mercredi 19 décembre 2012

Arbois Pupillin, Savagnin Domaine Pierre Overnoy 2000. Chinon Les Picasses 1985, Olga Raffault

Après avoir beaucoup entendu parler du domaine Pierre Overnoy, j'ai officiellement goûté un vin de ce domaine lors de mon passage au Grapiot à Pupillin. Ce restaurant est une vraie merveille. Les prix y sont aussi impeccables que le service et les plats sont bien travaillés... le tout à un prix relativement dérisoire (moins de 20€ le plat). Mais j'y vais surtout pour la carte des vins dont les coefficients sont ridiculement bas (Les Chalasses 2007 de Ganevat était à 30 euros). 

  • Le Chardonnay 2008 du domaine Pierre Overnoy (ouillé) bu cet été m'avait paru au premier abord totalement incompréhensible. C'était juste un jus acidulé, fluide, totalement fermé aussi bien au nez qu'en bouche. Déception. 1h30 de carafe et le vin commençait à s'exprimer.. Jamais je n'avais vu un vin évoluer autant à l'aération. C'était d'une géniale finesse et le tout s'ouvrait petit à petit sur de délicats arômes noisettés d'une grande précision... suivi d'un vrai feu d'artifice de saveurs. 17.5/20


Un petit mot sur ce domaine : Pierre Overnoy est une sorte de pape du vin naturel qui a désormais laissé sa place à Emmanuel Houillon. Le domaine n'ajoute pas de soufre, n'utilise pas de désherbant chimique, ne filtre pas ses vins...

Il y a quelques jours j'ai donc ouvert pour l'anniversaire de mon amie une bouteille de...

  • Pierre Overnoy, Savagnin 2000, Arbois Pupillin (ouillé)
Le vin a été carafé 8h. Il en avait besoin. La robe est trouble. Peu attrayante. À vrai dire, ce n'est pas le genre de vin que l'on pourrait servir à n'importe qui. Il faudrait bien préciser auparavant : "C'est un vin naturel... travaillé de façon un peu différente de ce que l'on boit tout les jours...".

Miam.. des lies en suspension ou une sorte de dépot?
Cire jaune = Savagnin!

Le nez est curieux. Il évoque le cognac, le caramel, le coing, la prune, la pêche et toutes sortes de fruits cuits. 
En bouche, le vin possède un gras hors normes, d'une texture presque huileuse... heureusement, cela précède une longue (très longue...) finale épicée. Servi à 18 , le vin a besoin de se rafraîchir un peu pour devenir plus digeste. 

C'est un excellent vin pour amateurs avertis, qui ne laissera personne indifférent. En ce qui me concerne, j'avais préféré la pureté du Chardonnay 2008. Prix caviste : 36 euros. 

16.5/20
on dirait du cidre!





Nous continuons ce dîner avec un vieux Chinon.

  • Chinon Les Picasses 1985, domaine Olga Raffault, Cabernet Franc


La robe est jeune pour un vin de cet âge (26 ans!).
Nez de feuilles mortes, de sous bois, légumes d'hiver en tout genre... soupe de légume si l'on veut! Un peu de champignons et un côté viandé. Il n'y a plus tellement de fruit au nez. Les arômes évolués dominent. 
Les tanins sont complètement fondus, c'est un régal, et la finale est longue et nette. Prix : 26 euros.

17/20. 


"Une Clairette rarissime et brillante" notée 90/100, à seulement 7.90 euros

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"Une Clairette rarissime et brillante"
Notée 90/100 par R. Parker
Mas Carlot Clairette de Bellegarde 2011 Et à seulement 7.90 €

"Cette rarissime et brillante Clairette de Bellegarde 2011 est un vin extraordinaire issu d'une minuscule appellation" - Robert Parker. Composé uniquement de Clairette blanche, ce vin précieux révèle des parfums gourmands de pêche blanche, de fleurs d'oranger, de pâte d'amande, de tilleul et d'abricot. Très harmonieux au palais, il surprend par son caractère frais, minéral et aérien. Un prix immanquable pour une découverte en or.

Domaine du Mas Carlot
Clairette de Bellegarde 2011

Vallée du Rhône, blanc

Prix VP : 7.90 €   au lieu de 9.50 €
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* Les prix indiqués s'entendent Toutes Taxes Comprises (prix TTC, sauf erreur typographique) et sont valables jusqu'au 23/12/2012.
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Le monde du vin: une rétrospective sur 2010

Je suis particulièrement heureux de la tournure des événements avec la publication de mon premier guide des vins Le Tire-bouchon et aussi le premier livre à être publié sur le sujet au Nouveau-Brunswick.  Les ventes auront été très positives et les commentaires de mes lecteurs auront aussi été une source de motivation pour continuer plus loin mes ambitions au niveau de l’écriture.  Il devrait y avoir un 2e livre en 2011.  Par ailleurs, le blogue Le Tire-bouchon en est à sa 4e année et je me tourne vers l’avenir avec optimisme en route vers le 5e anniversaire. Voyons maintenant comment 2010 aura laissé sa marque à mes yeux sur le plan viticole.


Les meilleurs de l’industrie

Les différents palmarès du vin ont aussi fait connaître leurs vins primés. C’est le cas du Wine Spectator qui a placé un vin américain au sommet de son top 100 de 2010 avec le Saxum James Berry Vineyard Paso Robles 2007. Le magazine américain Wine Enthusiaste a pour sa part désigné le Borsao Campo de Borja 2008 dans son Top 100 des meilleurs achats de 2010.  Chez nous au Canada, le magazine Wine Acces a nommé Tawse Winery en Ontario à titre de Winery de l’année en novembre dernier.   Il faut dire aussi que la maison Jackson Triggs de l’Okanagan aura fait bonne impression sur la scène internationale en décrochant le titre de meilleure winery au Canada à la prestigieuse International Wine & Spirits Competition qui s’est déroulée à Londre en Angleterre. 

Des voyages mémorables

2010 aura été d’un point de vu personnelle une année fertile en émotion. D’abord j’ai eu la chance de faire un voyage mémorable dans les vignobles de la l’Okanagan. Cette expérience dans l’ouest du pays m’aura donnée l’opportunité de faire des rencontres mémorables avec des producteurs passionnés.  Que ce soit avec Paul et Linda chez Stags Hollow,  avec Mike Lee l’un des sommeliers de Mission Hill ou encore avec le winemaker des vins blancs Derek Kontkanen.

De plus j’ai aussi eu le plaisir de visiter quelques vignobles de la Nouvelle-Écosse en septembre dernier dont Jost Vineyards, le Domaine de Grand Pré,  Muir Murray winery, Gaspereau Vineyards et l’Acadie Vineyards.  Ces producteurs démontrent le sérieux de cette industrie à vouloir se démarquer en Atlantique.

C’est d’ailleurs avec fierté que j’ai mis à profit mes visites des deux dernières années dans près d’une centaine de vignobles d’un océan à l’autre au Canada afin de présenter un séminaire sur les vins canadiens que j’ai offert à deux reprises, soit en juin dans le cadre du Festivin et en octobre au Village historique acadien.  

Du nouveau en restauration

2010 m’aura donné l’opportunité de travailler avec le monde de la restauration.  L’élaboration d’une carte de vin est un exercice sérieux et trop souvent les gens dans le domaine n’ont pas toujours les connaissances pour se consacrer à cette tâche.  J’ai eu l’opportunité de travailler avec au moins trois établissements en 2010 afin de proposer de nouvelles cartes des vins associés aux menus des ces restaurants.  Ce fût le cas du restaurant du Château Albert au Village historique acadien, du Restaurant le Poséidon  à Bathurst et au Restaurant La Rôtisserie à Paquetville. 

Enfin,  je ne pourrais passer sous silence la naissance d’une nouvelle entreprise dans le monde de la restauration en Acadie, soit le Restau bar à vin le Déjà BU du propriétaire et ami Robert Noël.  L’arrivée de ce nouveau joueur dans le monde de la restauration à Caraquet va surement profiter à l’ensemble de la Péninsule acadienne en élevant les standards auxquels nous sommes en droit de nous attendre lorsque l’on demande une bouteille de vin dans un établissement de restauration.  La qualité du service et surtout les judicieux conseils de ce sommelier de formation, lorsque vient le temps de marier le vin avec les plats de son menu, n’est qu’un exemple des bénéfices pour les consommateurs.

De plus, les succès de la vente de vins par le Déjà Bu dans ses 6 premiers mois d’opération démontre que la soif d’apprendre davantage dans le monde du vin est manifestement en éveil.  Reste maintenant à souhaiter que le milieu de la restauration au Nouveau-Brunswick saura s’inspirer de ces succès pour améliorer le service du vin et leurs cartes de vins pour répondre aux attentes des clients.  Trop souvent les membres du personnel ne connaissent pas les produits qu’ils servent.  La température de service des bouteilles n’est pas adéquate et pire encore, le serveur ou la serveuse est rarement en mesure de bien ouvrir la dite bouteille. Avec mes expériences dans les restaurants de Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec, j’ai pu constater à quel point nous accusons un retard à ce chapitre.

Avec la nouvelle année 2011 qui s’amorce sous peu je suis persuadé que nous aurons plusieurs occasions de lever notre verre.  Il y a quand même du positif à plusieurs niveaux.  Après les célébrations du 20e anniversaire du salon des vins de Moncton au début novembre 2010, je suis dans l’attente de la 15e édition du Festivin à Caraquet du 28 mai au 4 juin. Déjà les organisateurs sont à l’œuvre afin de présenter une programmation digne d’un 15e anniversaire. Ce sera pour moi l’occasion de présenter de nouveaux séminaires et de continué à partager ma passion.  Ce sera également pour moi une année déterminante dans l’accomplissement de mes projets vineux. 

À tous je souhaite de Joyeuses Fêtes et une bonne année 2011.