Alors que la St-Valentin approche, nous avons choisi de parler des vins de Valpolicella. En effet, quelle région du monde serait plus romantique que la Vénétie?
En termes de production, la région du Valpolicella est dans les plus importantes d’Italie, dépassée seulement par le Chianti. On y produit différents rouges qui vont des légers Valpolicella aux puissants Amarone. Aujourd’hui, nous allons nous attarder aux Valpolicella Ripasso, des vins très récents puisque développés seulement depuis les années 1980.
Les Ripasso sont des Valpolicella renforcés par une seconde macération sur les lies des Amarone. Ils y gagnent en degré d’alcool, en tanins, en puissance aromatique et en complexité. Bref, ce sont des vins bien adaptés aux goûts des amateurs de vins chaleureux. La SAQ commercialise 26 Ripasso, en voici trois qui se distinguent, à notre avis.
Le Ripasso Sartori Valpolicella Superiore est le plus abordable. C’est un vin rond, souple, avec des arômes marqués et une bonne longueur en bouche, meilleur après aération au Decantus. Il est parfait pour accompagner la pizza.
Le Bure Alto est un Ripasso original, au nez très aromatique, avec une saveur de fruits noirs et légèrement acide. C’est un des rares vins à ne pas aérer. Servez-le avec un Osso Bucco ou des pâtes tomatées.
Le Capitel San Rocco Tedeschi est un rouge puissant, tannique, avec de belles saveurs fruitées. C’est un bon compagnon pour les saucisses italiennes. Aérer avant de servir. Un très bon vin.
À votre santé !
Club Vinearius
Ripasso Sartori Valpolicella Superiore 2009
Code SAQ : 10669242
Prix : 15,65 $
Bure Alto Ripasso Valpolicella Superiore Classico 2009
Code SAQ : 00714626
Prix : 22,35 $
Capitel San Rocco Tedeschi Valpolicella Ripasso Superiore 2009
Code SAQ : 00972216
Prix : 21,30 $
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mercredi 8 février 2012
Un nouveau restaurant de grande classe à Bathurst
Le restaurant le plus chic du Nord de la province verra le jour cette semaine. Au risque de me compromettre, j’oserais dire que ce sera le plus chic du Nouveau-Brunswick. Samedi dernier j’ai eu l’occasion de faire le tour du propriétaire de ce nouveau restaurant qui sera situé juste à côté du Restaurant Mégalodon. C’est l’ancien propriétaire du Titan, Monsieur Léo-Guy Morissette qui est l’homme derrière ce projet grandiose. Monsieur Morissette qui est aussi propriétaire du Mégalodon a l’intention d’en mettre plein la vue avec son nouveau bébé. Ce restaurant se nommera le Poséidon et promet de servir une cuisine qui plaira aux amateurs de gastronomie.
Au menu on y retrouvera du bœuf apprêté de différente façon, mais aussi du veau, de l’agneau, du poulet et du porc. Plus encore on y fera un filet mignon de bison et un contre filet de sanglier. Le jardin de l’océan sera aussi bien représenté sur le menu avec des plats avec pétoncles, crevettes, langoustines et autres délices comme un filet de saumon grillé ou meunière. Le Festin du Poséidon sera quant à lui un plat de filet mignon et fruits de mer.
Le menu est très intéressant et à titre de conseiller en vin et d’auteur du livre Le Tire-bouchon, j’ai eu l’opportunité d’élaborer la première carte des vins de ce nouveau restaurant. Le vin sera conserver dans d’excellentes conditions et la carte promet d’y inclure une sélection qui sera en harmonie avec la cuisine proposée. Un choix d’une cinquantaine de vins seront disponibles dont plus d’une vingtaine de rouges, une dizaine de blancs et le reste de la carte comprendra des mousseux, portos, champagnes et rosés.
L’ouverture ne pouvait pas mieux tomber (vendredi 12 février) soit à quelques jours seulement de la fête des amoureux, soit la Saint Valentin. Toutefois ce qui risque de retenir encore plus l’attention, c’est le décor opulent des lieux. C’est du jamais vu dans la région avec des lampes Tiffany en abondance et la présence de plusieurs petites salles (que monsieur Léo-Guy désigne comme des loges, on ne peut pas enlever le monde du hockey totalement de sa personnalité) et qui favorise les rencontres intimes. Les moulures et la présence du bois confère à l’endroit un cachet luxuriant. Ce n’est pas tout, car la surprise réside dans ce décor emprunté aux années 30 et 40 et surtout par les superbes peintures murales qui sont présentes sur chacun des murs du restaurant et réalisé par un peintre de la région Monsieur Comeau. Bref, le Poséidon est un projet titanesque et une visite saura certainement vous en convaincre.
mardi 7 février 2012
Le "Chet" de Seguret
venait de nous rejoindre, sa casquette vissée sur le crâne et les doigts encore tachés de terre et de raisins.Jean David a une gueule à la Chet Baker. Un visage tanné, creusé de profonds sillons, marqué par les vents et la vie (photo Vinogusto). Des mains épaisses et sèches. Comme le "Chet", le vigneron de Séguret porte souvent un pantalon de cuir. Mais il a ce regard bienveillant que n'a jamais eu l'enfant terrible du jazz.
petite pour ses rêves. Il largue les amarres sans prévenir et prend la route de l'Egypte. Mi-Chet mi-Ché, il fait sa révolution à lui. C'est un rebelle comme 68 les a aimé.
découle encore de cette force devenue tranquille, de cette philosophie qui coule comme son vin. Bon an mal an, vaches maigres ou grasses (c'est rare), Jean a continué de travailler la plaine de Séguret à sa manière. Pas pour le profit mais pour l'amour de son terroir. Les galets de Montmirail et les limons des terrasses de l'Ouvèze font le reste.
, mais sans aucune autre prétention que de donner du plaisir.
"Janot c'est notre guide, résume Marcel. Le premier d'entre nous à avoir emprunté les voies du bio, il y a plus de trente ans. C'est un pur. Notre aiguillon. Celui qui nous a tanné pour ne pas nous arrêter en route. Pour aller au bout de la démarche."En ce début de soirée, le pionnier de Séguret se contente de sourire et de laisser les autres raconter sa vie. Une gorgée d'un rouge de Loire inattendu, trouvaille de Xavier le maître des lieux, et Jean lâche enfin de sa voix grave et ensoleillée:
"Je crois juste qu'on ne peut pas faire le chemin à moitié..."Et de la route, il en a fait. Fils de vigneron mais adepte de Kerouac, il a commencé par les chemins de traverse. Sans doute Séguret est-elle alors trop
petite pour ses rêves. Il largue les amarres sans prévenir et prend la route de l'Egypte. Mi-Chet mi-Ché, il fait sa révolution à lui. C'est un rebelle comme 68 les a aimé."Janot ça a été un terrible, résume Marcel Richaud. Mais, comme je dis toujours, c'est un homme Bon".Lorsque de longues années plus tard il finit par retrouver le chemin de la vigne, son père, ancien dirigeant de la coopérative locale, a vendu une partie des terres familiales. Il s'installe donc en fermage sur les terres de sa tante. Là, c'est dit, il fera du bio et rien d'autre. Pour ce qui touche au raisin, le pur est aussi un dur.
"A quoi bon faire des concessions? dit-il encore aujourd'hui. C'est comme ça que je veux faire. C'est comme ça que je veux vivre. Pourtant je m'améliore. Longtemps j'ai été têtu... Compliqué parfois. J'ai fait mes expériences. Maintenant j'épure : je veux retrouver mon fruit, me rapprocher de mon terroir."Trente ans plus tard, tout
découle encore de cette force devenue tranquille, de cette philosophie qui coule comme son vin. Bon an mal an, vaches maigres ou grasses (c'est rare), Jean a continué de travailler la plaine de Séguret à sa manière. Pas pour le profit mais pour l'amour de son terroir. Les galets de Montmirail et les limons des terrasses de l'Ouvèze font le reste. "Je suis de là. C'est mon pays. De la vigne, je n'ai rien connu d'autre", dit-il désormais avec bonheur.Avec passion, souvent à la main, il décline ses 17 hectares en sept cépages méridionaux et autant de cuvées dominées par les Grenaches. Du Beau nez, simple et rond à un Couchant plus complexe, son vin est comme lui : sans concession
, mais sans aucune autre prétention que de donner du plaisir."Mais assez parlé de moi, dit-il soudain. Et toi comment tu es venu au vin?"Les rôles s'inversent. A son tour "Janot" veut tout savoir, tout connaître. Le journalisme, Paris, la politique... Tout l'intéresse. Il écoute patiemment, sans a priori. Sans jugement préconçu. Il a son idée, sans doute, mais laisse parler l'autre avec une attention infinie. C'est rare.
Sur la table une nouvelle carafe mystère vient d'arriver. La soirée sera longue.
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