dimanche 20 mai 2012

Homard et vins blancs grecs : j’aime ce mariage !

La saison du homard est arrivée et j’ai envie de partager avec vous mon amour des vins de Santorini, spécialement ceux faits à partir du cépage blanc Assyrtiko. Sur cette petite île de la mer Égée, l’Assyrtiko exprime le meilleur.

Les sols volcaniques typiques de ce vignoble influencent fortement la typicité « terroir » de ces vins à l’acidité marquée et à l’expression aromatique inégalée. Le bouquet aux notes d’agrumes et minérales invite à des flaveurs uniques, tranchantes et donnent l’impression d’une saveur saline.


De là, ma préférence pour ces vins en accord avec la chair de homard, de crabe, autant qu’avec les huitres ou les calamars. Ou encore à l’apéro avec des olives, du féta, quelques feuilles de vigne farcies, des tomates fraiches et ce n’est pas plus compliqué !

En succursales, vous avez de beaux choix de vins grecs : Les domaines Sigalas et Argyros sont des coups de cœur assurés en matière d’Assyrtiko !

Hélène Dion
Sommelière conseil


Sigalas – Santorini 2009
Code SAQ 11034302

Prix : 22,80$

Atlantis – Argyros – VDP Cyclades 2010
Code SAQ 11097477

Prix : 16,70$

Température de service du vin

Les vins blancs :


6 : Vin liqueur

7-8 : Les chmapagnes simples les mousseux

9-10 : Vin moelleux, les vendanges tardives, blancs secs acides ou leger

11-12 : Vin blancs sec, demi doux les grands champagne, les grands liquoreux  et grains nobles

15-16 : Vins âgés


Les vins rouges :

11-12 : Vins rouges legers

13-14 : Beaujolais, vins peu tanniques et les vins doux

15-16 : Bourgogne, Rhone, Loire....vins de structures moyennes

17-18 : Bordeaux vin rouge structuré

18-20 : Vin exceptionnel évolué

Les vins rosés :

9-10

Les biocarburants démystifiés

Pour faire face à la diminution rapide des réserves en énergie fossile de la planète et pour lutter plus efficacement contre l’effet de serre, un mot est sur toutes les lèvres : « biocarburant ». Que ce soit du biodiesel (fabriqué à partir de colza, tournesol…) ou de l’éthanol (issu de la canne à sucre, du maïs ou de la betterave), il serait dangereux de voir dans ces agrocarburants la solution miracle. Explications.

La France dotée d’un fort lobby agricole s’est lancée activement dans les productions des biocarburants depuis 2005 avec des objectifs chiffrés à l’horizon 2015 (10% des carburants). Si il est vrai qu’ils offrent une nouvelle débouchée aux agriculteurs de l’Hexagone qui voient leurs subventions diminuées comme peau de chagrin, les premiers effets néfastes de cette culture pourraient se faire ressentir à court terme :

- Les biocarburants sont une source d’énergie non durable : surconsommation d’eau, pollution par l’usage accrue de pesticides, épuisement des sols par diminution des jachères, réduction des émissions de CO2 non prouvées, accélération de la déforestation, impact sur la biodiversité.

- Les biocarburants pourraient aussi avoir des effets économiques pervers en augmentant le coût des matières premières des éleveurs bovins, qui retranscriront inéluctablement cette hausse aux consommateurs.

- Les biocarburants posent enfin un sérieux problème éthique : comment peut-on brûler des sources de nourriture dans un monde où encore 850 millions de personnes souffrent de malnutrition chronique.

Une fois de plus, il serait sage de ne pas mettre la charrue avant les bœufs et de réclamer un moratoire avant que les premiers dégâts fassent la une des journaux.