jeudi 17 mai 2012

Cloche-pied en Corbières


Il faut savoir prendre des nouvelles de ses blessés de guerre (voir "les risques du métier"). En voici donc : malgré une double hernie discale (le scanner a parlé), Frédéric Palacios termine l'ébourgeonnage de ses vignes et - tout arrive, même chez les perfectionnistes... - cherche un stagiaire pour l'aider cet été.

Plus haut dans les Corbières, Maxime Magnon, la jambe toujours emprisonnée dans une attelle, a lui fini par appeler son père à la rescousse. Sur la photo (ci-dessous), c'est donc Jean-Pierre, le syndicaliste d'EDF, qui passe le chenillard entre les Carignans de Durban. Sous l'oeil attentif du fils prodigue.

Appuyé sur sa béquille, Maxime ne cache pas que le "paternel (lui) a sauvé la mise":
"Il a labouré 5 hectares sur 12... Sans lui, c'est simple, j'étais cuit! Impossible de finir de cultiver la terre avant l'été. Là c'est bon, on va y arriver. On continue le "soulevé-croisé" (un passage en latéral, un autre dans le sens de la pente, ndla) du coté de Campagnés et on attaque les Carignans de Villeneuve. En plus cette nuit, il a plu trois gouttes, juste ce qu'il fallait pour assouplir le terrain. Si tout se cale comme ça, j'aborde l'été tranquille."
Il y a du soulagement, presque de l'euphorie dans la voix de Maxime. Le sourire en tout cas est revenu après ce gros coup de stress. D'autant que depuis quelques jours, grâce à sa nouvelle attelle articulée, c'est lui qui passe avec bonheur le vieux Saint-Chamond 68 entre les vieux ceps des Corbières.

Le père et le fils de conserve, chacun sur un chenillard, voilà qui promet de belles photos. Quand au vigneron, c'est peu dire que ce contact avec la terre commençait à lui manquer.

Merci au Festivin


Je suis tout juste de retour de la Californie et j’ai pu réaliser plusieurs rêves durant ce séjour. D’abord j’ai eu l’opportunité de visiter plusieurs vignobles dans la région de Sonoma et aussi dans Napa. J’ai d’ailleurs consacré environ 6 jours dans le wine country Californien et j’aurais la chance dans reparler dans des chroniques à venir de mon blogue. Je suis arrivé au Canada le 8 mai à Moncton et je n’ai pas eu trop le temps de réaliser ce qui m’arrivait vraiment.

Samedi soir dernier (le 10 mai) j’étais invité par le Festivin à la soirée des vins Prestige et gastronomie organisée à l’Hôtel Paulin. Le comité organisateur du Festivin m’avait informé que j’allais y recevoir un hommage en étant admis au sein de l’Ordre bachique du Festivin. Déjà que je venais de passer deux semaines dans le pays des vins du plus grand état américain, j’étais certe loin de me douter de la représentation de ce geste.

Ce qui est encore plus symbolique c’est que je n’ai pas été le seul intronisé de la soirée. En fait l’Ordre bachique a aussi été attribué à un ami de Saint-Isidore soit Paul Haché. Cette coïncidence n’est pas banale car c’est au Festivin que j’ai rencontré mon ami Paul il y a déjà 4 ans si ma mémoire est bonne. Cette passion du vin a fait que nos chemins se sont ensuite croisés à plus d’une occasion et c’est grâce à Paul ou j’ai compris le sens du mot générosité! Les nombreuses soirées de dégustations chez lui valent toute cette reconnaissance que le Festivin lui confère cette année car il a su partager avec d’innombrables convives ces grands vins qui garnissent son cellier.

C’est en voyant sa somptueuse cave à vin que j’ai moi-même développé le goût d’aller plus loin dans mon hobby. Le plan initial de ma résidence prévoyait l’aménagement d’une cave et c’est en janvier 2005 que j’inaugurais enfin mon cellier. Ce n’est rien de comparable à celle de Paul mais nous avons développé également ce sens du partage en y adjoignant bien souvent le mariage des vins et des mets avec la complicité de ma conjointe. Cette dernière a le don de cuisiner avec raffinement et cela nous a permis de savourer des expériences gastronomiques extraordinaires.

Pour ce qui est de mon entrée dans l’ordre bachique par le Festivin j’ai certes été touché. J’ai d’ailleurs moi-même passé plus de quatre années au sein du comité organisateur. J’en ai était le plus jeune membre et c’est pourquoi à un certains moment donné j’ai dû délaisser mes tâches pour m’occuper de ma petite famille. Je n’ai toutefois jamais cessé de m’enrichir de connaissances sur le vin et j’ai également continué à partager celle-ci avec mon entourage. J’ai même présenté quelques cours d’introduction, organisé des dégustations avec des groupes et développé ce blogue. Mon intronisation dans l’ordre bachique a surtout reconnu mon apport à l’éducation du vin par le biais de mes chroniques sur le site Acadie.Net pendant de nombreuses années. Plus d’une quinzaine d’années à répandre la bonne nouvelle viticole et à verser de bons vins, c’est à peine le temps nécessaire pour faire vieillir une bonne bouteille de Saint Émilion.

Je suis aussi heureux d’avoir participé l’année dernière au concours de dégustation amateur tout en ayant la chance d’admirer le travail de professionnel comme mon ami Robert Noël qui est sommelier d’Alcool Nouveau-Brunswick. Le soutien de la Société des Alcools du Nouveau-Brunswick est essentiel à la poursuite des activités du Festivin et la présence de Robert lors de l’événement à Caraquet est un engagement digne de foi. Ce dernier dédié à la cause et il en donne souvent plus qu’on lui en demande.

Aujourd’hui j’en profite pour remercier les membres du comité organisateur du Festivin et particulièrement Allain Lanteigne et Claude l’Espérance qui poursuivent cette mission de tenir un événement viticole d’envergure à Caraquet depuis plus de onze années.

Je termine ici en saluant également quelques autres membres de l’Ordre Bachique soit Germain Blanchard, Jean-Eudes Savoie, Gilles Lepage, Ghislaine Foulem et Robert Noël. Je tenterais d’être à la hauteur en continuant de faire connaître le monde du vin et invitant les gens à participer aux activités du Festivin!

Après les OGM voici les… OAM !

Bienvenus dans le monde des nanotechnologies et des Organismes Atomiquement Modifiés (OAM) !

Si la recherche dans le monde du millionième de millimètre n’est pas franchement nouvelle (les premières percées datent des années 80), les applications industrielles s’accélèrent : crème solaire, peinture, encre d’imprimante, matériaux ultra-résistants... Sans le savoir nous baignons désormais dans les nanoparticules et leur flux de poussière sub-microscopique, non sans risques.

La science de l’infiniment petit abat les frontières de la chimie, physique et biologie. Le cœur des nanotechnologies est la modification des structures moléculaires « à façon » donnant naissance à des matériaux aux propriétés inédites. C’est l’approche inverse au processus manufacturier classique: partir du plus petit pour aller vers le plus grand.

Nanotechnologie et macrorisques

Un rapport de février 2007 du Comité Consultatif National d’Ethique et la Foire Eco Bio d’Alsace (17-21 mai) posent une vraie série d’interrogations.

Sur le plan sanitaire et environnemental, les nanopoussières de par leur petite taille pourraient franchir les barrières biologiques (peau, sang-cerveau), contaminer la chaîne alimentaire et déverser une nouvelle classe de produits non biodégradables et ce d’autant plus que le développement des outils de détection (la nanométrie) est à la traîne.

Sur le plan économique, une fracture nanotechnologique se profile au profit de quelques géants industriels toujours plus verticalement intégrés.

Sur le plan éthique, ces technologies furtives pourraient ouvrir la porte à une dérive de surveillance accrue du citoyen à son insu.

Sans un organisme de contrôle international et une plus grande transparence sur la recherche fondamentale aux mains des lobbys industriels, le risque est trop grand de continuer à diffuser des applications pour seulement ensuite les étudier et en débattre. En comparaison, le scandale de l’amiante pourrait s’avérer nanoscopique !