VOYAGE AU PAYS DU SOLEIL LEVANT

Cela faisait déjà 9 ans qu’avait eu lieu mon premier voyage au Japon; c’était aussi pendant les vendanges; il y avait eu un court arrêt de la récolte entre les Merlots et les Cabernet Sauvignon, je n’avais pas tout manqué.
J’ai donc vécu cette semaine difficile de récolte par mail interposé : fichier de rentrée de vendanges et texte du blog m’ont permis de suivre à distance ce moment délicat de la production du vin.
Dès mon arrivée, avec trois heures de retard dû à une réparation à Roissy, j’ai pu rencontrer la famille Yoda, que nous connaissons depuis 10 ans. Quelques semaines avant, Masao et Akiko étaient venus faire un tour en bordelais et nous avions pu les accueillir à La Tour de Bessan puis à diner chez nous.
Papa Yoda (je ne lui connais pas d’autre nom), 87 ans, était en pleine forme. Cet homme dynamique, très courtois et prévenant, était ravi du magnum de Villegeorge 1973 que je lui ramenais. Je savais depuis peu que c’était l’année où il avait fondé CTC (Century Trading Company), son entreprise d’importation de vin. Après quelques photos souvenir, nous avons pris le thé vert, traditionnel au Japon. Nous sommes toujours reçus dans un petit salon réservé aux invités : les bureaux sont de grandes pièces grises où les salariés travaillent côte à côte.
Aidée d’une traductrice efficace, et très commerçante, Nanako, j’ai pu communiquer avec les clients intéressés par les vins de Bordeaux et étonnés, la plupart du temps, de notre photo de famille (Les Lurton du Vin) qui décorait le fond du stand. Amateurs de vins, les tokyoites sont des gens aimables et discrets. Difficile de savoir s’ils aiment votre vin ou s’ils sont très polis! Quoi qu’il en soit, j’ai pu dédicacer de nombreuses bouteilles, à mon nom mais aussi à celui de mes frères et soeurs: Thierry pour Camarsac, Sophie pour Bouscaut, Henri pour Brane-Cantenac, Gonzague pour Durfort Vivens et Bérénice pour Climens et Cyprès de Climens.
Mes horaires étaient souples 11h/18h avec une pause déjeuner et une pause café dans l’après midi : un rythme proche des vacances!
Nous avons pu apprécier la diversité de la cuisine japonaise : “chabou-chabou” où l’on plonge une viande coupée très finement dans un bouillon de légumes; c’est tout à fait délicieux. Les sushis et sashimis sont bien connus des français. Le boeuf de Kobé est une spécialité, généreuse en calories mais très délicate en terme de goût.
Malheureusement mes cours de japonais, assez lointains, ne m’ont pas permis de prononcer d’autres mots que “aligato gosaïmas” : merci beaucoup, terme le plus usité au Japon. Quant à la courbette de rigueur lors des présentations, je l’ai beaucoup pratiquée ainsi que l’échange de cartes professionnelles.
Un voyage bien agréable tant nos hôtes sont prévenants, calmes et accueillants.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire