jeudi 29 mars 2012

Le vin et l'entreprise

5 à 7, cadeaux d’affaires, activités incentives, repas d’affaires, clubs dégustation, le vin est de plus en plus présent dans le monde l’entreprise.
La dive bouteille attire par sa convivialité, son prestige, son univers de connaissances et son approche sensorielle. Le vin répond, semblerait-il, à certains objectifs de l’entreprise.

On ne peut pas dire qu’au Québec la consommation relève de la tradition comme dans certains pays tels que la France ou l’Italie. Certes, le vin accompagne agréablement un repas, mais ce n’est pas tout : le vin plait !  Dans l’entreprise il devient un vecteur de communication extrêmement fédérateur : il permet de faire tomber certaines barrières et crée des moments d’échanges.  Le vin est aussi quelque chose que l’on respecte par son histoire, sa complexité et le travail fourni pour son élaboration… des valeurs similaires à celles d’une entreprise.

La contre partie de cet engouement peut être l’abus : le vin reste de l’alcool et une consommation importante peut-être dangereuse pour la santé à cours terme (avec les dangers de l’ivresse) et à long terme. L’interdire dans l'entreprise supprimerait le risque d’accident mais bannirait sans conteste un formidable outil de partage.
Une des solutions à ce danger est le « mieux boire », le succès des cours de dégustation va dans ce sens. De plus, connaître un minimum le vin et le déguster devient un atout pour les relations professionnelles : valorisé, il sera l’objet de discussions et d’échanges, consommé modérément il brisera les tabous sans altérer les facultés des individus.

Chefs d’entreprises ou salariés, allez plus loin avec le vin : découvrez-le de manière pédagogique (avec les cours de SAVORI par exemple) ou ludique (avec le Casino du vin bien entendu) et faites de ces merveilleux flacons  que vous dégusterez, des alliés précieux dans vos relations professionnelles.

A votre santé!

Le rêve californien en bouteille

C’est le printemps depuis quelques jours et il semble que très peu de gens l’on remarqué. L’arrivée du printemps annonce des événements importants dans le domaine du vin. D’abord le 22 avril, il y aura une activité à ne pas manquer, c’est-à-dire le California wine fair qui va se tenir à Moncton pour une deuxième année consécutive.

Je vais malheureusement manquer aussi cette 2e édition pour une 2e année d’affilée, mais la consolation est que je serais moi-même en Californie deux jours plus tard, afin de profiter de vacances bien méritées et profiter directement des vins de la Californie en visitant Sonoma et Napa. D’ailleurs Moncton figure sur l’itinéraire de 9 villes canadiennes chanceuses qui vont pouvoir se réchauffer dans le cadre de la 28ième édition du Festival des vins de la Californie au Canada.

Cet événement à ne pas manquer est la plus grande dégustation de vins de la Californie au Canada.

Calendrier 2008

2 avril / Vancouver - Vancouver Convention & Exhibition Center

4 avril / Calgary - Calgary Stampede Round-up Centre

8 avril / Edmonton - Shaw Conference Centre

22 avril / Moncton - The Delta Beauséjour

23 avril / Halifax - Pier 21

24 avril / Ottawa - Hôtel Westin

28 avril / Toronto - Hôtel Fairmont Royal York

30 avril / Québec - Espace Dalhousie

1er mai / Montréal - Le Windsor

Le rêve californien en bouteille, ça promet!

Chablis, le pays "où le vin se fait tout seul"...


Entendu ce samedi sur l'un des 600 stands du salon des vignerons indépendants, dans la bouche d'un viticulteur de Chablis:
"Moi, dit l'homme avec un grand sourire, j'ai de la chance. Chez nous, il n'y a qu'à laisser faire le terroir. Dans les règles de l'appellation. C'est tout simple: ça se fait tout seul."
Encore échaudé par le récit des malheurs de Richaud, j'en entend qui s'étranglent. Et le goût du risque? Et le bio? Et l'esprit créatif? "A quoi bon", répond en substance mon interlocuteur en décrivant le système quasi-miraculeux dont il a hérité:
"A Chablis, on n'a qu'un cépage: le chardonnay. Et des règles de vinification très strictes. Il n'y a qu'à suivre... C'est "Petit Chablis" sur le plateau, "Chablis" pour les chardonnays exposés Nord, "1er cru" pour les coteaux sud. Et "Grand cru" pour le plein sud. En 1er cru par exemple, il y a une quinzaine de lieudits que nous sommes parfois une dizaine de vignerons à nous partager par tranche. Ce sont des bandes qui se ressemblent toutes. Le raisin se fait tout seul. La seule différence, c'est le piquet... Faut juste faire attention de ne pas vendanger une rangée du voisin quand on passe avec la machine. surtout si on ramasse de nuit!"
Michel, pas bégueule, précise sans se faire prier, qu'il "traite" bien sûr, "quand il faut", "comme les voisins". Il est dans la ligne, finalement.

En campagne, c'est bien connu il y a deux façon de faire fortune: l'héritage et le mariage. En épousant Joëlle, une fille de Chablis, elle aussi, Michel a réuni les deux:
"Je tenais de famille mes premières parcelles de 1er cru, explique le vigneron. Les deux autres, elles sont arrivées dans la sacoche de la mobylette bleue, comme on dit. La dot... Des parcelles de Fourneaux et de Mont de Milieu en dot, c'est la belle affaire, non?"
Et pour tout dire, au risque d'essuyer une volée de bois vert, je dois avouer - mais sous la torture... - qu'ils sont très corrects ses vins. Minéraux, gras, avec de petite notes de noisette cachées sous l'acidité des Monts de Milieu 2006. Très "typés Chablis", comme disent les époux Barat sur leur site internet. Pas de surprise, mais pas de défaut. Le tout entre 6,80 et 13 euros, "prix conseillé" bien sûr...

Heureux, les époux Barat opinent du bonnet:
"Non, y a pas à dire on est gâté, chez nous. Le vin se fait tout seul. Et il se vend sans problème. On constitue un carnet d'adresse sur un gros salon comme celui-là et hop, c'est tout droit..."
Un vigneron c'est donc aussi, parfois, un agriculteur qui se contenter d'exploiter ce que la terre lui a donné... Et le statut commercial offert par une appellation réputée. Sans sortir du cadre, sans chercher plus loin. Et finalement sans se poser trop de questions.

La mariée était sans doute trop belle... Pour en demander plus. Et puis, comme dit Frédéric Palacios, qui tente sur le stand d'à coté (E6) de se faire un nom sur une appellation méconnue (la "Malapère", comme l'ont écrit par erreur les organisateurs):
"On ne peut pas tous être des aventuriers, pas vrai?".