samedi 13 novembre 2010

Clos de los Siete...4 ans plus tard

Il y a derrière le Clos de los Siete un savoir-faire, de savantes techniques viticoles et une fortune considérable.

Michel Rolland est un oenologue connu dans toutes les régions viticoles du monde. On le dit capable de faire du vin dans tous les sols, peu importe la région.

Son nom est aussi synonyme de standardisation du vin: des millésimes qui se ressemblent, des terroirs que l'on ne met plus en valeur et un usage excessif de la barrique.

De façon générale, j'achète peu de bouteilles produites par ce pape du vin. En 2006, toutefois, je m'étais laissée séduire par les critiques. Pour 24$, disait-on, on obtenait un millésime 2005 qui se comparaissait avantageusement à des bouteilles de 40$.

À l'époque, j'ai été déçue par la lourdeur du bois. C'était très «Nouveau-Monde». Un vin fermé, rempli de lourds souvenirs de son passage en barrique. Pas de finesse, pas de souplesse, un gros vin costaud.

J'avais gardé une bouteille de cet assemblage de malbec, merlot, syrah et cabernet sauvignon pour en suivre l'évolution. Quatre années ont passé, voici le moment du jugement final: est-ce qu'il a bien vieilli?

Sa robe est noire et bien brillante.
Son nez est définitivement sur les épices: clous de girofle et poivre noir.
En bouche, le bois et les arômes de bleuets se font la lutte avec la vanille.
Ses 15% d'alcool se font sentir sur une certaine lourdeur.
Constat général: c'est meilleur qu'en 2006, plus ouvert, mais encore très costaud.

Deux jours après son ouverture, le peu de vin qu'il reste dans la bouteille est encore plus surprenant.
Moins lourd, il dévoile un côté un peu plus végétal et des arômes de cassis et de fruits noirs.

Définitivement, ce Clos des sept - pour les sept vignerons bordelais qui possèdent des parcelles du vignoble argentin utilisées pour cette cuvée - aurait pu vieillir encore quelques années. Une structure intéressante, des tannins solides et un côté mature en font une belle bouteille.

Si vous aimez les vins bien boisés, faites le plein du millésime 2008. Il sera à point pour accompagner un gros steak saignant dans cinq ou dix ans.

Clos de los Siete Mendoza 2008 , Code SAQ : 10394664, 24,05 $

vendredi 12 novembre 2010

Ubivina, le nouveau site de ventes privées de vins fins

Jean-Marie Fréchet et Pascal Bouëte, deux anciens de l'ESCEM, lancent une nouvelle activité et mettent en ligne le 18 novembre un nouveau site de ventes privées de vins adossé à un club de dégustation : www.ubivina.com

Sur le marché en très forte croissance des ventes privées sur internet, Ubivina se positionne avec une approche originale. Outre le très grand soin apporté à la sélection des vins tous goûtés par Jean-Marie Fréchet, qui proposera aussi bien des grands classiques que des découvertes, Ubivina affichera son côté club et réservera des avantages exclusifs à ses membres. Une fois par mois, ceux-ci seront invités à déguster les sélections d’Ubivina et à décerner leurs « coups de cœur ». Outre des prix très attractifs (Ubivina revendique un écart de 30 à 40 % avec des prix cavistes), les membres bénéficieront également d’un cash back, chaque achat en ligne donnant droit à une réduction proportionnelle à valoir sur la commande suivante. L’inscription est libre et gratuite et les fondateurs comptent sur la cooptation pour développer le nombre de membres en misant sur le parrainage.

Jean-Marie Fréchet dirige Oenolis, sa société dédiée à l’événementiel œnologique. Pascal Bouëte dirige Estives, agence conseil en marketing opérationnel qu’il a créée en 1998. Les fondateurs d’Ubivina sont tous les deux experts de l’animation et de la mobilisation de réseaux...et des amateurs de vins fins.

contact@ubivina.com

mardi 9 novembre 2010

Des huîtres poivrées et la cuvée Émile

Ses arômes de zeste de citron, sa finale légèrement sur le sucre et son côté délicat m'avaient laissé croire qu'elle accompagnerait tout à fait une tarte aux agrumes.

Pourtant, une fois mise en bouche aux côtés de la tarte, la cuvée Émile 2008 de la maison alsacienne Willm n'était pas mise en valeur.

C'est plutôt à l'apéro que cette bouteille a dévoilé tous ses charmes. Servi sur des huîtres et une mignonnette bien poivrée avec du vinaigre de vin rouge et des échalotes françaises, ce riesling est tout simplement délicieux.

Une robe dorée aux reflets verdâtres.
Un nez rempli de citron et d'agrumes avec quelques fleurs blanches.
En bouche, délicat, assez long et une finale légèrement sucrée en font un vin bien équilibré.

Ce n'est pas un riesling très exubérant. Mais il est juste à point.
Pas fan des huîtres? Bien frais, cette bouteille fera des malheurs avec des sushis.

Et le prix est doux pour un riesling alsacien, 17,70$.

Plusieurs vins de la maison Willm sont disponibles à la SAQ. C'est une maison sérieuse qui offre des produits de belle qualité.

Riesling Cuvée Émile Willm Alsace 2008 , Code SAQ : 00863209, 17,70 $

Envie de réaliser cette mignonnette? Il vous faut:
3 parts de vinaigre de vin rouge /
pour une part d'eau
une échalote française hachée finement

du poivre noir fraîchement concassé

Jetez la première eau de vos huîtres après les avoir ouvertes et faites-les refroidir au frigo. Avant de servir, versez une cuillerée à thé du mélange sur chacune d'elles.