mercredi 18 janvier 2012

Retour sur les trouvailles des fêtes


La période de Noël est plein de belles réunions avec la famille et les amis, c’est donc un moment propice aux découvertes. Certes, nous avons choisi de déguster plusieurs valeurs sûres que nous avions déjà partagées avec vous, mais voici 3 vins différents et très agréables qui nous ont charmés.

Pour le blanc, c’est un produit du val de Loire, le Domaine de Brizé, un vin d’Anjou que nous avons retenu. Fait à 100% du cépage Chenin blanc, c’est un vin très frais aux saveurs d’agrumes avec une belle minéralité, très bon en apéro ou pour accompagner des poissons blancs poêlés.

Dans les rouges, nous n’avons pas pu résister au Château Sainte Roseline, Cuvée Prieure, un cru classé de Provence nommé en honneur de Sainte Roseline, qui fut Mère Prieure de l’Abbaye au 14e siècle. Un beau vin rouge sombre, aux arômes épicés et aux saveurs de fruits noirs, fait de Syrah, Cabernet Sauvignon et Mourvèdre. Il est très bon avec un jarret d’agneau confit.

On ne peut pas penser fêtes sans évoquer le Champagne. Nous avons essayé le Egly-Ouriet Brut tradition, un Champagne issu de parcelles classées en grand cru. Au-delà des bulles, c’est un vin de dégustation aux arômes délicats, à la bouche crémeuse avec de petites touches de noisette.

À votre santé !

Club Vinearius

Domaine de Brizé Anjou 2010
Code SAQ : 00872960

Prix : 16,55 $
 

Château Sainte-Roseline Cuvée Prieure Côtes de Provence 2007
Code SAQ : 11095771

Prix : 26,20 $
 

Egly-Ouriet brut tradition grand cru brut Champagne
Code SAQ : 11538025

Prix : 80,00 $

Dégustation: Cabernet-Sauvignon Château St-Jean 2006

Nom du vin : Cabernet-Sauvignon Château St-Jean California 2006
Cépage: Cabernet Sauvignon
Producteur : Château St-Jean
Millésime:2006
Région: Sonoma
Pays: États-Unis
Catégorie: Rouge
Alcool %: 14
Date de dégustation: 2009/01
Prix: 19,75$ CAN

Ce vin est disponible au Québec
Code SAQ : 10967397
CUP : 00089819 796861
Fermeture : Bouchon de liège
Site Internet : http://www.chateaustjean.com
La note Le Tire Bouchon : 90

Lors de ma visite des vignobles de Sonoma, le Château St-Jean figurait d’emblé sur mon itinéraire. Ce domaine magnifique est situé près de Kenwood dans la région viticole de Valley of the Moon’s, le long de la route 12 entre Santa Rosa et la ville de Sonoma. Bien que le nom possède une saveur francophone, avec son architecture aussi française, ce château n’a pas de lien avec un personnage de la France, mais bien avec une grande dame de la région de Sonoma. (Le nom Jean est prononcé à l’anglaise) La cuvée 2006 de ce beau cabernet sauvignon est l’œuvre de la réputée winemaker Margo Van Staaveren qui a remportée le titre de la winemaker de l’année 2008 par le prestigieux magazine Wine Enthusiast.

Notes de degustation: Une belle réussite ce cab du millésime 2006 à la robe rouge rubis profonde. Ce vin sous les 20 dollars exprime un nez donnant sur les fruits noirs, la torréfaction et les épices. Le cassis, les cerises, et des notes poivrées se distinguent aussi au second nez. Velouté à souhait en bouche, il s’exprime avec des tannins fermes légèrement boisé.

Accord mets et vins: Parfait avec une pièce de viande de bœuf grillé, du bison, du gibier rôti et même de l’agneau. Un rosbif est aussi une bonne combinaison.

Vin de table, toi-même !


Pas content, l'ami Jean-Baptiste Senat, ce matin. La voix des mauvais jours, une pointe de colère et un brin d'amertume. Tout le contraire de ses vins. Il téléphone pour dire combien il est heureux de la naissance du blog et puis :
"Faut que je te dise, j'ai été ajourné vin de Pays".
Un blanc sur la ligne. De Paris, Je ne saisis pas tout de suite l'enjeu. Il m'explique, désabusé :
"Ajourné, ça veut dire qu'il n'ont pas voulu me classer les Arpettes en Coteaux de Peyriac (la plus petite des appellations locales, ndla). Retoqué pour manque de typicité. C'est ce qui arrive avec certains vins non sulfités, m'explique-t-il. La gamme aromatique est différente, décalée par rapport aux standards. Résultat, on n'est pas dans les clous : c'est pas assez formaté à leur goût...".
Formaté. Le mot est lâché.

En fait de sulfites, Jean-Baptiste fulmine. Il est vexé d'avoir été rejeté d'un rayonnage où s'alignent des vins qui n'arrivent pas à la cheville des siens. Des vins élevés en batterie à la coopérative, vendangés à la machine, traités chimiquement au nom de la rentabilité. Pas tous. Beaucoup tout de même.

Bien sûr, c'est moi qui le dit. Lui, le diplômé de Sciences Politiques, revenu aux sources familiales par passion, se garderait bien de provoquer les défenseurs de la "tradition", héritiers d'un temps où le Languedoc n'était qu'une succursale bordelaise. Échaudé par de précédentes bagarres, il évite désormais d'abuser de son franc-parler. Il n'est évidemment pas responsable du mien, forcément caricatural et injuste... Mais tout de même, cette fois, l'affaire a du mal à passer :
"Ça me tue, dit-il, de devoir mettre de l'énergie dans ces trucs là, j'ai déjà tellement à faire! Il y a tellement de gens qui ne vendent pas leur vins, franchement on se demande pourquoi on vient emmerder ceux qui font des efforts".
Bien sûr, il repartira à l'attaque, analyses en mains.

Sinon? Il fera avec, comme toujours. L'Arpette, son Merlot, son Carignan et sa Syrah, passeront en Vin de Table. Il ne serait pas le premier. Comme pour d'autres très beaux vignerons, son nom, fera office d'appellation. Dans les bars à vin nature de Paris, on ne fera pas la différence. Mais on a tout de même sa fierté.