, arrière grand père des propriétaires actuels. Nicholas Smith a combattu semble t-il lors de la guerre de la révolution américaine et c’est son plus jeune fils Henry of Pelham, qui a construit la maison qui abrite aujourd’hui la boutique de vin et le centre d’accueil du vignoble. Il a signé son nom Henry of Pelham en guise de reconnaissance de la route Pelham qui était l’une des principales voies de commerce dans le Niagara à l’époque.

Le domaine de 170 acres est méticuleusement entretenu et ce n’est qu’en petite quantité que chaque vin est élaboré à la main afin de s’assurer que ceux-ci respectent les plus hauts niveaux de qualité. D’ailleurs chaque millésime de la maison Henry of Pelham est marqué du sceau «VQA » (Vintners Quality Alliance) qui est un gage de qualité des vins produits au Canada.

Évidemment, je connaissais très bien le Baco Noir de cette maison qui est devenu pratiquement une signature de celle-ci. En fait, le Baco Noir n’est pratiquement plus cultivé de nos jours, bien qu’à une certaine époque il était répandu en France. Issu d’un hybride qui est le croissement de la Folle Blanche et d’une variété indigène de Vitis vinifera qui porte le nom de son créateur Maurice Baco, la législation européenne a malheureusement restreint l’utilisation des hybrides, ce qui a contribué à sa rareté.

C’est en 1955 que le Baco Noir a commencé à se répandre au Canada, mais le retrait de plusieurs plants de vignes par le biais d’un programme spécial au début des années 80 a aussi diminué sa présence chez nous.

Le Baco Noir élaboré par Henry of Pelham donne des vins moyennement puissants, de teintes foncés et très prononcés sur la présence des fruits. C’est un vin qui offre un potentiel de garde de 5 à 8 ans selon les années. J’ai pu comparer le Baco Noir Reserve 2005 avec le Baco Noir régulier du millésime 2007 et disons que le match comparatif m’a semblé très intéressant. Le Reserve qui se vend près de 25 dollars au domaine (comparativement à 35$ au Nouveau-Brunswick) est plus riche, plus concentré et d’une belle longueur en bouche. Il pourra se marier à des mets plus soutenu comme du gibier, des mets épicés à la sauce aux tomates ou de l’agneau. Le 2007 offre toutefois plus de versatilité avec la nourriture et représente un bon rapport qualité/prix.

Un autre vin qui a piqué ma curiosité est la nouvelle gamme de vin commercialisé sous la griffe très marketing, Sibling Rivalry. Par cet ajout, les frères Speck veulent démontrer que la croyance selon laquelle la qualité d’un vin est liée à son prix est tout à fait dépassée. Avec la gamme Sibling Rivalry, on espère changer cette perception qu’un vin à petit prix est nécessairement un vin de moindre qualité. Pour 13.95$, le rouge du millésime 2007 est le résultat d’un ménage à trois soit du Merlot, Cabernet Franc et Cabernet sauvignon. Quant au blanc qui est un 2008, c’est un heureux mélange de fraîcheur issu de l’union du Riesling, Chardonnay et Gewurztraminer.

Enfin comme plusieurs vignerons le font actuellement un peu partout sur la planète, il y a un mouvement de développement durable dans l’industrie du vin en Ontario. Le projet Dirty Hands est une façon de préserver un mètre carré de terre fertile dans la péninsule du Niagara pour chaque bouteille produite au vignoble pour une année. Cependant les frères Speck font une mise en garde aux écologistes; « Ne buvez pas seulement nos vins parce qu’ils sont écologiques, buvez-en parce qu’ils sont de bonne qualité ». Paul, Matthew et Daniel ont pris les choses en main depuis le décès de leur père en 1993. Aujourd’hui le nom Henry of Pelham est un héritage familial que les amateurs de vins peuvent savourer en toute confiance lorsqu’ils ouvrent une bouteille portant le logo bleu avec le nom de l’ancêtre des frères Speck.

mercredi 11 juillet 2012

Le coyote aux pattes rouges et noires

Lorsque je me promenais dans l’arrière-pays de Niagara-on-the-Lake, je me suis laissé guider par mon instinct lorsque j’ai suivi la piste d’un coyote. Ce n’est pas parce que j’avais le goût de chasser, mais bien en raison de ma soif de découverte de nouveaux vignobles qui n’existaient pas lors de mon précédent passage dans la région en 1995. En fait le domaine de Coyotes Run est ouvert sous ce nom depuis mai 2004 puisque le vignoble était auparavant opéré par la famille Murdza pendant une trentaine d’année alors que ceux-ci fournissaient de plus grosses entreprises viticoles de la région avec leurs raisins de qualité. C’est un ancien soldat du nom de Jeff Aubry qui est un des partenaires fondateurs de Coyotes Run qui a décidé de poursuivre son rêve d’ouvrir son propre établissement vinicole. Malgré l’absence d’expérience dans le domaine, il aura réussit son pari de produire des vins de qualité élaboré selon des méthodes ou la sélection des raisins et son triage se font à la main.

Coyotes Run c’est 58 acres situé hors les limites du village de St David à Niagara-on-the-Lake. Depuis 2004, la philosophie d’exploitation met en valeur le caractère particulier du terroir alors que le sol est divisé en deux types distincts. La propriété est d’ailleurs divisée en deux sections quel’on a baptisé red paw et black paw. Le sol de Coyotes Run est très concentré en matière argilo-calcaire, ce qui est parfait pour le Pinot Noir. D’un coté du vignoble on retrouve une terre d’un brun foncé assez répandue dans la région et qui produit des vins riches et un peu terreux. De l’autre c’est une terre plus rare de sol de couleur rouge qui produit un vin plus en fruits et dégageant des arômes plus abondantes. C’est de cette façon que l’on distingue le pinot noir black paw et le red paw, et qui selon le personnel présent, donne des subtilités comparable à la différence entre un vin de Côte de Nuits et celui de la Côte de Beaune en Bourgogne, mais tout cela dans le même vignoble.

Il va s’en dire que l’expérience de la patte noire et de la patte rouge n’est plus réservée au seul pinot noir du domaine de Coyotes Run car le chardonnay et le Cabernet Franc sont aussi élaboré avec ces distinctions de sol. Le winemaker David Sheppard qui a œuvré plus d’une vingtaine d’année chez Inniskillin est l’artisan de ces vins de Coyotes Run. Tous les vins de ce domaine portent le gage de qualité VQA. Bien qu’il soit produit en petite quantité pour assurer un haut niveau de qualité certains vins se retrouvent sur les tablettes des magasins LCBO en Ontario et même au Manitoba et en Alberta. Malheureusement ces vins ne sont pas disponibles au Nouveau-Brunswick, pas plus qu’au Québec. Mon deuxième regret, c’est que le winemaker David Sheppard est un fan endurci des Maple Leafs de Toronto, c’est la preuve tout n’est pas parfait, même dans le monde du vin. Si Jim Balsillie avait réussit à rapatrier les Coyotes de Phoenix à Hamilton, je me demande quel aurait été son choix.

Enfin, pour ceux et celles qui connaissent Bob Izumi qui est reconnu pour ses émissions sur le plein-air et particulièrement pour Real Fishing television, le domaine Coyotes Run a élaboré une gamme de vin portant le nom du pêcheur de renom. À chaque bouteille vendue, un dollar est remis à la Fishing Forever Foundation, une organisation à but non-lucratif qui vise la préservation et le renouvellement de la ressource pour les pêcheurs de l’Ontario.

mardi 10 juillet 2012

Sur la route du vin des glaces

Du 22 au 30 juin dernier, ma visite dans la région viticole de la péninsule de Niagara, j’ai eu l’occasion de profiter de différents plaisirs de la vie en famille. Nous avons bien entendu admiré les célèbres chutes canadiennes en forme de fer à cheval qui, du haut de leurs 170 pieds, laisse tomber un impressionnant débit d’eau. C’est à bord de la petite croisière Maid of the mist que nous avons pu prendre connaissance à quel point la puissance de l’eau est phénoménale. En dehors de la ville très touristique de Niagara, il y a une attraction tout aussi associée à la région du Niagara, soit son vin de glace.

Bien que découvert par hasard à la fin du 18ème siècle, en Autriche et en Allemagne, alors que surpris par des gelées précoces, les vignerons furent obligés de presser des raisins glacés ce qui allait donner naissance au Eiswein en Europe, c’est au Canada qu’il a gagné ses véritable lettre de noblesse. Le Canada est aujourd’hui le premier producteur mondial de vin de glace. L’aventure canadienne a été entamée en 1973 par Walter Hainle qui a produit le premier icewine et commercialisé la première récolte en 1978, dans la région d’Okanagan en Colombie-Britannique.

La région de Niagara s’est ensuite illustrée en améliorant le produit et en devenant la référence sur la scène internationale grâce notamment à la percée de producteur comme Inniskillin dans certaines compétitions dont le Grand Prix d’Honneur à Vinexpo en 1991 avec leur 1989 Vidal Icewine. Lors de mon passage dans la région, j’ai eu la chance de déguster plusieurs produits chez différents producteurs. Dans la péninsule du Niagara, Royal de Maria se spécialise dans le Icewine. Toutefois j’ai gouté de très bons produits chez Pillitteri, Reif Estate, Cave Spring Cellars, Inniskillin, Thirty Bench, Stratus, Henry of Pelham, Konzelmann et Hillebrand. D’ailleurs le producteur d’origine allemande Konzelmann a été honoré plus récemment par le prestigieux magazine Wine Spectator en faisant le top 100 annuel des meilleurs vins de 2008 avec son Vidal 2006, une première pour un vin du Canada.

Bien que le vidal et le riesling sont les cépages les plus populaires pour le icewine canadien, on utilise aussi le Gewurztraminer, le Pinot Gris, le Chardonnay et le Kerner. Toutefois de plus en plus de cépages en rouge sont aussi utilisés soit du Pinot noir, Cabernet Franc, Gamay et Merlot. Cette tendance en rouge semble présente depuis 4 ou 5 ans seulement et il s’en trouve de très bons résultats.

L’industrie du Icewine est toujours en évolution et depuis l’an 2000, le producteur Pillitteri Estates Winery est devenu le plus important producteur de icewine au monde. Un produit de luxe pour plusieurs car le prix associé à une bouteille de 375 ml est en moyenne autour de 45 dollars. En 2006, le producteur Royal de Maria a mis sur le marché cinq caisses de vin de Chardonnay icewine, dont la bouteille se vendait à 30 000 dollars l’unité. Avouez qu’avec une telle facture pour un vin de glace qu’il y a de quoi refroidir les ardeurs de bien des acheteurs.

dimanche 8 juillet 2012

Tawse winery : sur la route des vins fins

Une autre belle découverte de mon passage dans les vignobles de l’escarpement du Niagara est située à proximité de Vineland au 3955 Cherry Ave. Un bon GPS vous aménera directement à la porte comme ce fût le cas lors de ma visite. Bien que ces vins ne soient pas disponibles au Nouveau-Brunswick (Et c’est bien dommage d’ailleurs) j’étais au courant qu’il y avait chez Tawse winery une jeune réputation de savoir-faire.

Les installations de ce producteur de la
péninsule du Niagara sont le tout dernier cri en matière de technologie dans l’élaboration des vins avec un domaine situé sur le Double Bench de l’escarpement du Niagara. Grâce à l’utilisation de l’énergie géothermique, Tawse winery est aussi une entreprise verte qui permet de réduire d’environ 80% l’énergie qui serait ordinairement utilisé avec les méthodes traditionnelles. Tawse winery a été construit de 2002 à 2004 et l’un des objectifs de conception était de se doter d’installations utilisant la dénivellation naturelle du terrain en exploitant 6 niveaux de gravité.

Tawse winery est d’ailleurs une sublime réussite architecturale. L’aménagement des lieux invite à la visite dès le premier contact visuel. Le propriétaire de Tawse, Moray Tawse est dédié à vouloir créer des vins qui expriment le terroir de l’Ontario tout en étant d’une qualité supérieure. Au niveau des vins, Tawse winery s’est tournée vers le winemaker
Pascal Marchant à titre de consultant, puisque ce dernier jouit d’une bonne réputation sur la scène internationale et parce qu’il possède de profondes connaissances dans l’élaboration des vins de Bourgogne. Ce dernier a d’ailleurs été impliqué dans leprojet du Clos Jordanne en 2003 pour atteindre de hauts standards dans la production de pinot noir et chardonnay. Paul Pender fait parti également de l’équipe voyant à l’élaboration des vins de Tawse winery.

Lors de ma visite, j’ai eu l’occasion de faire la dégustation de plusieurs bons vins. J’ai apprécié la gamme de chardonnay et de pinot noir, mais j’ai aussi grandement apprécié le riesling et le cabernet franc du domaine. Il faut aussi découvrir les particularités des différentes parcelles du vignoble. Les 32 acres exploitées dans la sous-appellation du Twenty Mile Bench au vignoble de Cherry Road sont divisées en 3 parcelles qui portent le nom de chacun des enfants de la famille Tawse, soit Carly’s Block, Robyn’s Block et David’s Block. Tawse Winery a aussi fait l’acquisition en 2004 d’une parcelle additionnelle de 48 acres appelée Quarry Road Vineyard, située dans la sous-appellation Vinemount Ridge. L’achat a été motivé notamment par la présence de 10 acres de chardonnay datant de 1998. Après quelques analyses des caractéristiques du site de Quarry Road, il fût décidé d’y planter également 10 acres de Pinot noir et de Riesling.

Je suis reparti de Tawse winery avec un Chardonnay Musqué 2008 ainsi que deux bouteilles du délicieux Tawse Growers Blend Pinot Noir de 2007. Ce sont à mon sens des vins qui définissent bien l’art d’élaborer des vins fins de qualité. D’ailleurs c’est à l’unanimité dans la région que l’on affirme que le millésime 2007 est le meilleur depuis le tournant du nouveau millénaire. Avec Tawse winery dans le décor viticole de l’Ontario, il est à parié que la qualité sera au rendez-vous sur une base régulière. C’est un petit joyau qui n’a pas fini de briller.

vendredi 6 juillet 2012

Konzelmann : l’aventure allemande en sol canadien

Le 24 juin dernier, lors de mon séjour dans la péninsule du Niagara, je me suis promené de vignoble en vignoble comme une abeille qui butine de fleur en fleur. Lors de cette journée ensoleillée et humide, mon premier arrêt avec ma conjointe aura été particulièrement intéressant puisqu’on s’est rendu chez Konzelmann près de Niagara on the Lake. C’est le seul vignoble directement en bordure du Lac Ontario dans toute la région du Niagara. D’ailleurs par temps clair, on peut y admirer la silhouette de la tour du CN à Toronto, de l’autre bord du lac.

Lors de notre visite, nous avons été reçu par Jansin Ozkur responsable du marketing (voir la photo) et des relations médiatiques. Je n’avais pas trop annoncé mon arrivée d’avance, mais cet ancien journaliste d’origine turc est au Canada depuis plus d’un quart de siècle. Dès le premier contact il s’est empressé de nous partager de l’information sur Konzelmann et ses vins. Nous en avons profité d’abord pour déguster quelques échantillons des produits vedettes de cette maison qui œuvre dans le monde viticole depuis 1893. En fait, Konzelmann a débuté dans l’industrie du vin en Allemagne sur le vieux continent. C’est Friedrich Konzelmann de Uhlbach, près de Stuttgart, qui était restaurateur à l’époque et qui a décidé de fonder Konzelmann Estate Winery. De cette façon il pouvait tout aussi bien élaborer des vins pour lui-même ainsi que pour son établissement de restauration.

L’aventure Konzelmann se déplace ensuite au Canada en 1984. Herbert Konzelmann poursuit la tradition de la famille après avoir joint la vinerie en 1958, en établissant Konzelmann dans la péninsule du Niagara suite à différentes difficultés rencontrées en Allemagne alors que les terres devenaient de plus en plus difficiles à obtenir et en raison des coûts élevés de celles-ci. Aujourd’hui Konzelmann produit plus d’une trentaine de vins de sélection VQA (Vintners Quality Alliance) ce qui représente plus de 40 000 caisses de vin et une capacité d’entreposage de plus de 600,000 litres.

C’est aussi durant cette visite que j’ai eu la chance de déguster le seul vin canadien a figurer au prestigieux palmarès du Top 100 du magazine américain Wine Spectator. Le vin de glace Vidal 2006 de Konzelmann a réussi cet exploit en décrochant le 100e rang du classement 2008, un événement annuel qui se perpétue depuis 1988. Au total, 23 vignobles canadiens, la plupart établis en Ontario, ont soumis 80 produits au jury du magazine Wine Spectator comme le confirmait le rédacteur en chef, Tom Matthews dans une entrevue au Journal Les Affaires.

Cette reconnaissance du Icewine de Konzelmann semble avoir donné un élan positif aux plans de développement de la maison. En fait, lors de mon passage Monsieur Ozkur m’a fait visiter ce qui sera le premier bar à dégustation entièrement dédié au Icewine. Les travaux étaient pas mal avancés lorsque j’ai effectué ma visite et cette nouvelle section de la vinerie devrait être en opération dans quelques semaines. Au chapitre gustatif, le Vidal 2006 de Konzelmann est moelleux, rond et avec ses arômes d’abricot il s’en dégage un exotisme qui plaît au palais. Un pure délice qui malgré ses 65$ dollars pour 375 millilitres pourrait bien s’envoler d’ici la fin de l’été.

Lorsque j’étais au bar de dégustation, j’ai eu la chance de serrer la pince d’Eric Pearson l’assistant viticulteur d’Herbert Konzelmann. Nous avons bien entendu terminé notre visite en visitant les vignes ou nous avons saisis sur photo le souvenir impérissable de notre visite dans ce petit coin d’Allemagne en Ontario. Si vous avez la chance de vous promener dans les parages de Niagara on the Lake, passez faire votre tour. Situé au 1096 Lakeshore Road, il est possible de prendre part à un tour guidé des installations de Konzelmann de mai à septembre. Il y a deux visites par jour, soit l’une en avant-midi à 11 h 30 et l’autre vers 14 h 30. Le bar de dégustation et la boutique sont ouverts durant la période la plus achalandée, soit de mai à octobre de 10 h à 18 h quotidiennement. Bien que plusieurs produits se retrouvent sur les tablettes de la LCBO (Liquor Control Board of Ontario) la majorité des vins ne sont disponibles qu’à la boutique du vignoble. Donc faites vos provisions au passage.

mercredi 4 juillet 2012

Un agréable séjour dans les vignes de l’Ontario


Me voici de retour de mes vacances en Ontario. Cette tournée des vignobles dans la belle région du Niagara aura été positive à plusieurs niveaux. D’abord il faut dire que j’ai été grandement impressionné par l’évolution de l’industrie du vin dans cette province. Qu’il s’agisse du nombre d’installations viticoles ou de la qualité des vins qui sont produits, j’ai subit un choque si je compare cette visite à celle que j’avais fait en 1995. En 14 ans, l’industrie du vin canadienne a fait des bonds impressionnants. La renommée des vins de glace de l’Ontario n’est plus à faire, il y a d’ailleurs plusieurs producteurs qui en font de très bons. À ce titre, le domaine de Konzelmann est devenu la première winery canadienne à figurer au top 100 annuel du Wine Spectator en 2008. J’aurais l’occasion dans un nouvel article d’élaborer un peu plus sur ma visite à cet endroit. L’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs a également rehaussé les standards de l’ensemble des producteurs présents dans cette région propice à la culture de la vigne. Le Clos Jordanne est un bel exemple de ce sérieux à vouloir produire des vins de terroir. J’ai d’ailleurs eu le privilège de rencontrer l’assistant winemaker Sébastien Jacquey, je reviendrais aussi sur le sujet dans un prochain article. Avec la publicité entourant le Jugement de Montréal, cette maison n’a pas fini de faire jaser.

J’ai également découvert plusieurs petites productions qui méritent le détour. En 1995 j’avais visité Hillebrand et Inniskillin et je dois vous dire que ces deux endroits sont méconnaissables. Hillebrand est encore plus accueillant avec un excellent tour et une salle de dégustation très spacieuse et bien aménagée. Le personnel est bien rodé et les vins ont aussi évolué. Quant à Inniskillin, je me suis présenté là un mardi et il y avait foule. La maison est victime de son succès et étant donné mon manque de temps j’ai été obligé d’écourter ma visite.

Parmi les endroits visités durant cette semaine dans la région, les noms de Malivoire, Henry of Pelham, Tawse Winery, Coyote’s Run, Cave Spring, Stratus, Jackson Triggs, Château des Charmes, Angels Gate, Thirty Bench, Flat Rock Cellar, Peninsula Ridge, Wayne Gretzky, Pillitterri et Pellar Estates furent aussi sur ma route. En tout 19 magnifiques producteurs duquel j’ai acheté des produits. Plusieurs vins de ces maisons se retrouvent sur les tablettes de la société d’état des alcools de l’Ontario (LCBO) et quelques uns chez nous au Nouveau-Brunswick.

Étant hébergé dans la région de Ste Catharines j’étais donc au beau milieu de cette région à seulement une trentaine de minutes de routes dans chaque direction. La route des vins de la région de la Péninsule du Niagara est un secret bien gardé qui mérite un séjour. Maintenant que le Icewine a fait sa marque, le défi de l’industrie demeure toujours réel. La région se doit de trouver sa niche au niveau des cépages vedettes. On y produit beaucoup de choses mais le niveau de qualité est un peu inégal d’un vin à l’autre. Pour ma part j’ai été séduit par les vins de chardonnay, riesling, pinot noir et cabernet sauvignon.

Mes visites à Flat Rock Cellar, Coyotes Run et Tawse Winery ont été de belles découvertes notamment pour la variété de pinots noirs. Thirty Bench, Cave Spring Cellar et Pillitterri sont mes coups de cœur pour le riesling.

mercredi 30 mai 2012

Les meilleurs vins de la 13e édition de Festivin

À chaque année, le Festivin dévoile la liste de ses vins primés en tenant compte de différentes catégories. La 13e édition des vins primés a été jugée lors d’une dégustation à l’aveugle qui s’est déroulée à l’Auberge de la Baie de Caraquet le 1er mai dernier. Parmi les juges de cet événement il y avait un mélange d’hommes et de femmes qui sont des bons amateurs de vins comme moi ou encore des professionnels comme le sommelier Robert Noël d'Alcool NB. C’est un exercice agréable mais qui demande aussi beaucoup car nous devons noter nos impressions rapidement et nous devons aussi faire abstraction de nos goûts personnels. De plus, nous devons goûter plusieurs produits aux arômes et saveurs bien différents et de qualité bien souvent aux antipodes. C’est aussi une belle leçon d’humilité pour les dégustateurs car parfois nous nous laissons influencer par des étiquettes. C’est pourquoi la formule à l’aveugle (bouteille non-visible) permet d’apporter un jugement plus honnête. Puisque c’est le début officiel de la 13e édition du Festivin aujourd’hui, je vous dévoile pratiquement en primeur les vins lauréats de 2009!

Vins Blanc moins de $15
1er prix 777081714842 Pelee Island Gewurztraminer 2007, Ontario
2e prix 839743000325 Yellow Tail Pinot Grigio 2008, Australie
2e prix 7798039590199 Trivento Tribu Viognier 2008, Argentine

Vins Blanc plus de $15
1er prix 657891700115 Treana Mer Soleil Central Coast 2006, Californie
2e prix 183103000013 Dr Loosen Riesling 2008, Allemagne
3e prix 657891704212 Liberty School Chardonnay Central Coast 2005, Californie

Vins Rouge moins de $15
1er prix 667661200110 Jindalee Circle Cabernet 2007, Australie
2e prix 83974300035 Yellow Tail Merlot 2007, Australie
3e prix 7791540127137 Las Moras Shiraz 2008, Argentine

Vins Rouge plus de $15
1er prix 714153016732 Château de la Rivière Fronsac 2003, Bordeaux
2e prix 7804320143941 Concha Y Toro Trio Reserva 2006. Chili
3e prix 9311910102069 Peter Leh,ann Clancy’s Legendary Red 2005,Australie

jeudi 26 janvier 2012

Mes 10 vins inoubliables de 2009


Je sais que la nouvelle année est déjà bien amorcée et que les rétrospectives ont été fait sur plusieurs sujets d’actualité sur les scènes internationales, sportives, culturelles et j’en passe. Néanmoins avec tous ce qui s’est passé dans mon année à titre d’auteur d’un livre et de blogueur, je me suis dit qu’il est important de s’arrêter un peu et de revisiter nos bons souvenirs. Comme vous le savez mon guide Le Tire-bouchon 2010 met en valeur des vins qui sont ou étaient disponibles au Nouveau-Brunswick. Néanmoins je dois confesser que j’ai dégusté aussi des produits que l’on retrouve au Québec par le biais de la SAQ et aussi directement aux domaines et vignoble lors de mes différends voyages.

Évidemment j’aurais pu constituer cette liste avec 10 vins du bordelais suite aux différentes dégustations de Bordeaux 2005 que j’ai eu l’opportunité de découvrir avec les présentations d’Alcool NB à Caraquet et Moncton. J’ai essayé d’en retenir un ou deux seulement car je prône la variété. Je partage aujourd’hui la liste de mes 10 bons souvenirs vineux de l’année 2009 : 10- Le Black Paw Vineyard Pinot Noir 2007 à $49.95. C’est un vin que j’ai eu le plaisir de découvrir lors de mon passage dans la région du Niagara en juin 2009. Un vin riche en fruit avec les saveurs de la cerise et des tannins veloutés avec une touche épicée en finale. 9-Beringer Private Reserve 2006 à $51.98. J’avais fait la découverte de ce fabuleux chardonnay lors d’une visite l’année précédente dans Napa. À mon grand plaisir j’ai eu ensuite l’opportunité de retrouver ce vin chez nous au Nouveau-Brunswick. Le vin a été commenté dans mon livre. 8-Le Clos Jordanne 2005 Le Grand Clos Pinot Noir à 61 dollars. Lors de mon séjour en Ontario j’ai eu aussi l’opportunité de visiter les installations du Clos Jordanne non loin d’Hamilton. Ce projet conjoint entre Vincor et Boisset de France a donné des naissances à des vins qui ont l’ambition d’offrir la qualité des grands vins de Bourgogne au Canada. Après avoir goûté le Grand Clos, je suis d’avis qu’ils ne sont pas loin de l’atteinte de cet objectif. 7- Cain Five 1998 et 1999. Lors de soirées festives chez un des mes amis, j’ai eu la chance de boire ce savoureux vin de la Californie dans ces deux millésimes. En fait, c’est une grosse pointure de Napa que j’affectionne depuis des lunes. 6-Champagne Duval Leroy Brut à 56.79$. Je ne dédaigne pas me laisser envouter par le plaisir des bulles durant l’année et ce Champagne non-millésimé a été sélectionné en 2008 par le magazine Wine Spectator pour figurer dans son top 100 de l’année. J’avais profité de l’occasion pour en acheter deux bouteilles. Il en reste seulement une douzaine en disponibilité au Nouveau-Brunswick. 5-Mission Hill Oculus 2004 à 70.49$. Le vin a été victime de son succès et c’est pourquoi il faut débourser plus de 70 dollars pour savourer ce produit exceptionnel de la Vallée d’Okanagan en Colombie-Britannique. Un canadien à la méthode bordelaise que j’avais aussi commenté dans mon guide Le Tire-bouchon Griffin 2010. 4- Les Forts de Latour Pauillac Premier Grand Cru Classé (2e vin) à 195$. Un autre vin dégusté à Moncton dans le cadre de la présentation de la 2e vague des Bordeaux 2005 présentés au Delta en novembre dernier. J’ai eu l’opportunité de déguster ce vin dans différents millésimes dans le passé, mais le 2005 s’annonce fort prometteur d’ici quelques années bien qu’il s’avère déjà magnifique malgré sa jeunesse. 3-Château de la Rivière Fronsac 2003 à 35.78$. Ce vin a été l’un de mes grands coup de cœur de l’année. Je l’avais choisit à l’aveugle alors que je participais à un concours visant à déterminer les vins primés du Festivin de Caraquet en lui accordant ma seule note parfaite de 20 sur 20. Malheureusement comme plusieurs produits qui passent par les tablettes de notre monopole d’état, il ne se trouve plus chez nous. On trouve du 2001 et du 2000 (en magnum) au Québec. 2-Le Château Lascombe Second Cru de Margaux à 160$. Comme je l’indiquais dans mon introduction ce vin a été présenté au Delta Beauséjour par mon ami Robert Noël alors sommelier d’Alcool NB. Ces vins achetés auprès du monopole terre-neuvien étaient du pur bonbon et le Lascombe aura joué sur mes cordes sensibles. 1-Château Peby Faugères Grand Cru 1998 à 114$. Dégusté en juillet dernier lors d’une soirée chez un ami, je me suis délecté de ce vin de la région de St-Émilion au potentiel de garde extraordinaire. Le Péby Faugère est issu de vignes de plus de 45 ans d’âge et pratiquement à 100% merlot! Incroyable!