samedi 22 septembre 2012

La Marginale : La Grande Cuvée de Thierry Germain

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la Marginale exprime l'absolu du cabernet franc ligérien. (Bettane & Desseauve)
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La Marginale 2010
Domaine des Roches Neuves
Thierry Germain

Saumur Champigny



RVF : 17/20 - Bettane & Dessauve ; 16,5/20
Superbe potentiel pour ce vin d'une grande complexité et parfaitement équilibré d'une très belle longueur en bouche.
Vin issu de raisins de l'agriculture biologique







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Gautherot, "comme un gamin"


Le bonheur c'est parfois simple comme... Un petit mail après une longue journée de vendanges. Quelques mots confiés à
l'ordinateur entre deux passages dans ses vignes de l'Aube, les débuts de la première macération de Sorbée et une séance de tri au Fonnet.
"C'est bien parti, raconte Bertrand Gautherot. On a eu chaud mais avec de la patience, de la persévérance, un brin de folie... Le tout dynamisé de silice et de beaucoup d'amour... Voici un résultat qui nous réjouit. Signé: un vigneron qui respire!"
Prudent, le champenois rappelle qu'ici on se prononce rarement avant que "le jus coule dans le belon". Mais même de Paris, à travers le filtre du net, on le sent libéré. Enfin... A l'heure "d'entonner Chatel", la plus précieuse de ses vignes, Bertrand se perd dans la contemplation de ce jus de raisin après lequel il a couru toute la saison.
"Comme chaque année, s'émerveille-t-il, Vouette est charnu à souhait et Biaune serré. Pour moi le jus de fruit est comme un corset dont l'étreinte se desserre sous la pression. Un lacet qui s'effiloche. C'est simple: je suis comme un gosse."
Un gamin qui revient de loin... Pour preuve, ces photos prises entre deux coups de sécateurs dans ces fameuses vignes qu'il avait choisi de ne pas traiter du tout cette année. Presque une folie, avec une telle météo:
"Les raisins détruits, martyrisés, proviennent de la vigne de Biaune ou j'avais gardé une dizaine de pieds sans traitement (ci-dessus à gauche, ndla). Un peu de silice mais pas un gramme de cuivre... Elles ont pris le mildiou de plein fouet. Les plus beaux, ces grosses grappes généreuses (ci-dessous à droite, ndla) sont à quelques mètres de là, toujours à Biaune. Ils ont été soignés aux orties avec un peu de cuivre et de silice. Édifiant, non?".
Les deux images disent bien ce que les vignes ont dû encaisser tout au long du millésime 2008. Mais aussi ce qu'un traitement 100% naturel peut sauver. A lui seul. Bio-extrémisme? Non... Bio-thérapie. 55 hectolitres/ha à Biaune, 42 h/ha à Sorbée, Les spécialistes en conviendront: ce ne sont pas franchement les rendements d'une année de disette.

Grâce à cette homéopathie singulière, les Gautherot ont donc passé l'obstacle. Mais pas sans sueurs froides...

Pour la petite histoire ces belles cagettes remplies de raisins rouges et gourmands iront rejoindre la fameuse cuvée Fidèle, largement réalisée à partir des vignes de Biaune. Les vendanges des Chardonnay du Blanc d'Argile sont pour cette semaine. Ainsi qu'un second passage en Sorbée. Allez, au boulot...



Mercredi 21 Septembre : 9 ème jour de vendange


Le temps est identique à celui de la veille : fraicheur matinale et beau soleil dans la journée.

La troupe continue à ramasser les Cabernets de La Tour de Bessan.


C’est le « jour du Rosé » : ce vin est le « chouchou » d’Emilie qui est la première à le vendre à sa clientèle normande. Depuis 2 ans, on fait un rosé par pressurage direct : on ramasse le raisin qu’on envoie directement dans le pressoir pour un cycle de pressurage léger, sans chercher à trop extraire. La couleur est importante. On cherche à obtenir un jus clair. Jean-Luc a reçu des consignes précises sur ce point. Il surveille son pressoir pour obtenir un résultat satisfaisant.

Les derniers cépages du Conservatoire sont ramassés en milieu d’après midi par une équipe de choc : 6 coupeurs et 2 porteurs. Le Malbec et le Petit Verdot vont rejoindre leurs congénères dans leur petit chapeau flottant en inox ; chacun le sien.

Emilie et Sylvia sont partis chercher un groupe de froid à Saint Estèphe pour remplacer le nôtre qui a choisi de nous lâcher la veille des vendanges. En arrivant à Duplessis, elles trouvent l’élévateur enfoncé dans la boue (bien garé par un de nos salariés !). Il faut donc faire appel à Jean-Claude pour le sortir de là, tout heureux de pouvoir utiliser un engin de chantier, qui se trouvait heureusement sur place ; les travaux de remise en état des hangars étant en cours.

Ce matin, Jacques Boissenot est passé faire la revue des troupes : il va falloir écouler notre seconde cuve de La Tour de Bessan. Nous finirons d’abord les vendanges ; si tout va bien ce sera pour demain.