lundi 14 mars 2011

L'Autriche en rouge

Ce soir, je fais court. Je me prépare pour un nouveau marathon de dégustation demain. Goûter une soixantaine de vins en deux heures sera mon défi.

Je vous présente donc un coup de coeur de mon dernier marathon: le Mittlerburgenland zweigelt qualitatswein trocken, un vin rouge d'Autriche.

On goûte très peu de vins rouges cultivés dans ce pays: le blanc constitue 70% de sa production. Mais la tendance tend à changer.

Le zweigelt est le cépage rouge le plus cultivé en Autriche. Il s'exprime ici de façon remarquable.

Une robe couleur cerise et pâle.
Le premier nez est fermé, difficile à saisir. Il s'ouvre finalement sur des notes de fruits rouges.
La bouche quant à elle s'exprime aussi sur le fruit et elle devient rapidement épicée- des saveurs de poivre blanc. C'est frais, juteux et très bon!

À moins de 13$, c'est une cuvée toute indiquée pour accompagner vos repas de semaine.
Bonne découverte!

Mittelburgenland Zweigelt qualitatswein trocken 2009 , Code SAQ : 00904441, 12,95 $

samedi 12 mars 2011

Les grands esprits se rencontrent

J'ai hésité à vous présenter ce vin puisque deux chroniqueurs m'ont devancé de quelques heures. Il faut croire que les grands esprits se rencontrent, et dans le cas de ce vin espagnol, ce n'est certainement pas un hasard.

C’est mon amoureux qui m’a fait découvrir cette bouteille de vin espagnol 2010.

J’étais sceptique lorsque mon amoureux m'a ramené ce vin espagnole 2010. Les cuvées mises en marché l'année même de la vendange ne sont pas a priori les meilleures.

Et pourtant, le Genolí m’a surpris et même, beaucoup plu.

Une robe légèrement dorée presque aqueuse.
Un nez d’agrumes, de pommes jaunes et de fleurs.
Une bouche douce, subtilement acidulée et fraîche.
C'est fruité. Ce n’est pas sec. C'est équilibré. Ce n’est pas très long. Mais c’est vraiment bon!

Le mot genolí signifie une couleur jaune qui était utilisée autrefois en peinture.
Cette cuvée est élaborée à base de viura, un cépage qui est aussi connu sous le nom de macabeo ou de maccabeu. Les vins élaborés à 100% de viura sont moins communs. J'en ai goûté quelques-uns dans le Languedoc en France et j'ai toujours été surprise.

À ce prix, le Genolí a été un compagnon fantastique pour nos pâtes rehaussées d'une caponata. Il accompagnera aussi avec succès les fromages à pâtes fermes ou les plats de volailles. Laissez-vous vous aussi surprendre!

Genolí Rioja 2010 , Code SAQ : 00883033, 12,75 $

Lire la critique de ce vin sur Vinquébec.com et sur Cyberpresse.

jeudi 10 mars 2011

LA controverse Suckling

Êtes-vous abonné aux chroniques de Jacques Benoît dans La Presse du samedi? Un fidèle lecteur des Guides Michel Phaneuf depuis 30 ans? Ou un passionné du vin sur le web? Toutes ces réponses?

À voir la dernière campagne de publicité lancée par la SAQ, on pourrait croire que c'est un certain James Suckling qui est la nouvelle référence en vin au Québec.

Cet ancien critique du Wine Spectator a contacté la SAQ il y a quelques mois afin de déguster des centaines de vin en vente sur ses tablettes. Une façon de goûter un maximum de bouteilles du monde entier tout en faisant connaître son nouveau site web. La société d'État y trouve son compte: elle peut afficher les notes qu'il accorde aux vins pour en faire la promotion.

Pour les spécialistes du vin au Québec, c'est un affront. Pourquoi faire appel à un critique américain que peu de Québécois connaissent? D'autant plus que les experts ne manquent pas chez nous. On n'a qu'à penser aux François Chartier, Michel Phaneuf et autres Marc-André Gagnon.

« Je ne peux pas croire que la SAQ ait besoin de lui pour vendre ses vins », m'a indiqué Michel Phaneuf.

À l'évidence, la SAQ ne pensait pas créer une telle controverse avec sa dernière campagne publicitaire.

« Le geste n'a pas été posé pour provoquer un remous, explique la porte-parole de la SAQ, Linda Bouchard. Ce n'était pas un affront aux chroniqueurs d'ici. Ce n'est qu'un repère de plus pour les consommateurs de vin du Québec. »

Beaucoup d'encre a coulé sur la façon « douteuse » de juger les vins de Suckling. « Un score clownesque, juge Michel Phaneuf. C'est n'importe quoi! »

L'ancien journaliste du Wine Spectator note les vins sur 100. Un résultat obtenu par l'addition de 15 points pour la couleur, de 25 points pour les arômes, de 25 points pour la bouche et de 35 points pour les impressions générales.

« Comment évalue-t-il la couleur? Pourquoi 13,5? », confiait un chroniqueur bien en vue.

Suckling souhaite déguster des produits de la SAQ tous les trois mois. Mais rien n'est confirmé du côté de la société d'État. « C'était événementiel », a simplement indiqué Linda Bouchard.

Puisque vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter ce blogue, voilà une belle occasion d'ouvrir un débat. Alors chers lecteurs, qu'en pensez-vous?