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dimanche 9 décembre 2012

Souvenirs d'une journée d'été à Dunham

À l'été 2004 j'ai eu l'occasion de faire la route des vins québecoise en passant par la belle région de l'Estrie dans l'arrière pays de Dunham. J'ai consacré ma journée à visiter ces belles petites propriétés transformées en vignobles par des passionnés. Lors de cette belle journée d'août, je me suis arrêté à plusieurs adresses! D'abord j'ai été attiré par cet immense bâtiment rouge qui contrastait dans ce décor verdoyant. C'est au Vignobles les Blancs Côteaux que j'ai fait mon premier arrêt. Une jolie boutique pour y montrer les vins que la famille Dubé offre à cette propriété qui est née des collines bucolique de la région en 1989. On y cultive 11 hectares en vignes dans 3 différents cépages. Après avoir goûté quelques échantillons, moi et ma douce reprennont tranquillement notre chemin...Rassurez-vous j'ai goûté et non bu, car je dois bien entendu conduire jusqu'à Cowansville pour mon retour en fin de journée!


Mon deuxième arrêt, c'est au Domaine des Côtes d'Ardoise que je décide de stopper ma Montana. Ce fut dit-on le premier vignoble de Dunham. Le Domaine des Côtes d'Ardoise produit chaque année deux vins rouge, deux vins blanc, un Riesling et un vin doux naturel, dont la qualité s'est maintenue durant les sept à huit dernières années. Plus petit en superficie que le Vignobles les Blancs Côteaux avec 7.7 hectares, on y produit tout de même de bons vins à partir d'un peu plus de cépages dont le Seyval, le Maréchal Foch, le Chaunac, du Riesling, du Gamay, du Vidal et l'Aurore. En production depuis 1982, le Domaine des Côtes d'Ardoise propriété du Dr Jacques Papillon vaut le détour. Le riesling est à découvrir ainsi que le vin Givrée d'Ardoise Blanc, un vin de glace à environs 40 dollars la bouteille de 375 ml et disponible à la SAQ.


Mon 3e arrêt fût motivé par le nom de cette propriété un peu à l'écart des autres soit le Vignoble des Trois Clochers où nous avons une magnifique vue sur la région de Dunham et d'ou l'on peut aussi distinguer trois clochers d'églises. Propriété de Robert Brisebois et Nadège Marion depuis 1997, ce vignoble a débuté ses activités en 1986 avec ses premiers plants de vigne. Le domaine fait à lui seul 24 hectares mais seulement 4 y sont consacré à la vigne et en production depuis 1992. J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec la propriétaire qui semblait quand même débordée à ce temps là de l'année et après avoir goûté le vin qu'elle décrivait avec passion je me suis laissé convaincre d'acheter quelques bouteilles...ce que je n'avais pas fait aux autres. Le seyal blanc qui compose son vin Les Trois Clochers est certe un beau petit vin blanc, sec et fruité.

Enfin je me suis rendu au Domaine de l'Orpailleur, ceux qui connaissent la région savent que je n'ai pas fait la route dans l'ordre. Je suis revenu sur mon chemin quelques fois. Je m'étais gardé l'Orpailleur pour la fin. Un domaine certe un peu plus fortuné. C'est en 1982 que les viticulteurs français Hervé Durand et Charles-Henri de Coussergues et leurs associés québécois Frank Furtado, producteur, et Pierre Rodrigue se lancent dans l'aventure du vin. En 1985, la première récolte donne 15ooo bouteilles et le nom L'Orpailleur est attribué au domaine par Gilles Vigneault. Ce terme veux dire "chercheur d'or". Un peu plus de 10 hectares sont exploité sur cette propriété qui offre des visites guidés très bien structurées. La qualité du vin est surprenante! La cuvée spéciale de Vin gris était un pure délice. La petite présentation vidéo aide à comprendre un peu mieux la fabrication du vin, mais surtout de découvrir à quel point ce travail n'est pas évident dans un climat comme celui du Québec.

Demain lors de ma prochaine chronique, je vous parlerais plus en détails d'un vin produit à l'Orpailleur et qui représente un bel achat pour la période des fêtes!

samedi 25 août 2012

Concours SAQ « Découvrez la route des vins des Cantons-de-l’Est »

Du 23 août au 2 septembre, la SAQ cherche à promouvoir davantage les produits du terroir Québecois, un reproche que plusieurs consommateurs lui avait fait dans le passé. La SAQ lance un concours intitulé « Découvrez la route des vins des Cantons-de-l’Est »!

Ce concours qui s’adresse aux résidents du Québec est exclusif au site SAQ.com.
Au total cinq forfaits d’un week end pour deux personnes sur la route des vins des Cantons-de-l’Est d’une valeur de 1000,00$ chacun, seront attribués.

De ce lot on fera le tirage de deux Forfaits à l’Auberge West Brome et SPA et trois forfaits au Château Bromont :

Une excellente initiative car le Québec devrait s’inspirer davantage des succès de l’industrie viticole de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. À titre d’exemple la LCBO (Liquor Control Board of Ontario) accorde une place de choix sur ses tablettes pour les vins provenant de ses régions viticoles comme le Niagara.

De plus un aspect touristique important découle de ce genre de circuit de routes des vins qui est très populaire en France et dans d’autres pays d’Europe.

mardi 7 août 2012

Une nouvelle Route des vins en Montérégie

L’industrie du vin et l’industrie touristique s’harmonisent dans le but de concerter les efforts pour tirer profit de leurs forces mutuelles. C’est dans cet état d’esprit qu’est née une nouvelle route des vins dans la belle province. En fait ce qui est nouveau c’est son nom et la définition de son territoire car les vignobles y sont déjà en évidence dans le paysage depuis bon nombre d’années. La Route des vins de la Montérégie a été lancée le 20 juillet dernier à St-Jean-sur-le-Richelieu.


Je connais bien la région pour y avoir moi-même résidé pendant plus d’une année au début des années 90 alors que j’étais animateur du matin à la station Z-104 à St-Jean-sur-le-Richelieu. Cette région attrayante par sa proximité de la Ville de Montréal, mais aussi pour sa magnifique rivière (lorsqu’elle ne quitte pas son lit) et ses zones agricoles propices à la culture de la vigne. Déjà à cette époque j’avais eu la chance de visiter quelques vignobles qui sont encore là de nos jours. Néanmoins ce secteur viticole québécois vivait dans l’ombre de la Route des vins de l’Estrie et particulièrement avec les vignobles plus connus de la région de Dunham.

D’ailleurs les producteurs de cette région ont quelques craintes que la nouvelle route des vins de la Montérégie ne leur coupe l’herbe sous les pieds, notamment par sa proximité de la région urbaine de Montréal et qu’ils ne se rendent plus vers les vignobles de l’Estrie. Le parcours de l’Estrie situé à une heure de Montréal est de 120 kilomètres et regroupe17 vignobles, tandis que les 16 vignobles du circuit de la Montérégie est à une trentaine de minutes en moyenne.

Chose certaine l'oenotourisme au Québec gagne en popularité. Déjà au moins 7 vignobles d’une route intitulée Route des Vins 4 Monts avait tenté de se distinguer il y a quelques années. Aujourd’hui ces vignobles à proximité des Monts Saint-Hilaire, Rougemont, Yamaska et Shefford se sont associés au circuit de la Montérégie.

Les vignobles du Clos Mont St-Hilaire, Les Murmures, De Lavoie, Artisans du Terroir, Les Petits Cailloux, Coteau St-Paul et Côte des Limousins composaient la Route des Vins 4 Monts. Ils partagent maintenant le circuit de la Montérégie avec le Domaine des Salamandres, le Domaine Elbama, La Romance du Vin, de Pommeraie et vignoble Coteau-St-Paul, le Vignoble Côte de Vaudreuil, du Vignoble Coteau Rougemont, le Vignoble du Domaine Saint-Jacques, le Vignoble du Marathonien, Vignoble J.O. Montpetit et Fils, le Vignoble Kobloth et enfin du Vignoble Morou

Le nouveau circuit montérégien propose 16 étapes reliant Rigaud à Saint-Paul-d’Abbotsford, en passant par Vaudreuil-Dorion, Saint-Étienne-de-Beauharnois, Havelock, Hemmingford, Saint-Cyprien-de-Napierville, Saint-Jacques-le-Mineur, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Amable, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Jean-Baptiste et Rougemont.

Ne reste plus qu’à trouver un conducteur désigné devant une route enivrante.

dimanche 15 juillet 2012

L’Ontario dans la tendance du Riesling

Le riesling est-il devenu la nouvelle coqueluche en blanc? Lors de mon séjour en Ontario dans la région du Niagara, je m’en suis convaincu tellement ce dernier semblait tirer son épingle du jeu avec brio vu la qualité de ses vins issus de ce cépage et la popularité du produit auprès des consommateurs chez plusieurs bons producteurs.

Chaque époque apporte une mode auprès des consommateurs de vins. L’influence provient parfois de changements dans les habitudes et l’évolution des goûts grandement influencé par le marketing semble aussi dicter la tendance. On a qu’à penser à la célèbre production cinématographique Sideways qui a fait avancer la cause du pinot noir tout en reléguant le merlot dans le siège-arrière, grâce à cette citation croustillante du personnage de Paul Giamatti dans la peau de Miles Raymond.
“No, if anyone orders Merlot, I'm leaving. I am NOT drinking any fu??ing Merlot!” Le chardonnay qui a longuement été le préféré des amateurs de vins blancs a aussi connu une baisse de popularité. Les gens découvrent de nouvelles choses et la diversité semble aussi s’implanter dans les habitudes.

On constate un engouement de plus en plus prononcé envers le Riesling. Originaire de la vallée du Rhin et de la Moselle, ce cépage s’illustre comme un vin idéal pour accompagner les plats gastronomiques. Les vins issus de ce cépage sont habituellement sec, racé, légèrement fruité, au nez fin, floral et avec un penchant sur la minéralité. La répartition du cépage est forte en Allemagne et en France surtout avec l’Alsace qui se démarque, mais plusieurs régions des États-Unis s’illustrent comme en Californie, l’état de New York et l’État de Washington.

Mon passage dans la région de la petite appelation de Beamsville Bench a été concluant. Le Canada est capable de produire de très bons rieslings. Si plusieurs personnes évitent d’acheter des rieslings allemands c’est à cause de la réputation de vins fruités et sucrés qu’ont ces vins chez nous. Il faut dire que les meilleurs rieslings d’Allemagne sont habituellement écoulés en Europe avant d’atteindre l’Amérique sauf exception de quelques bons produits. Que cela ne tienne, j’ai découvert quelques bonnes maisons de chez nous dont
Cave Spring cellars qui fêtera son 25 anniversaire en 2010. Fondé en par le cultivateur de raisin Leonard Pennachetti et le vinificateur Angelo Pavan, le domaine de Cave Spring a planté ses premières vignes en 1978. La commercialisation sous le nom de Cave Spring cellars s’est fait beaucoup plus tard dans les années 80. Le sol de cette région de l’escarpement du Niagara offre une gamme de vins qui sont davantage racées et complexe que ceux des reliefs plus plats. On trouve aussi de bons exemples de Riesling chez Flat Rock cellars, Thirty Bench et Tawse winery dans le même ordre d’idée. Avec une gamme de 7 vins chez Cave Springs cellars incluant le fameux vin Indian Summer Riesling, il a certainement une expertise qui émerge dans cette région. Est-il possible que la région puisse se trouver une niche autre que celle du Icewine. En faisant le parallèle entre l’Allemagne et cette région du Canada, on peut se permettre d’y croire. Chose certaine pour le consommateur ordinaire le Riesling est beaucoup plus abordable et accessible que le Icewine. De plus pour contribuer à faire connaître davantage ce cépage, le monde de la restauration représente un beau soutien. Le riesling s’accorde avec une multitude de mets comme les fruits de mer, le poulet, des fromages et même certaines cuisines exotiques de type asiatique.

Parmi les autres belles découvertes sur mon passage, j’ai goûté de très agréables riesling chez Konzelmann, Pillitteri, Henry of Pelham et Reif Estate. Je suis persuadé qu’il y en a une multitude d’autres à découvrir, il s’agit de se promener dans l’un des nombreux établissements viticoles de cette région. Est-ce que je vous ai mentionné en passant que le vin blanc de l’année en Ontario est un Riesling.
L’honneur revient au
Thirty Bench 2007 Riesling.

mardi 10 juillet 2012

Sur la route du vin des glaces

Du 22 au 30 juin dernier, ma visite dans la région viticole de la péninsule de Niagara, j’ai eu l’occasion de profiter de différents plaisirs de la vie en famille. Nous avons bien entendu admiré les célèbres chutes canadiennes en forme de fer à cheval qui, du haut de leurs 170 pieds, laisse tomber un impressionnant débit d’eau. C’est à bord de la petite croisière Maid of the mist que nous avons pu prendre connaissance à quel point la puissance de l’eau est phénoménale. En dehors de la ville très touristique de Niagara, il y a une attraction tout aussi associée à la région du Niagara, soit son vin de glace.

Bien que découvert par hasard à la fin du 18ème siècle, en Autriche et en Allemagne, alors que surpris par des gelées précoces, les vignerons furent obligés de presser des raisins glacés ce qui allait donner naissance au Eiswein en Europe, c’est au Canada qu’il a gagné ses véritable lettre de noblesse. Le Canada est aujourd’hui le premier producteur mondial de vin de glace. L’aventure canadienne a été entamée en 1973 par Walter Hainle qui a produit le premier icewine et commercialisé la première récolte en 1978, dans la région d’Okanagan en Colombie-Britannique.

La région de Niagara s’est ensuite illustrée en améliorant le produit et en devenant la référence sur la scène internationale grâce notamment à la percée de producteur comme Inniskillin dans certaines compétitions dont le Grand Prix d’Honneur à Vinexpo en 1991 avec leur 1989 Vidal Icewine. Lors de mon passage dans la région, j’ai eu la chance de déguster plusieurs produits chez différents producteurs. Dans la péninsule du Niagara, Royal de Maria se spécialise dans le Icewine. Toutefois j’ai gouté de très bons produits chez Pillitteri, Reif Estate, Cave Spring Cellars, Inniskillin, Thirty Bench, Stratus, Henry of Pelham, Konzelmann et Hillebrand. D’ailleurs le producteur d’origine allemande Konzelmann a été honoré plus récemment par le prestigieux magazine Wine Spectator en faisant le top 100 annuel des meilleurs vins de 2008 avec son Vidal 2006, une première pour un vin du Canada.

Bien que le vidal et le riesling sont les cépages les plus populaires pour le icewine canadien, on utilise aussi le Gewurztraminer, le Pinot Gris, le Chardonnay et le Kerner. Toutefois de plus en plus de cépages en rouge sont aussi utilisés soit du Pinot noir, Cabernet Franc, Gamay et Merlot. Cette tendance en rouge semble présente depuis 4 ou 5 ans seulement et il s’en trouve de très bons résultats.

L’industrie du Icewine est toujours en évolution et depuis l’an 2000, le producteur Pillitteri Estates Winery est devenu le plus important producteur de icewine au monde. Un produit de luxe pour plusieurs car le prix associé à une bouteille de 375 ml est en moyenne autour de 45 dollars. En 2006, le producteur Royal de Maria a mis sur le marché cinq caisses de vin de Chardonnay icewine, dont la bouteille se vendait à 30 000 dollars l’unité. Avouez qu’avec une telle facture pour un vin de glace qu’il y a de quoi refroidir les ardeurs de bien des acheteurs.

vendredi 6 juillet 2012

Konzelmann : l’aventure allemande en sol canadien

Le 24 juin dernier, lors de mon séjour dans la péninsule du Niagara, je me suis promené de vignoble en vignoble comme une abeille qui butine de fleur en fleur. Lors de cette journée ensoleillée et humide, mon premier arrêt avec ma conjointe aura été particulièrement intéressant puisqu’on s’est rendu chez Konzelmann près de Niagara on the Lake. C’est le seul vignoble directement en bordure du Lac Ontario dans toute la région du Niagara. D’ailleurs par temps clair, on peut y admirer la silhouette de la tour du CN à Toronto, de l’autre bord du lac.

Lors de notre visite, nous avons été reçu par Jansin Ozkur responsable du marketing (voir la photo) et des relations médiatiques. Je n’avais pas trop annoncé mon arrivée d’avance, mais cet ancien journaliste d’origine turc est au Canada depuis plus d’un quart de siècle. Dès le premier contact il s’est empressé de nous partager de l’information sur Konzelmann et ses vins. Nous en avons profité d’abord pour déguster quelques échantillons des produits vedettes de cette maison qui œuvre dans le monde viticole depuis 1893. En fait, Konzelmann a débuté dans l’industrie du vin en Allemagne sur le vieux continent. C’est Friedrich Konzelmann de Uhlbach, près de Stuttgart, qui était restaurateur à l’époque et qui a décidé de fonder Konzelmann Estate Winery. De cette façon il pouvait tout aussi bien élaborer des vins pour lui-même ainsi que pour son établissement de restauration.

L’aventure Konzelmann se déplace ensuite au Canada en 1984. Herbert Konzelmann poursuit la tradition de la famille après avoir joint la vinerie en 1958, en établissant Konzelmann dans la péninsule du Niagara suite à différentes difficultés rencontrées en Allemagne alors que les terres devenaient de plus en plus difficiles à obtenir et en raison des coûts élevés de celles-ci. Aujourd’hui Konzelmann produit plus d’une trentaine de vins de sélection VQA (Vintners Quality Alliance) ce qui représente plus de 40 000 caisses de vin et une capacité d’entreposage de plus de 600,000 litres.

C’est aussi durant cette visite que j’ai eu la chance de déguster le seul vin canadien a figurer au prestigieux palmarès du Top 100 du magazine américain Wine Spectator. Le vin de glace Vidal 2006 de Konzelmann a réussi cet exploit en décrochant le 100e rang du classement 2008, un événement annuel qui se perpétue depuis 1988. Au total, 23 vignobles canadiens, la plupart établis en Ontario, ont soumis 80 produits au jury du magazine Wine Spectator comme le confirmait le rédacteur en chef, Tom Matthews dans une entrevue au Journal Les Affaires.

Cette reconnaissance du Icewine de Konzelmann semble avoir donné un élan positif aux plans de développement de la maison. En fait, lors de mon passage Monsieur Ozkur m’a fait visiter ce qui sera le premier bar à dégustation entièrement dédié au Icewine. Les travaux étaient pas mal avancés lorsque j’ai effectué ma visite et cette nouvelle section de la vinerie devrait être en opération dans quelques semaines. Au chapitre gustatif, le Vidal 2006 de Konzelmann est moelleux, rond et avec ses arômes d’abricot il s’en dégage un exotisme qui plaît au palais. Un pure délice qui malgré ses 65$ dollars pour 375 millilitres pourrait bien s’envoler d’ici la fin de l’été.

Lorsque j’étais au bar de dégustation, j’ai eu la chance de serrer la pince d’Eric Pearson l’assistant viticulteur d’Herbert Konzelmann. Nous avons bien entendu terminé notre visite en visitant les vignes ou nous avons saisis sur photo le souvenir impérissable de notre visite dans ce petit coin d’Allemagne en Ontario. Si vous avez la chance de vous promener dans les parages de Niagara on the Lake, passez faire votre tour. Situé au 1096 Lakeshore Road, il est possible de prendre part à un tour guidé des installations de Konzelmann de mai à septembre. Il y a deux visites par jour, soit l’une en avant-midi à 11 h 30 et l’autre vers 14 h 30. Le bar de dégustation et la boutique sont ouverts durant la période la plus achalandée, soit de mai à octobre de 10 h à 18 h quotidiennement. Bien que plusieurs produits se retrouvent sur les tablettes de la LCBO (Liquor Control Board of Ontario) la majorité des vins ne sont disponibles qu’à la boutique du vignoble. Donc faites vos provisions au passage.

jeudi 21 juin 2012

À la découverte de la Route des vins du Québec

Je vous avais parlé de la route des vins du Québec et particulièrement de l'article "Souvenirs d'une journée d'été à Dunham" et bien sachez que la région de Brome-Missisquoi vient de prendre l'initiative de faire connaître le terroir du Québec. Cette nouvelle véhiculée par le site Cyberpresse
dans un article de Martine Bouliane. Ce guide des vins de la région Brome-Missisquoi met en vedette 14 vignobles qui représentent environs une soixantaine de vins qui sont en vente le long de cette Route. Dans ce guide on y fait la description des vins en y incluant notamment les détails concernant les cépages et en y donnant les accords mets et vins qui sont possibles.

Cette belle région touristique situé à environ 45 minutes de Montréal mettra donc en évidence ce carnet des vins dans les vignobles qui jalonnent la Route des vins de la région pour la modique somme de 2 dollars.

On retrouve également dans ce petit guide de format poche un plan de la Route et une liste des Amis de la Route des vins, qui comprend des entreprises de restauration, de plein air et des galeries d'art qui se sont jointes au circuit.

mercredi 20 juin 2012

Une route et du vin au Nouveau-Brunswick

Pour avoir fait plus d’une centaine de vignobles au Canada durant mes voyages, j’ai eu la chance de faire des rencontres et des découvertes d’intérêt.  Pour un amateur de vin comme moi, il était important de faire le tour des viticulteurs du Canada avant d’aller voir ailleurs ce qui se fait.  Colombie-Britannique, Ontario, Québec et Nouvelle-Écosse ont été visité et je me disais que j’avais fait le tour du sujet.  Cependant c’était ignorer ce qui existe pratiquement dans ma propre province, le Nouveau-Brunswick.

Évidemment si vous cherchez des vins provenant du Nouveau-Brunswick sur les tablettes, il y a très peu de chance que vous puissiez trouver des produits sauf pour quelques produits chez Verger Belliveau notamment dans la région de Memramcook.  Je dois d’ailleurs m’y rendre prochainement pour visiter son entreprise et jaser avec son propriétaire Robert Bourgeois.  Il faut dire que l’endroit est connu des cueilleurs de pommes qui foisonnent lorsque l’automne arrive.   Verger Belliveau a été fondé en 1932.  Depuis quelques années, on produit notamment des vins aux fruits incluant le bleuet, la poire, la cerise et la framboise. 

Mon premier contact avec un vignoble au Nouveau-Brunswick s’est effectué dans le comté de Kent. En fait la Ferme Chez les Maury est considérée comme la première ferme vinicole coopérative du Nouveau-Brunswick. Son propriétaire, Serge Maury originaire de Bordeaux en France, œuvre depuis 1996 sur les terres d’une ancienne ferme laitière faisant face au Détroit de Northumberland, à St-Edward-de-Kent.  Avec son épouse Denise, il a donc produit un vin rouge sec appelé la Cuvée St-Edouard.  Depuis l’an 2000 ses vignes produisent donc ce vin et on y a aussi lancé des vins à base de fruits dont avec le bleuet appelé Cœur d’Acadie.  On produit aussi un vin avec du sureau nommé vin de baies de sureau et un autre nommé Vin d’la dune qui est un vin doux de fraise à déguster en apéro ou pour accompagner vos desserts.  Ces bouteilles se vendent autour de 10 à 12 dollars au maximum.
Les Maury ne font pas la vinification de leur vin, car ils confient cela aux pionniers de la fabrication de boissons alcoolisées à base de fruits dans la province,  c’est-à-dire Winegarden Estate. Ce domaine privé possède notamment 6 acres cultivées de vignes. Depuis 1991, cet établissement dirigé par la famille Rosswog de Baie Verte œuvre à développer cette industrie.  Lorsque les Maury ont débuté la production de vin, c’est vers eux qu’ils se sont tournés afin de confier la vinification de leurs produits de la région de Kent, près des dunes de Bouctouche.

L’aventure du vin au Nouveau-Brunswick est relativement jeune et depuis l’année dernière il existe une route des vins. La Ferme Maury,  Verger Belliveau et Winegarden Estate sont du nombre des endroits à visiter.  Il est possible de faire l’achat de produits sur les lieux et de visiter le tout.  Dans le cas des Maury, on pourra même vous faire voir les vignes, car on y cultive quelques variétés comme le Foch, le Léon Millot et quelques autres.  La production de vin n’est pas énorme, car il est difficile de trouver un marché. Les produits du Nouveau-Brunswick sont encore trop peu connus et plusieurs restaurateurs n’accordent pas une grande place aux produits du terroir.  Selon Serge Maury, on ne produit pas plus de 2000 bouteilles de vins pour son établissement.  Il faut dire que le vigneron ne se fait pas d’illusion sur la possibilité de faire fortune avec le vin au Nouveau-Brunswick.  Il opère avec sa femme un terrain de camping adjacent à la ferme.  Il profite donc de la présence des nombreux visiteurs dans la région qui viennent visiter le Pays de la Sagouine à Bouctouche et aussi à l’Éco-Centre des Dunes de Bouctouche.

Serge Maury avait l’habitude d’aller vendre ses produits au Farmer’s Market de Moncton le samedi, mais plusieurs l’on depuis imité.  Il songe d’ailleurs à se concentrer davantage sur la Péninsule acadienne ou il semble y avoir un potentiel un peu plus intéressant.

Chose certaine ma rencontre avec Monsieur Maury m’a donnée la chance de sortir non seulement des sentiers battus mais de découvrir également que des gens ont la passion de la culture de la vigne ici en Acadie. 

samedi 9 juin 2012

Bientôt sur la route des vins de l’Ontario

Dans quelques jours je vais quitter la Péninsule acadienne pour me diriger vers la Péninsule ontarienne du Niagara. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une petite vacance estivale et j’entends profiter de mon séjour pour refaire la route des vins de cette région qui jouit d’un micro climat favorable notamment à la culture de la vigne. En 1995 j’avais eu l’occasion de visiter quelques installations comme Inniskillin et Hillebrand. À cette époque, le vin de l’Ontario commençait à peine à se faire connaître. Presque quinze ans se sont écoulés et le nombre de vignobles dépasse 130 établissements. Plus de 5600 personnes œuvrent dans l’industrie du vin et on estime à plus d’un million le nombre de visiteurs qui fréquentent les « wineries » de cette province. La valeur des récoltes de 2004 dépassait les 45 millions de dollars grâce à plus de 7000 hectares utilisés pour la culture des raisins. La valeur marchande des ventes au détail de vins de l’Ontario dépasse le demi milliard de dollars pour une quantité de plus de 56 millions de litres de vin. La variété de raisin pour le vin blanc la plus cultivée est celle du Chardonnay avec 3.8 millions de litre alors qu’en rouge le Cabernet Franc domine avec 1,4 million de litres. Évidemment le Icewine occupe aussi une belle place dans le marché du vin de l’Ontario avec plus de 406 000 litres de vin (statistiques de 2006). La valeur estimée d’une acre de vigne dans la région du Niagara est de 40,000 dollars. Lors de ma visite dans les jours à venir, j’ai aussi l’intention de faire un arrêt dans une région en pleine expansion dans le monde du vin soit dans la région de Prince Edward County près de Picton et de la belle région des Mille Iles. Étant donné que mon séjour sera davantage axé sur la région de Niagara je serais en mesure de faire la visite de certains incontournables de cette région dont Cave Spring Cellars, Château des Charmes, Coyote's Run Estate, Creekside Estate Winery, Flat Rock Cellars, Henry of Pelham, Jackson-Triggs Estate, Konzelmann Estate, Peller Estates, Tawse Family Winery et Thirty Bench Vineyard. Surveillez mon blogue pour partager mes découvertes.

Source - Site web Wines of Ontario.org

vendredi 25 mai 2012

Les vignes cachées au sud de Los Angeles

L'introduction du vin en Californie est liée à la colonisation et l'évangélisation par les dominicains, les jésuites et les franciscains espagnols au 18e siècle. Les missions espagnoles de Californie sont à l'origine des premiers vignobles de la région. Il y a toutefois une région qui s’illustre comme étant la plus au sud de la ville de Los Angeles en Californie, soit la Vallée de Temecula. Je ne connaissais pratiquement rien de cette région viticole avant d’en faire la découverte lors de mon séjour en Californie ce printemps. Pendant que nous devions nous promener avec de gros chandails sous les nuages gris de Laguna Beach en début mai avec seulement 18 Celsius, nous avons pénétré à l’intérieur des terres par la route 74 qui s’enlise à travers une chaine montagneuse entrecoupée de canyons qui permettent à l'air marin de modérer le climat désertique donnant des nuits relativement fraiches et des journées ensoleillées plutôt chaude.

Après avoir dépassé le Caspers Regional Park sur cette route baptisée Ortega Highway, nous sommes arrivé au sommet d’une élévation de plus de 2000 pieds avec cette vue imprennable sur la Vallée de Temecula avec le Lac Elsinore.

Surprise le soleil était au rendez-vous et nous avons été en mesure d’abaisser le toit de notre décapotable avec un confortable 23 Celcius pour circuler ensuite le long de la Rancho California Road ou plus d’une trentaine de vignobles prospèrent!

Vincenzo Cilurzo était le premier à planter des vignes en 1967, suivi par Ely Callaway, aujourd'hui le plus grand producteur à Temecula Valley. Dans cette région reculée de l’État californien, nous avons fait la visite de quatre vignobles.

Thornton Winery

Notre premier arrêt aura été Thornton winery qui est en opération depuis 1988 mais qui su s’imprégner comme une valeur sure dans la région dès 1993. Le domaine combine le style ancien et nouveau monde pour créer des vins ayant été primé à maintes occasions. Thornton Winery est reconnu notamment pour la qualité de ses vins mousseux et surtout pour son utilisation de la méthode champenoise. L’ambiance pour la dégustation est différente de ce que nous avons vu dans Napa et Sonoma. Le Café Champagne Restaurant est renommé pour la qualité de sa cuisine fusion contemporaine. Vous pouvez relaxer à une table et on vient vous servir vos vins selon le type de dégustation que vous avez choisit à partir d’un menu. Nous avions opté pour le Reserve tasting pour 15 dollars et nous n’avons pas regretté ce choix qui incluait les vins suivant :

1999 Brut Reserve
2005 Thornton Cabernet sauvignon
2005 Estate Syrah
2005 Old vine Old Clone Zinfandel

Le 2005 Estate Syrah a été mon coup de Cœur de cette dégustation. Une valeur de 59 dollars, ce qui m’apparaît un peu lourd comme prix. Mûres poussièreuses, arômes de cerises avec une touche de poivre blanc. Saveurs incomparable d’anis et un équilibre de tannins soyeux envoute le palais du plus fin dégustateur. La structure englobe aussi le cocoa et des nuances de fruits noirs. La fiche technique de ce vin suggère de la nourriture sur BBQ, du flétan avec des câpres, olives et tomates coupées en dés. On suggère aussi du poulet rôti mariné dans une vinaigrette aux herbes.

Calloway winery

On désigne Calloway, comme étant l’une des pionniers dans l’implantation de vignes dans la région de Temecula. Ely Calloway est davantage connu dans le monde du golf, mais il est aussi à l’origine en 1969 de l’aventure du vin dans la vallée. En sortant de Thornton winery, nous avons filé juste en face car nous étions attirés par ce beau bâtiment en haut d’une colline dont la route parsemée de grands arbres semblait nous baliser le chemin.

D’ailleurs lorsque l’on est au sommet, on est toute suite inspiré par la vue sur les champs de vignes et les montagnes dont le Mont Palomar. Dans la salle de dégustation, le personnel est agréable et nous avons fait la découverte de 6 vins pour environ 10 dollars.

Les blancs m’ont quelque peu déçu car j’ai trouvé que ceux-ci étaient un peu faibles en intensité aromatiques ainsi qu’au chapitre gustatif. Le pinot gris et le Reserve Roussanne étaient un peu légers. Même le médaillé d’or Winemaker’s Reserve Opera d’Arte 2005 n’était pas très démonstratif de ses attributs.

Toutefois nous avons fait de meilleures découvertes en rouge avec le Winemaker’s Reserve Sangiovese 2003 et Winemaker’s Reserve Cabernet Sauvignon 2004. Il y a beaucoup de vins sur la liste mais quantité ne rime pas toujours avec qualité.

Leonesse winery

Notre visite dans la région de Temecula est attribuable à une personne que nous avons rencontré à Laguna Beach, c’est-à-dire Rob et sa femme Sandy. Ces gens qui logeaient au même hôtel nous avaient mentionné qu’il fallait absolument voir ce vignoble dont ils connaissaient bien le propriétaire. De plus ces gens nous disaient que la chaleur se trouvait de l’autre côté des montagnes bordant le pacifique et ils avaient raison. Nous avons donc quitté la Rancho California Road pour emprunter la De Portola road. Le paysage splendide avec ce ciel bleu était amplement satisfaisant pour nous à bord de notre Chrysler décapotable blanche de l’année. À notre arrivée chez Leonesse, nous étions tout simplement en extase. Nous sommes allés à l’intérieur pour nous informer des détails relatifs à la dégustation et après avoir fait notre choix, nous sommes allés relaxer sur la terrasse avec notre verre. Ma conjointe encore sous le choc de la beauté des lieux n’était pas en mesure de se laisser distraire par le premier vin en présence soit un chardonnay 2006 d’une vingtaine de dollars. C’est un nom évocateur qui était réservé à notre 2e vin soit le Mélange de Rêves, soit un vin dans le style de la Vallée de la Rhône composé de syrah, cinsault et grenache. Un mariage dans le verre mais aussi dans un lieu propice à célébrer le plus beau des mariages. (Voir la photo)

Nous avons été faire quelques photos dans le secteur réservé justement aux photos des cérémonies de mariage. C’était tout à fait romantique et fabuleux. Ah oui, il y a aussi les vins…nous avons ensuite dégusté le cabernet sauvignon 2005, le syrah 2004 et le surprenant Zinfandel 2005, notre préféré! Leonesse prononcé à l’anglaise rime définitivement avec paradis en français!

Keyways vineyard and winery

Notre dernière visite de la journée et non la moindre nous avait été suggérée par notre hôtesse chez Calloway. C’est en revenant sur nos pas après avoir visité Leonesse que nous sommes arrêtés chez Keyways. Ce domaine appartient depuis 2004 à une femme d’affaire de Temecula qui est d’ailleurs la première femme de la région a gérer et appartenir un vignoble. Terri Pebley est en effet une rare propriétaire féminine à œuvrer à la tête d’une entreprise de vin en Californie.


Depuis 2004 elle a apporté plusieurs changements notamment aux installations et elle a aussi vue au remodelage de la salle de dégustation. La parcelle originale du domaine réservé au Zinfandel a été remplacée par du viognier, de la roussanne, grenache et tempranillo. Les vins sont d’ailleurs étonnants et plusieurs étiquettes des bouteilles arborent des peintures mettant en évidence des femmes. Une grande place est réservée à la romance dans cette salle de dégustation chaleureuse ou la boiserie est omniprésente. Le nom des vins de spécialité est aussi le reflet de ce romantisme dont le fameux First Crush et le Sweet Surrender.

Une belle découverte et nous garderons un souvenir précieux de ces moments dans la région de Temecula.

mercredi 21 mars 2012

L'Afrique le Cap et la route du vin

L'Afrique le Cap et la route du vin
Vidéo envoyée par imintotv

Voici une vidéo assez révélatrice de la beauté de ce pays du continent africain et des progrès qui sont réalisés dans l'élaboration de vins qui rencontrent de plus en plus les goûts des consommateurs avec le raffinement des techniques et de l'augmentation du sérieux des producteurs.