Cette année encore, comme la plupart des français, j'ai regardé passer la caravane du Beaujolais Nouveau. Comme défilé publicitaire, c'est presque mieux que le Tour de France.

Et pas seulement parce que Ben signe cette
affiche officielle que vous n'avez pas pu manquer. Vous y avez eu droit à 13 heures, aux 20 heures. Dans vos journaux. Et même si le succès,
parait-il, s'émousse un peu, vous avez sans doute encore sacrifié au rituel. Sinon le 20 à minuit (il y avait école le lendemain), du moins le midi avec les copains du bureau.
Loin des cavaranes en tout genre, les amis eux
"cassaient quelques barriques" aux
caves Augé (l'expression est d'
Eric Pfifferling, chef du fameux gang des
"beaujolais du sud"). Les hommes de Villié-Morgon étaient là...
Jean Foillard, bien sûr

(photo ci-dessous). Les
Lapierre aussi. A deux pas de là,
Marcel Richaud arrivait au
Grand Tasting avec quelques caisses de son Cairanne Primeur.
Voilà des vins à mille lieues des clichés. Fruités sans être acidulés. Séduisants, sans marketing. Sans levures aromatisées à la banane ou à la groseille. Des bouteilles toutes simples, sans sulfites et sans maux de tête. Des vins de comptoir, sans prétention, à boire très vite... Et qui viennent rappeler que la tradition, la vraie, peut avoir du bon.