mercredi 21 mars 2012

De l'Art du compromis


Et pendant ce temps, du coté de Pauillac, Jean-Michel Comme poursuit sa patiente démarche bio-dynamique à Pontet-Canet... Et sa conversion personnelle à l'équitation! Après avoir inventé le "Sulky des vignes", il a désormais décidé d'utiliser le cheval dés que possible. Disons, dés que le tracteur et le cheval se valent :
"Cette parcelle là, explique l'inventif régisseur du Château, n'est théoriquement pas dédiée aux chevaux. Jusque là, c'est le tracteur qui s'en chargeait. Mais pour ce travail là (délimitation des zones enherbées et préparation des sols, ndla), on ne peut de toute manière travailler qu'une rangée à la fois. Comme les tracteurs ne pourraient pas faire plus, le cheval et le tracteur ont la même productivité. Donc je mets le cheval. CQFD!"
Rien de folklorique, donc. Simplement un principe: à compétences égales, préférons la différence... Jolie manière de concilier les exigences de rentabilité et le respect de la terre. Même si le coût d'entretien d'un cheval n'est évidemment pas tout à fait celui d'une machine.

Mais cette fougueuse parcelle de jeunes Merlots ne s'en plaindra pas. Sous les pas léger du cheval les sols sont moins tassés, ils respirent mieux. On connaît ici la chanson...

Et puis le cheval passe partout: ailleurs, sur une dizaine d'hectares, le vigneron a d'ailleurs converti ses traitements bio-dynamique à la mode équestre (à gauche ci-dessus un traitement à la bouse de corne pour "donner de la verticalité à la vigne et au vin", Jean-Michel dixit). Il espère ainsi avoir totalement délaissé le tracteur d'ici cinq à dix ans.

Enfin, au delà de tout, un cheval au vigne c'est tout simplement beau. Non?

On peut lire aussi: "pour se réconcilier avec Bordeaux". Et à propos du cheval aux vignes : "Pégase aux vignes" et "Douloureuse et têtes de pioches", entre autres...

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