samedi 21 janvier 2012

Vous avez dit "typicité" ?


Lu dans le Monde2 ce week-end ce petit article qui rappelle une ou deux affaires déjà évoquée ici. Sous le titre, "un primeur attachant", le texte fait l'éloge d'un Vin de table primeur signé par l'ami Marcel Richaud, "l'un des plus attachants modèles de l'exigence vigneronne contemporaine". Sous la signature de Bettane & Desseauve, ça se déguste... La suite aussi. Il a été déclassé, expliquent nos deux éminents critiques :
"... Pour l'impérieuse raison qu'il fût retoqué par la commission officielle d'agrément des vins de Côtes du Rhone. Nous l'avons dégusté, à l'aveugle, au milieu d'un aréopage de Côtes du Rhone primeurs dûment approuvés par la rigoureuse administration : pitoyable fluidité ici, astringence râpeuse là, arôme de banane et de vernis à ongle (...) On tance parfois cette dégustation d'agrément pour son laxisme (1 à 3% de vins retoqués selon les régions, ndla). En fait, c'est pire : les refusés sont souvent d'excellents vins qui ont pour seul défaut de ne pas partager la banalité du plus grand nombre. Le laconique motif du refus est "non-typicité". On pardonnera à Marcel de ne pas savoir reproduire cette typique médiocrité ".
Dans le bureau qu'il fréquente le moins possible, ses grosses chaussures aux pieds, Marcel Richaud, lui, prépare la contre-attaque. Il a le nez plongé dans la nouvelle réforme des Appellations d'origine, inspirée des nouvelles règles européennes. Avec le syndicat des vignerons de son village (aujourd'hui en appellation "village des Côtes du Rhone"), il étudie la possibilité de faire reconnaître un "Cru Cairanne" par la nouvelle réglementation:
"Une AOC pure, exigeante et originale, explique-t-il avec passion. Une appellation qui tiendrait compte du terroir, de l'originalité des territoires, des traditions. Comme pour le jambon ou le fromage. Aujourd'hui les goûts sont définis par des grands groupes qui imposent leur marque, leurs levures sélectionnées et leur goûts "ni bon ni mauvais, sans vice ni vertu" aux syndicats viticoles. Ils ont le droit d'exister. Mais pas de régir les autres."
Face à ces nouvelles règles européennes, qui pourraient demain autoriser le recours aux copeaux de bois pour simuler le passage en barrique, ou l'enrichissement avec du "moût concentré rectifié" issu de raisins médiocres (comme l'autorise déjà le Code Oenologique International), des associations de consommateurs, comme l'UFC, tirent la sonnette d'alarme. De sa voix calme et chantante, Marcel Richaud n'est pas en reste. Après des décennies de bagarre pour faire reconnaître l'excellence de ses vins, pas question de "baisser la tête":
"Ce n'est pas refuser le progrès que de réclamer le droit d'échapper à des modèles industriels, à des goût artificiels. Nous avons le droit à la différence. A la typicité au vrai sens du terme... Au sens de typique, pas au sens d'uniformisé...".
Aussitôt Marcel s'excuse de ne pas avoir les mots. C'est que, dit-il, en rigolant : il n'a "que le certificat d'étude primaire". Et il repart dans ses vignes, parce qu'elles lui manquent vite. Et qu'avec toute cette paperasse, la taille a pris du retard.


Dégustation du Domaine de la Brune Beaumes de Venise


Nom du vin : Domaine de la Brune Beaumes de Venise
Cépage : 70% Grenache, 25% Syrah, 5%Cinsault
Producteur : Vignerons de Caractère SCA
Millésime : 2005  
Région : Rhône
Pays : France
Catégorie : Rouge
Alcool :   15 %
Date de dégustation: 2010/01
Prix : 16,95 $
Fermeture : Liège
CUP : 03338691 413814
Site Internet : www.vigneronsdecaractere.com
La note Le Tire-bouchon : 3 1/2  
Niveau de sucre : 00    
Intensité : Corsé

Lors d’un récent passage dans la belle province, je me suis rendu dans quelques magasins de la Société des Alcools du Québec afin de faire la découverte de quelques vins que nous ne retrouvons pas au Nouveau-Brunswick.  Je suis tombé sur cette bouteille pleine de chaleur de la région du Rhône du millésime 2005.  Ce vin d’appellation Beaumes de Venise est du solide avec ses 15% d’alcool.  Ce domaine, c'est l'histoire d'une terre où au cours d'un labour, les bœufs se sont agenouillés. En creusant le fermier découvrit une sculpture taillée dans une roche brune et représentant la Vierge Marie. La légende dit que cette statuette déposée dans la nef de l'Eglise du village disparue à plusieurs reprises et qu'on la retrouvait toujours là où elle se révéla aux bœufs. Son nom est également lié à celui de son propriétaire, Raymond Brunet.

Notes de dégustation
Une robe rouge cerise qui laisse le grenache s’exprimer avec brio au nez avec des notes épicées de poivres blanc qui s’entremêlent d’arômes tel le thym, le romarin et voir même une touche d’eucalyptus.  Les fruits noirs sont aussi bien marqués et c’est aussi une présence que l’on retrouve en bouche avec une charpente tannique intense et charnue. Un vin qui trouvera son plein potentiel lors de vos repas.    Il se conservera de 3 à 5 ans et qu’il sera préférable de le carafer avant le service. De préférence s’assurer aussi de le présenter à une température d’environs 16 Celsius.



Accord mets et vin
Un rouge qui pourra s’harmoniser avec les viandes rouges tels un bœuf braisé, un carré d’agneau aux herbes,  un magret de canard aux cerises, ou un savoureux steak au poivre.  Pour les amateurs de fromage, un  chèvre crémeux fera bon ménage. 



vendredi 20 janvier 2012

Le VdmA nominé...


J'ai oublié de vous dire... Le VindemesAmis a été sélectionné pour concourir au Wine blog Trophy. Vous pouvez participer au bal en votant là, d'un clic. Plus qu'une semaine... Je dis ça, je dis rien!