dimanche 28 octobre 2012

Viva España : la région de Jumilla, connaissez-vous?


Si vous êtes amateurs de vins, vous devriez découvrir cette partie du Sud-Est de l’Espagne, car même si elle est encore peu connue, elle produit de très bons vins. 
Un des points remarquables de l’histoire de la région, est qu’au 19e siècle, ses vignes ont échappé à l’épidémie de phylloxéra qui a dévasté de si nombreux vignobles. Les négociants français s’y sont donc approvisionnés pendant plusieurs années à cette époque. 

Aujourd’hui, Jumilla est une «Denominación de Origen» (DO), l’équivalent espagnol des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) françaises. Pour en savoir plus sur les AOC, vous pouvez lire notre article à ce sujet.

Les particularités des vins de Jumilla tiennent à leur terroir particulier, un plateau entouré de montagnes, un sol contenant peu de matière organique et un climat chaud et ensoleillé. Une autre caractéristique est le cépage Monastrell, originaire d’Espagne qui représente 80% des vignes. A Jumilla on produit surtout des vins rouges, de couleur intense, avec des tanins solides.

Parmi la quinzaine de Jumilla rouges disponibles à la SAQ, nous vous en proposons deux qui sont à la fois abordables et agréables. Les tanins sont présents, sortez votre Decantus !

Le Monastrell Juan Gil vieilles vignes de 2010 est un beau rouge polyvalent, corsé sans exagération, à boire en apéro avec un plateau de charcuteries, le compagnon d’un bon chorizo.

Le Monastrell Altos de la Hoya 2009 est chaleureux, rond en bouche avec de belles saveurs de petits fruits. Il accompagne harmonieusement une bavette grillée bien poivrée ou un gigot d’agneau.

À votre santé !

Club Vinearius

Code SAQ : 10858086  
 Prix : 14,60 $

Code SAQ : 10858035
Prix : 15,05 $

La Révolution du Gamay...

C’est parti, voila mon premier billet pour Les Vendredis du Vin, soyez indulgent amis de la Bloglouglou car le sujet est délicat pour moi. Est oui en effet malgré quelques essai, le beaujolais ce n’est pas vraiment ma tasse de Thé. Mais Le Sommelier Masqué n’est pas raciste et plutôt ouvert à toutes sorte de jus fussent-ils issus de ce grain que l’on nomme Gamay.

Le Beaujolais : tout un programme. Une région unique, un cépage unique et des vignerons qui y défendent l’idée qu’on peut y faire un bon vin. Je me souviens de la grimace des clients quand je leur suggère un beaujolais (le plus souvent un cru). L’esprit de la plupart des gens est encore traumatisé par les litres de vinasses infâmes qui envahissent les supermarchés et encore pire les restaurants ce fameux troisième jeudi de novembre. Mais aujourd’hui tous a changé, une nouvelle génération de vignerons (bien aidé par une ancienne) se mettent à faire des vins dont tous le monde parle (en bien cette foi ci). Et c’est à nous vendeur, sommelier, gens du vin, de défendre ces beaux terroirs  et ces vins qui gagnent à être connu. Ainsi, nous redorerons le blason d’une région qui le mérite amplement pour tous les efforts fournis par ses vignerons.

Voici maintenant le moment de la dégustation, puisqu’il faut aussi parler vin et pas seulement de « politique ». N’ayant pas ou plutôt peu de beaujolais dans ma cave, je me suis mis en quête d’acheter une ou plusieurs bouteille et a ma grande surprise, il est très difficile de trouver des bouteilles de plus de 3 ans d’âge. Je me suis donc rabattu sur deux producteurs et deux crus différents dans un millésime commun et récent.

AOC Chénas Vieilles Vignes 2010 Domaine Hubert Lapierre

Voici donc un vin de Lapierre, mais celui-ci est d’Hubert un homonyme qui n’a rien à voir avec Marcel (le grand gourou du Beaujolais décédé en octobre dernier). N’est en moins ce Chénas n’a pas à rougir, ce n’est pas un vin sans souffre ou même bio mais il est bien fait. Une belle robe grenat limpide, puis un nez gourmand sur le kirsch et la cerise bigarreau avec une pointe d’épice pour relevé le tout. La bouche est ample et tout aussi gourmande, on trouve des notes de fruit rouge et une fraîcheur extraordinaire. Un beau vin, facile maintenant et certainement beaucoup plus profond dans quelques années.

AOC Morgon 2010 Domaine Jean Foillard

Un autre beaujolais, une autre philosophie, ici nous somme chez un adepte de Marcel (Lapierre encore une fois). Le registre est différent mais le plaisir n’est pas moindre. Beaucoup de pureté, la robe tout d’abord plus profonde avec des reflets violacé mais tout aussi limpide. Le nez plus discret ce fait attendre mais quand il montre qu’il est la, c’est une explosion : cassis, réglisse et fruit rouge. La bouche est intense, elle vous tapisse le palais, vous enivre de ces arômes de cassis ou peut être de framboise. Le vin à une belle persistance et des tannins soyeux. Un vin qui j’en suis sure sera encore meilleur dans 3-4 ans.



Les néo-brunswickois préfèrent le vin blanc

Pendant que les plus récentes données de Statistiques Canada font ressortir le Québec comme étant la province ou l’on retrouve le plus grands nombre de consommateurs de vin rouge au pays, la tendance est à l’opposée au Nouveau-Brunswick. À prime abord on a tendance à mettre en doute ce constat, mais en y pensant bien il y a aussi une grande relation avec la proximité de notre province avec la mer. D’ailleurs il n’y a pas qu’au Nouveau-Brunswick ou l’on consomme plus de vins blancs. Il y a aussi l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse. L’explication la plus logique, c’est qu’on a une cuisine qui se marie davantage avec les vins blancs. Nous avons la chance d’avoir accès aux fruits de mer et au poisson sur une période beaucoup plus longue. Ainsi le homard, le crabe, les palourdes, les moules, les huîtres et la morue se consomment davantage avec du vin blanc.

Pour ma part je dois dire que j’ai été d’abord un amateur de vins blancs avant de m’adapter par la suite aux rouges. Encore aujourd’hui, j’affirme avoir autant de plaisir à déguster un bon blanc qu’un rouge. Ce sont les plats qui guident mes choix. J’aime le vin sans trop de distinction car je n’hésite pas également à ouvrir un rosé de temps à autre durant la période estivale.

Il faut oser le blanc et sortir des sentiers traditionnels. Plusieurs personnes pensent que le vin blanc se limite au chardonnay. Je dirais qu’il y encore plus de variété et subtilité dans le goût et les arômes en blanc que dans les rouge. Viognier, Gewurztraminer, Riesling, Chenin blanc, sauvignon blanc, Malvoisie, Muscadelle, Pinot blanc, Pinot gris, Rousanne et j’en passe! Je n’ai rien contre les gens qui boivent un gros cabernet sauvignon avec un homard, mais c’est surement aussi bon qu’un sandwich au beurre d’arachide avec des cretons. Les goûts sont dans la nature disons…