samedi 17 novembre 2012

MARGAUX SAVEURS LES 19,20 et 21 NOVEMBRE

Lors de ce weekend, "Margaux Saveurs" se propose de vous faire découvrir la dégustation sous forme ludique et attractive, avec de nombreux jeux pour tous les âges. L'objectif : démystifier l'univers du vin, au cours de moment de très grande convivialité partagés avec les viticulteurs, les commerçants, restaurateurs, hébergeurs et tous ceux qui font vibrer Margaux !

L'atelier Margaux Saveurs au Chateau La Tour de Bessan :
Entrez dans le secret le mieux gardé des vins de Margaux : un subtile mélange de Cabernet Sauvignon et de Merlot, affiné d’une pointe de Cabernet Franc…
Le Château La Tour de Bessan vous propose une "dégustation des cépages à 100%".
Venez découvrir, de façon indépendante, trois cépages parmi les plus typiques des vins de Médoc : le Merlot, le Cabernet-Franc, le Cabernet-Sauvignon.
Réalisez dans un second temps votre assemblage personnalisé, en vous laissant guider par vos papilles. Terminez par la mise en bouteille... et repartez avec votre cru, très personnel !

Durée de l'animation : 2h. Tarif : 15€ TTC
Informations et reservations sur http://www.margaux-saveurs.com/

VENDANGES 2009 : de l’importance de l’écoulage et des vins de presse



L’écoulage marque la fin de la phase de macération. Cette première étape est capitale dans l’élaboration des vins rouges : c’est  à ce moment là que se déroule la fermentation alcoolique et que les tannins et les anthocyanes passent de la partie solide du raisin dans la partie liquide. En effet l’écoulage consiste à séparer le « vin de goutte » : celui qui coule naturellement de la cuve de fermentation et que l’on pompe dans un autre contenant dit cuve d’écoulage. Ce vin de goutte est  tout simplement le jus de raisin fermenté (il n’y a, à ce stade, plus de sucres fermentescibles) enrichi des tannins et des anthocyanes qui se trouvent à l’origine dans la peau du raisin ainsi que des composés aromatiques, des polysaccharides qui donnent du volume au vin…. Ces polyphénols qui forment la structure du vin, sa colonne vertébrale (pour les premiers) et sa couleur (pour les secondes) sont extraits lors des remontages pratiqués pendant la fermentation alcoolique et aussi lors du contact marc/jus. L’aération pratiquée pendant cette période (lors des remontages avec aération) permet de fixer les polyphénols entre eux et d’atteindre une meilleure stabilité de la matière colorante dans le temps.
En ce qui me concerne, j’ai toujours utilisé les vins de presse lors de l’assemblage. Cela suppose que cette macération ne soit pas excessive (durée trop longue,  remontages trop nombreux, température trop élevée…) afin que le marc garde encore une partie de sa richesse en tannins et en polysaccharides. Les vins de presse résultent du pressurage des peaux à l’issue de la macération. Celles-ci sont enlevées manuellement des cuves : on parle de décuvage ; c’est un travail très fatigant car le décuveur rentre dans la cuve de fermentation après l’écoulage qui est suivi d’une période de dégazage ; il y fait chaud et le gaz carbonique peut se dégager encore au fur et à mesure que l’on vide la cuve. Il s’agit d’être extrêmement prudent : l’utilisation d’appareils de mesure du gaz carbonique est indispensable. Il est aussi nécessaire de tenir une bouteille d’oxygène à proximité.


Le marc est donc mis dans un pressoir pour obtenir le vin de presse. Toute l’habileté du maître de chais consiste à piloter le pressoir de façon à séparer les différentes pressées : en fonction de la pression exercée et tout en tenant compte de l’origine parcellaire du marc, on obtient deux voir trois presses différentes. Celles-ci sont goûtées (Emile et moi y passons beaucoup de temps, allant de chais en chais au fur et à mesure des pressurages) afin de faire des lots de qualité homogène. Ces lots de presses servent utilement à finaliser l’assemblage ;  c’est un concentré de tannins et il en faut peu pour modifier un assemblage (entre 2 et 8%). Il est important pour nous de réaliser des vins de presse qualitatifs en modulant macération, extraction et pressurage. La précision est plus grande lors de l’assemblage. Il faut reconnaître la grande qualité des presses du millésime 2009 : des notes de fruits murs, des tannins charnus et ronds, de la longueur sur les meilleures parcelles. Un extrait de vin de qualité pour mettre un point final à nos assemblages.

Chardonnay Trapiche Mendoza 2007

Nom du vin : Chardonnay Trapiche Mendoza 2007
Cépage: Chardonnay
Producteur: Bodegas Trapiche
Millésime: 2007
Région: Mendoza
Pays: France
Catégorie: Blanc
Alcool %: 13.5
Date de dégustation: 2008/11
Prix: 10.15$ CAN
Un vin disponible au Québec:
Code SAQ : 00588004
CUP : 07790240 072181

La note d'appréciation Le Tire Bouchon : 88

Notes de dégustation : Ce vin de Trapiche est une aubaine d'Argentine qui fera le délice des amateurs de chardonnay pas trop beurré et qui offre un bel équilibre entre l'acidité et l'alcool. Un nez de poire, avec des notes de vanille, des arômes de fût de chêne et une certaine présence de fruits de la passion. En bouche un vin ayant un bel équilibre, de la rondeur, un peu patiné en texture et vanillé au goût. Il offre aussi une longueur appréciable pour un vin de ce prix.

À découvrir et servir entre 10-12 Celcius. Il se conservera jusqu'en 2011.

Accord mets et vins : Je lai dégusté avec des fettucini aux palourdes de la Baie de Caraquet. C'est un pur délice. Il sera aussi agréable avec du saumon fumé sans sauce, du veau et du porc grillé avec sauce au vin blanc.